Encore et toujours Picasso

19/02/18 par  |  publié dans : A la une, Artistes, Arts, Expos | Tags : , , ,

Du 16 février au 24 juin les expositions “Picasso et les Ballets Russes” au MUCEM et “Voyages Imaginaires” à la Vieille Charité, sont  présentées dans le cadre de la manifestation internationale “Picasso méditerranée” 2017-2019, à l’initiative du Musée Picasso de Paris.

 

Deux femmes courant sur la plage

On croit que tout a été dit cent fois sur Pablo Picasso, pourtant les expositions se succèdent et ne désemplissent pas.

Entre 1916 et 1921 Picasso collabore avec les Ballets Russes de Serge Diaghilev, il créera les costumes et les décors de quatre ballets: Parade, Tricorne, Pulcinella et Cuadro Flamenco. Mis en perspective avec des pièces de la tradition populaire de la collection du MUCEM, on y verra des dessins et des maquettes, mais surtout des costumes originaux et deux reproductions en réduction  des rideaux de scène de Parade et Tricorne.

Le cubisme est à l’apogée de l’art moderne et il annonce par ses abstractions de plus en plus audacieuses l’art contemporain. Quoique, quelles que soient les conventions en histoire de l’art, en 1916 l’art contemporain c’était Braque, Picasso, Dali… et leurs contemporains.

Rideau de Parade

A la Vieille Charité, les dessins, les peintures et les sculptures du Maître sont mis en abîme avec des masques “nègres” et des œuvres de l’art océanien, amérindiens et antique, issus des Musées de Marseille. Au travers de quatre grandes salles et de la chapelle, vous voyagerez transversalement dans l’oeuvre toujours en mouvement de Picasso, depuis l’époque Bleue réaliste jusqu’au cubisme quasi abstrait, en passant par les “Demoiselles d’Avignon” et une étude pour Guernica.

On se surprend au détour du parcours à ressentir une forte émotion devant certains tableaux, pourtant connus, comme la grande baigneuse, dans une rare proximité.

Grande baigneuse

Etude pour les Demoiselles d’Avignon

Il y a nécessairement un minotaures, deux études pour Guernica, et même un mur de la villa qu’il occupait avec sa compagne de l’époque, Dora Maar. Picasso qui pouvait décliner plus de cent fois la même étude a voulu emporter celui là, ce qui fut fait.

Le baiser

Une salle est consacrée à la Bohème qui évolue du bleu au rose, une autre à l’Afrique Fantôme, Picasso n’y es jamais allé mais il l’invente, comme les Amours antiques et l’Orient rêvé, produit de la fascination des orientalistes, entre la lumière de Delacroix et les aplats de Matisse. Tout citer relèverait du catalogue, une nouvelle exposition de chefs-d’œuvres de Pablo Picasso, ça vaut le déplacement.

Pablo Picasso et Jacqueline

On a beau croire tout connaitre du Maître, la rencontre réelle avec ses chefs-d’œuvres maintes fois reproduits reste toujours une expérience rare.

A voir et à revoir. Prévoir de casser sa tirelire, 15€ pour les deux expositions, mais vous pouvez y passer la journée.

Jean Barak

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