“Steam”, du Cirque Electrique

07/02/17 par  |  publié dans : A la une, Cirque, Festival | Tags : , , , ,

 

« Steam », le cirque sauvage

Ils se définissent comme « Cirk n’roll Animal » et mènent leur spectacle à un rythme furieux. Un homme orchestre joue une musique électro punk en direct, entre « Suicide » et Iggy Pop.

 

 

Un mur de soufflerie inonde le chapiteau d’une fumée épaisse, des cubes en fond de scène sont hantés par un musicien, une meneuse de cabaret sulfureuse, une contorsionniste ou des squatters.

 

C’est une ville la nuit, de bruits et de fureur. Comme ce sont des circassiens il y a aussi un mât chinois et un trapèze, mais ils pourraient tout aussi bien ne pas y être, le spectacle tiendrait encore. Ce ne sont pas seulement les seins nus des belles acrobates et contorsionnistes qui troublent les spectateurs, mais le rythme sauvage, haletant, et la rage. La meneuse de revue lascive joue des plumes d’autruche comme dans un cabaret 1900, l’antipodiste est perché sur des chaussons de danseuse classique, un quadrilatère d’acier devient trapèze ou mât chinois multiplié par quatre, ou encore il se tient sur la pointe, ils se battent avec les éléments comme si leurs vies en dépendaient.

 

 

Si il y a une esthétique, c’est celle du chaos. Entre exacerbation du désir, rage de vivre, révolte ou affrontement sauvage avec les éléments, « Steam » est un spectacle coup de poing, une véritable catharsis. L’esthétique inspirée de la Fura del Baus ou de l’Archaos des origines vous transporte dans un univers proche de Blade Runner.

Décapant.

Au village de chapiteaux à Marseille
seulement le 3 et 4 février.

Jean Barak

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