Les amoureux de Marseille

01/07/09 par  |  publié dans : Arts

Des artistes marseillais présentent une initiative innovante et utile en créant des bancs, oui, mais des bancs pas comme les autres…
Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se disant des “Je t’aime” pathétiques
Ont des petites gueule bien sympathiques.

C’est sur cette musique légère et entrainante que Georges Brassens faisait chanter la France en 1954. Si la chanson n’est pas toute jeune, les amoureux se bécotent toujours autant sur les bancs publics. A Paris ou ailleurs, Brassens n’a pas précisé… Et si c’était Marseille la capitale du soleil que les bien-aimés avaient choisi pour abriter leur amour ? Mais les bancs sont les mêmes partout me direz vous ! ? Eh bien détrompez vous, les marseillais sont plein de surprises…

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se disant des “Je t’aime” pathétiques
Ont des petites gueule bien sympathiques.

Du carton ! Mais c’est bien sûr ! On connaissait les meubles en carton à la mode depuis quelques années, l’association « El otro lugar » s’est largement inspirée de ce procédé pour doter le cours Belsunce à Marseille de bancs publics hors du commun. C’est avec du carton récupéré dans la ville que l’œuvre prend forme. Très solides, ils sont le fruit de plusieurs mois de travail, entre septembre 2008 et mai 2009 précisément, et répondent à un projet autour de l’art et de l’espace public nommé « ciudades imaginables ».

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se disant des “Je t’aime” pathétiques
Ont des petites gueule bien sympathiques.

Marita Fuentes, la coordinatrice de ce projet, le présente en quelques mots : « Nous avons construit ces bancs pour offrir aux passants de Belsunce un lieu pour s’asseoir, une place confortable pour bavarder, rêvasser, ou tout simplement, se reposer et regarder les autres passants. (…) Les bancs publics sont un mobilier en voie d’extinction dans le centre-ville. Pourtant, ils sont des objets d’accueil, de gratuité, de convivialité, de repos, une halte dans la ville accesible à tous. Avec ces bancs faits à la main, nous voulons affirmer une autre idée de l’espace public. »

Les amoureux qui se bécotent sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En se disant des “Je t’aime” pathétiques
Ont des petites gueule bien sympathiques.

Malheureusement les amoureux marseillais ont du migrer dans un autre nid. Les bancs de carton ont été retirés fin mai. L’initiative a fait des adeptes, si bien qu’on attend rapidement des nouvelles de nos amis d’el otro lugar.

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