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<title>Envrak - Dernières brèves</title>
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<description>Le webzine tout en vrac - Les dernières brèves</description>
<language>fr</language>
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	<title>Envrak</title>
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<title>Cinéma: Cinévrak 24/02/10 : La Reine des Pommes</title>
<link>http://www.envrak.fr/breve-136-cinevrak-24-02-10-la-reine-des-pommes</link>
<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 01:14:24 +0100</pubDate>
<description>Allez, j'essaye de vous parler de La Reine des Pommes même si entre Shutter Island, An Education ou A Single Man, je sais où vous trouver cette semaine : derrière les titres anglais.



Une fille larguée s'endeuille en aventures sexuelles, et en musique. Des Inrocks aux Cahiers, la critique ciné aime La reine des pommes. Voilà qui m'embête car je ne l'ai pas 100% apprécié. Autant il m'indiffère d'être en divergence, autant le problème est là : je suis du même avis. La liste est longue des idées qui sont bonnes : quand on vient de se faire jeter, tous les hommes ont la même gueule ; la vie semble absurde parce qu'elle l'est ; les choses y sont vaines : vêtements, prénoms et bonnes manières. On est d'accord. Le premier long-métrage de Valérie Donzelli possède une réalisation propre et originale, inspirée des plus grands français (Truffaut/Rohmer/Varda jusqu'à Resnais), fantaisiste et féminine qui plus est. Toujours ok. Mais doit-on forcement aimer l'actrice qui tourne au grès de ses envies - du délire à la philosophie - et chante faux les textes de ses chansons, écrites par elle, composées par Biolay? La fable sentimentale qui mêle roman-photo et comédie musicale a quelque chose de déjà-vu dans son jamais-tournée. Reste à savoir si c'est chez mes copines ou quelque part dans le septième art. A quoi bon chercher, ce qui dérange surtout s'avère le décalé qu'on n'en peut plus d'ingurgiter comme si c'était une qualité suffisante ou nécessaire. Comme si ça ne pouvait être qu'une qualité...

Le conseil : Vous qui n'êtes pas en overdose d'humour léger ascendant déphasé, retrouvez-vous en salle arts et essais. Les autres, mangez des kiwis parce que les pommes, on s'est lassé.

La semaine précédente : http://www.envrak.fr/breve-135-cinevrak-17-02-10-la-pivellina</description>
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<title>Cinéma: Cinévrak 17/02/10 : La Pivellina</title>
<link>http://www.envrak.fr/breve-135-cinevrak-17-02-10-la-pivellina</link>
<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 16:27:40 +0100</pubDate>
<description>Cette semaine, Envrak s'intéresse à La Pivellina de Tizza Covi et Rainer Frimmel, parce qu'avec John Travolta, Julia Roberts et Mel Gibson, les autres sorties ciné sentaient trop fort la tête d'affiche.



A Rome, une famille de saltimbanques s'occupe d'une fillette abandonnée. L'enfant est mimi mais les adoptants ont vécu : La Pivellina ne fait pas dans le trop choupitriste suggéré par l'affiche. Le film lent s'avère difficile d'accès, puisque n'y brille pas sa porte d'entrée : tout est trop naturel - gris donc - lumière et prise de vue. C'est l'aspect documentaire qui s'en retient, ce qu'il dit du mode de vie des marginaux : leur convivialité et leur précarité. Les acteurs viennent réellement du spectacle vivant, et d'une caravane : ils ne jouent pas, ils improvisent. Tizza Covi et Rainer Frimme sont du milieu (du documentaire) et ont de l'affection pour le milieu (du cirque) qu'ils traduisent par cette volonté de nous le présenter inoffensif. Ces gens-là font du mieux qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont, ici jusqu'à ce qu'on s'y attache. L'angle a le mérite du réalisme et d'un neutre respect. Dommage qu'il mette tant de temps à provoquer l'intérêt, quand plus de fiction nous l'aurait colorié... et fait davantage apprécié.

Le conseil : Si tu n'as pas eu ta dose d'ARTE cette semaine parce que ton décodeur était en panne, file en salle combler ta frustration.

La semaine précédente : http://www.envrak.fr/breve-134-cinevrak-10-02-10-lovely-besancenot</description>
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<title>Cinéma: Cinévrak 10/02/10 : Lovely Besancenot</title>
<link>http://www.envrak.fr/breve-134-cinevrak-10-02-10-lovely-besancenot</link>
<pubDate>Thu, 11 Feb 2010 14:16:11 +0100</pubDate>
<description>On attendait le retour du roi mais pas celui du facteur, entre Lovely Bones de Peter Jackson et C'est Parti de Camille de Casabianca, le seul point commun est la date de sortie.

 

De l'au-delà, une voix off observe sa famille en deuil et en quête de son meurtrier. J'étais fiévreuse quand j'ai vu Lovely Bones, aussi ai-je pensé être celle qui hallucinait - c'était le film. "Saleté de rhinopharyngite" disais-je, "elle m'en fait voir de toutes les couleurs, j'ai les oreilles qui sifflent et cette pastille au miel anesthésie complètement mon palais" - le film encore. "Rhaa ce nez bouché me rend si cotonneuse que mes sens ne perçoivent plus du tout les saveurs" - le film toujours. Les parents malheureux, Mark Wahlberg et Rachel Weisz, font dans l'insipide. La fille morte, Saoirse Ronan (16 ans), n'a rien d'une Kate Winslet (révélée dans Créatures Célestes : même style/réal). Quant à la grand-mère Susan Sarandon, elle fume/picole comme la mère de Mary (&#38;Max) - ce qui serait drôle si intéressant. L'entre-deux de l'héroïne Susie Salmon, ce purgatoire semé d'indices, c'est un peu comme The Cell - juste pour le citer -, le glauque (et J-Lo) en moins : la mayonnaise fantasmagorique ne prend pas, justement parce qu'elle manque de moutarde. Peter Jackson y va de toute sa palette (Weta) Digital(e) de grand mais on préférait sa pâte à modeler d'auteur. C'était avant qu'il ne devienne un optimiste papa-hobbit prêt à adapter un roman/bestseller pour offrir (sur grand écran) son premier baiser à une adolescente et son aller au paradis à une flûtiste assassinée. Oups, spoil de fin.

Les premiers pas du Nouveau Parti Anticapitaliste. J'étais fatiguée quand j'ai vu C'est Parti, aussi ai-je pensé être celle qui se lassait - c'était le film. Avec son documentaire, Camille de Casabianca tenait un sujet, dommage que ce dernier ne tenait pas une documentariste (- oups, délit de méchanceté gratuite). Ici et ailleurs, la naissance d'un parti politique (aussi petit soit-il) est tant passionnante qu'historique, a fortiori, sa renaissance le devient d'autant plus qu'elle traîne enjeux et divergences latentes. Il y avait à déceler, capturer, relever ou prélever pour analyse postérieure avec recul critique sur le capital sympathie - forcément développé au terme d'une année. Bien qu'elle ne prenne pas sa carte de membre, la réalisatrice oublie parfois qu'il ne faut pas suivre avec la caméra mais choisir où la poser. On croit quelques plans réfléchis (bennes à ordures qui débordent, femmes filmées à côté des plantes vertes), avant d'accuser le hasard. L'excitation première s'épuise à mesure que défilent les militants et que l'image regarde au lieu de voir, comme si l'inertie faisait l'objectivité. La pertinence demeure, pour archivage.

Le conseil : Qui suis-je pour critiquer l'onirisme d'un saumon quand un vampire scintillant peut faire tant d'entrées ? Minette, va donc voir Lovely Bones, Coco, préfère lui C'est Parti.

Semaine précédente : http://www.envrak.fr/breve-133-cinevrak-03-02-10-brothers-planete-51</description>
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<title>Cinéma: Cinévrak 03/02/10 : Brothers/Planète 51</title>
<link>http://www.envrak.fr/breve-133-cinevrak-03-02-10-brothers-planete-51</link>
<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 01:14:34 +0100</pubDate>
<description>Cette semaine au cinéma, l'Ennui! Avec Planète 51 de Jorge Blanco et Brothers de Jim Sheridan. A deux, ces films comptabilisent 3h15, ce qui est précisément le temps qu'ils semblent individuellement faire passer...

 

Un humain représente l'envahisseur pour les aliens. Rien à redire, l'idée était bonne, éducative du moins. Elle allait permettre un discours sur la tolérance et une série de gags pour enfants. L'insistance sur les deux provoque la perte de Planète 51, qu'on vous vendra "par le scénariste de Shrek" quand ils étaient cinq pour écrire l'histoire de l'ogre vert - et de toute évidence Joe Stillman pas le meilleur. Le laïus sur la différence joue sur notre ressemblance avec ces extra-terrestres formés et normés comme des terriens, version années cinquante (quand la femme faisait la cuisine mais que l'homme s'occupait du barbecue), à la distinction qu'ils ne portent pas de pantalons (jupes pour les filles, rien pour les garçons). Dans ce monde qui ressemble au nôtre - sic -, l'astronaute américain sera discriminé puis accepté de tous après dialogues clichés et avant d'être renvoyé chez lui - faudrait pas déconner. En effet, ça ne rigole pas à Glipforg où en plus de vivre exactement comme l'humain de base, l'habitant n'a pas de répartie (certes, ça va de pair). Les situations drolatiques attendues y sont vues et revues, comme l'unique personnage amusant : un robot étrangement familier - faudrait pas innover.

Le frère de l'époux décédé à la guerre se rapproche de la femme endeuillée. Mais surprenante surprise, le frangin/mari n'était pas mort ! Tobey Maguire revient d'Afghanistan pour soupçonner Jake Gillenhaal de s'être tapé Natalie Portman. Ce qu'il aurait dû mais qu'il n'a pas fait - faute supposée à un brushing tue l'amour. Signé par Jim Sheridan, Brothers aurait pu brillamment exploiter le triangle amoureux ou ne serait-ce que le couple interdit "torse de Jake / charme de Natalie" - Tobey ayant déjà son rôle physique à prétention statuette. De plus, l'affiche esthétique suggérait un film de cet acabit. Solution de facilité, ça y va alors tout épuré en blanc : la maison, la cuisine, la neige ou encore Winter de U2 - version lente, comme le rythme d'ensemble. Ça tombe même dans le piège de la redite (gros comme trois tanks avec un tel synopsis). La relecture pseudo-poétique serait-elle souhaitée qu'on s'en étonnerait pas, ça sent Hollywood à plein nez. Du star system saupoudré d'auteurisme : on a failli plonger...

Le conseil : ne jamais (jamais!) avoir d'attentes cinématographiques - radotons, nous aussi...

Semaine précédente : http://www.envrak.fr/breve-131-cinevrak-27-01-10-mickey-frog</description>
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<title>Cinéma: Cinévrak 27/01/10 : Mickey Frog</title>
<link>http://www.envrak.fr/breve-131-cinevrak-27-01-10-mickey-frog</link>
<pubDate>Thu, 28 Jan 2010 00:47:24 +0100</pubDate>
<description>Six ans après sa dernière production classique, Disney revient avec La Princesse et la grenouille de Ron Clements et John Musker (pères d'Aladin). Est-ce qu'on est content ? Oui. Est-ce original ? Non.



Deux grenouilles traversent le bayou pour redevenir humaines. Deux grenouilles black - précisons - car l'accent est mis là, sur l'inspiration du présent (Katrina/Obama) qui place l'action en Louisiane bien qu'elle la laisse à l'époque des princesses (et du jazz). Pas de Beyoncé ou Rihanna mais des numéros musicaux dignes de Pocahontas quoiqu'amenés à devenir moins cultes car entrainants plus qu'entêtants, et parfois même franchement fadasses. Du design courbe aux chansons mielleuses en passant par l'Amour, Ron Clements et John Musker signent un vrai retour aux sources (donc efficace), période pré Lilo &#38; Stitch - quand on reverrait bien la bête bleue détruire toute niaiserie superflue dans un teaser. Interviennent ensuite les personnages secondaires et en particulier l'insupportable blonde qui donne un peu de relief au grand retour 2D. La recette de La Princesse et la grenouille est alors complète pour plaire à petits et grands dans un consensus plutôt drôle, aussi bien animé que dessiné. 

Le conseil : Allez voir La Princesse et la Grenouille sera toujours plus moderne que regarder la VHS de Cendrillon.

Semaine précédente : http://www.envrak.fr/breve-130-cinevrak-20-01-10-gainsbourg</description>
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<title>Cinéma: Cinévrak 20/01/10 : Gainsbourg</title>
<link>http://www.envrak.fr/breve-130-cinevrak-20-01-10-gainsbourg</link>
<pubDate>Thu, 21 Jan 2010 18:08:23 +0100</pubDate>
<description>Envrak réserve à Gainsbourg, vie héroïque de Joann Sfar, une place conséquente au sein des sorties ciné. Et c'est la moindre des choses, après avoir consacré un dossier spécial à l'homme à la tête de chou, que de vous en révéler plus sur son biopic.



« Est-ce qu'il y a des croissants ? », se prélasse Bardot dans un drap satiné bleu, au réveil d'une nuit folle des sixties auprès de son Gainsbourg, celui qui l'intimide parce que « on sait qu'on peut te blesser facilement ». Il n'y pas de croissants – il y en aura plus tard, avec Jane Birkin – mais il y a trois nouvelles chansons. Et voilà Serge et Brigitte qui entament un <i>Comic strip </i> drôle, léger, gratuit, à l'image de leur relation. Elle s'amuse des « wizz » et des « bam » en dansant nue derrière son drap, lui est au piano bien sûr. Parenthèse inouïe dans le film, débordante de plaisir, durant laquelle Joann Sfar joue avec les images de Bardot, honorant ainsi Godard et Vadim. La candeur fascinante du sex symbol rappelle celle d'Anita Ekberg dans <i>La Dolce Vita</i> de Fellini. 

Laetitia Casta ouvrant les vannes en Brigitte Bardot est la plus belle surprise de ce <i>Gainsbourg, vie héroïque</i>. Le quart d'heure BB concentre les qualités majeures du film. D'abord, l'intelligence avec laquelle Sfar jongle avec les mythes et livre à l'écran la synthèse des regards collectifs et individuels. La séquence Bardot est ensuite le tableau d'une époque, en quelques éléments emblématiques : une fourrure panthère, des cendriers pleins, une vue rêvée sur Paris. Enfin, le temps d'un épisode, Sfar assume le fil directeur de son biopic, c'est-à-dire Gainsbourg à travers les femmes. 

L'angle choisi est tout autre : durant le générique de début, juste avant que le titre n'apparaisse, un petit Lucien de bande dessinée plonge dans une affiche « Le juif et la France ». Va pour le sous-titre : Ginzburg / Gainsbourg face à sa judaïté, « qui suis-je » à travers « pourquoi suis-je juif ». La première partie du film prend cette direction, montrant Lucien accompagné d'un monstre juif gentil, rond comme une patate. Une fois l'enfant grandi, le géant tourne diable, le double de Lucien-Serge. Là, l'angle se perd. Cette figure récurrente est-elle l'âme du poète, sa face obscure, son seul ami ? Tout à la fois, sans doute. Mais du coup, rien vraiment. 



Des feutrées 50's chez Boris Vian, aux déprimantes années 80 rue de Verneuil, le personnage descend aux enfers, et cela, le film l'illustre tout à fait. Mais il ne fait pas ressentir le mystère autour de son malheur. La cigarette, l'alcool, le star system, la détestation de son propre corps, sont des motifs énoncés mais insuffisants. Un traitement qui crée le manque, d'autant qu'on sait que Gainsbourg, insatisfait chronique, se considérait comme un peintre raté et dénigrait la chanson en tant qu'"art mineur". 
		
<i>Gainsbourg, vie héroïque</i> est en fait un film d'amour, rythmé par les rencontres féminines, en résonance avec les phases musicales de l'artiste. Les conquêtes et les actrices se succèdent dans une sage linéarité. Si bien que lorsqu'on arrive à Bambou, aucune surprise, on sait que c'est la fin. Lucy Gordon en Jane Birkin occupe bien sûr l'essentiel de cette enfilade, offrant au film ses séquences les plus émouvantes. Fidèle et soucieuse, elle passe de l'extase amoureuse juvénile à la nécessité, toujours aimante, d'une rupture. Jane partie, Serge descend la dernière marche en compagnie de son démon. 

Il s'agit d'un conte, dit Joann Sfar pour diminuer la pression accumulée dès qu'on a parlé d'un biopic sur Serge Gainsbourg. La formule prévient tout reproche d'erreur historique et de subjectivité exacerbée. Que le film prenne ses distances avec la vérité factuelle ne pose aucun problème, que Sfar invente son Gainsbourg, encore moins. Sauf que son choix manque de radicalité, associant l'imitation d'épisodes cultes, indigestes sur la fin  – Gainsbourg achetant aux enchères le manuscrit de <i>La Marseillaise</i> –, à des propositions singulières, telles le démon et les rêveries de Gainsbourg à ses débuts.
Le voyage en Jamaïque illustre bien cet entre-deux. Gainsbourg discute sur la plage avec trois gamins qui fument des joints, hilares, au pied d'une cabane colorée. Gênante collection de clichés ou mise en scène d'une évasion fantasmée ? En tout cas, carton-pâte. Un des enfants se met à chanter l'hymne. Déclic derrière les lunettes noires. Un mégot plus tard, Gainsbourg enregistre. Sans doute faut-il mettre le simplisme sur le dos du conte...

<b>Le conseil</b>: Mangez des croissants. Et allez voir Gainsbourg dansé. (Ou le film Complices, actuellement en salle). 

Semaine précédente: http://www.envrak.fr/breve-128-cinevrak-du-13-01-10</description>
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<title>Cinéma: Cinévrak 13/01/10 : Dame de Trèfle</title>
<link>http://www.envrak.fr/breve-128-cinevrak-13-01-10-dame-de-trefle</link>
<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 00:33:51 +0100</pubDate>
<description>Cette semaine au cinéma : La Dame de Trèfle de Jérôme Bonnell, un réalisateur français qui a le vent critique en poupe. Après Le Chignon d'Olga (2002), Les Yeux Clairs (2005) et J'attends Quelqu'un (2007), il s'essaye au polar : un prétexte qui lui permet d'installer (dans la longueur) deux personnages.



Deux inadaptés s'adaptent ou Un frère, une sœur, un crime dixit l'exergue. Comment expliquer que les idées sont bonnes, les plans réfléchis mais qu'on s'ennuie? La dernière fois que j'ai vu passer 1h40, ça n'en faisait pas trois. Aussi entrainé qu'on puisse être par les premières images du film, l'implication retombe en même temps que l'ambiance finit d'être discrètement posée. Ce moment est à peine perceptible, quelque part entre là où il arrête de se passer quelque chose et là où il ne se passe toujours rien. Et pourtant Jérôme Bonnell est doué pour les non-dits et Malik Zidi fait preuve d'une profondeur dont on attendait la démonstration. Merci La dame de Trèfle. Pour le reste, jetons la pierre à l'affiche qui dévoile le lien familial quand on aurait préféré percevoir un inceste sans pouvoir confirmer. Le duo fraternel se prend en pitié, en colère, en hâte qu'il s'y passe un peu de sexe histoire de franchir des tabous trop suggérés. Non pas qu'on s'emmerde - les acteurs sont justes et les caractères complexes - mais tout de même, une histoire captivante aurait aidé. Aurait tranché.

Le conseil: Au moins Drew Barrymore et Ellen Page sont-elles des valeurs sûres. Fantasmez sur Bliss, après tout, pourquoi pas ?

Semaine pré-précédente : http://www.envrak.fr/breve-127-cinerama-du-30-12-09</description>
<guid>http://www.envrak.fr/breve-128-cinevrak-13-01-10-dame-de-trefle</guid>
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<title>Cinéma: Cinévrak du 30/12/09</title>
<link>http://www.envrak.fr/breve-127-cinevrak-du-30-12-09</link>
<pubDate>Thu, 31 Dec 2009 15:44:33 +0100</pubDate>
<description>Cracks de Jordan Scott, Esther de Jaume Collet-Serra, Plein Sud de Sébastien Lifshitz ou encore Les Contes de l'âge d'Or de Cristian Mungiu, Ioana Uricaru, Hanno Höfer, Rãzvan Mãrculescu et Constantin Popescu.



Une nouvelle arrivante trouble la malsainité d'un pensionnat de pucelles. Eva Green est canon. Avouons-le, c'est avant tout ce que vend ici le star-système hollywoodien. Et Jordan Scott a du style - quitte à brosser les filles dans le sens de la chevelure, autant ne pas y aller avec le dos du peigne. C'est sans doute ce que pensait la fille de Ridley en travaillant avec John Mathieson, directeur photo d'August Rush et autre Kingdom of Heaven bien léchés. Côté lumière, Cracks est donc servi d'un romantisme seyant aux demoiselles qu'on dé-fleurerait bien dans un élan saphique. Le film ne pousse toutefois pas plus loin son atmosphère qui frôle le glauque sans y toucher et la vitrine s'avère trop bon enfant pour qu'on ne s'ennuie pas. L'attrait du personnage principal n'y change rien.

- Dring dring
- Allo? 
- Bonjour, c'est l'intrigue téléphonée...
Une famille adopte une étrange orpheline. Malgré tout, Esther offre son minimum requis de sursauts qu'il saupoudre d'un - roulements de tambourins - twist final. Mais puisque son personnage use de méchanceté gratuite, pourquoi ne pas céder aussi à cette facilité? Un mur de dessins suppose un sous-texte erotico-trash pour quelques secondes (sur 2h de film) et nous voilà déçus que Jaume Collet-Serra n'ait pas l'audace - pour ne pas dire les couilles - d'exploiter ses propres bonnes idées. Reste un teenage horror movie tout juste consommable.



Quatre beaux jeunes roulent vers le sud. Peut-on à la fois avoir des attentes cinématographiques et se contenter de peu? Dans Plein Sud, les hommes ont les mâchoires carrés et les fesses rondes, leurs cheveux semblent doux et leurs barbes de trois jours, leurs veines sont aussi gonflées que leurs orgueils. La fille allume, jolie et insupportable, désabusée et énergique. Le quatuor s'engueule, s'aime et fait l'amour. Il y a des paysages, on ne comprend pas tout, ça importe peu. Sébastien Lifshitz signe un film aussi imparfait qu'improbable, possédé du charme de la jeunesse insouciante. C'est honteux, générationel et efficace - ou honteusement efficace sur moi uniquement.

Une dictature communiste s'avère source d'absurdité. Le réalisateur de 4 mois, 3 semaines, 2 jours troque son statut d'auteur contre une casquette de producteur de film populaire. Qui dit comédie ne dit pourtant pas accessibilité et s'ils s'avèrent cyniques, Les contes de l'âge d'or ne sont jamais drolatiques. Pas plus de fou-rires que de traumatismes et pourtant, ce collectif roumain présente le plus grand intérêt qu'il soit : il s'inspire d'histoires vraies. Mettre en image les légendes urbaines du système était l'idée à avoir mais le parti pris d'un esthétisme ultra réaliste et d'une mise en scène désuète se discute. D'autant qu'il manque introduction et conclusion à cette épuration cinématographique en quatre épisodes.

Le conseil : préférez Créatures Celestes de Peter Jackson à Cracks de Jordan Scott, révisez vos classiques, y compris horrifiques. 

Semaine précédente : http://www.envrak.fr/breve-126-rec-2-ou-rec</description>
<guid>http://www.envrak.fr/breve-127-cinevrak-du-30-12-09</guid>
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<title>Cinéma: Rec 2 (ou Rec²)</title>
<link>http://www.envrak.fr/breve-126-rec-2-ou-rec</link>
<pubDate>Thu, 24 Dec 2009 13:29:40 +0100</pubDate>
<description>En période de fête, personne ne va au cinéma et c'est tant mieux vu que notre sortie en salle du 23 décembre 2009, [Rec²] de Jaume Balagueró &#38; Paco Plaza, ne remporte pas l'enthousiasme de la rédaction comme l'avait fait son grand frère.



D'autres gens qui filment vont filmer là où les premiers gens qui filmaient sont morts. The Descent 2, c'était mauvais, Saw 6, presque navrant, mais Envrak croyait en [Rec²] car la suite était signée des mêmes réalisateurs. L'argument est faible, la foi facilement ébranlable, ça tombe bien : le deuxième opus joue sur la religion. On ne dit plus les zombies ou les infectés mais les possédés. Et il faut croire que c'est ce qui justifie le film puisque le reste demeure. Le spectateur retrouve l'immeuble des malheurs d'Angela et le procédé cinématographique de camera à l'épaule. Quelques variantes et jeux sur les lumières et infrarouges témoignent toujours de la mise en scène réfléchie derrière la course à l'épouvante. La prise d'images en direct apporte encore de la tension mais montre ici les limites de sa crédibilité. Comme peut le faire ce scénario où les militaires entrainés s'emportent pour un oui ou un non et les adolescents en rut sont complètement idiots. D'aucuns verront là un gage de réalisme, d'autres espéraient mieux. Le sursaut se fait désirer. Jaume Balagueró &#38; Paco Plaza échouent ainsi dans la consécration de leur talent sans toutefois l'enterrer totalement. Comme suite il y a eu pire et nous trancherons avec [Rec3].

Le conseil : de toute manière il n'y en a que pour Avatar en ce moment, alors pourquoi lutter?

Semaine précédente : http://www.envrak.fr/breve-125-avatar-gamines</description>
<guid>http://www.envrak.fr/breve-126-rec-2-ou-rec</guid>
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<title>Cinéma: Avatar & Gamines</title>
<link>http://www.envrak.fr/breve-125-avatar-gamines</link>
<pubDate>Sun, 13 Dec 2009 17:13:04 +0100</pubDate>
<description>Grand évènement que ces sorties ciné du 16 décembre 2009 ! Enfin, surtout Avatar de James Cameron parce que Gamines d'Éléonore Faucher, on pourrait croire que tout le monde s'en fout. 

  
 
Trois gamines sans père VS une mère sans mari. Attention à l'overdose d'effets : flous, lumières, ralentis et du piano. Éléonore Faucher a mis son style dans l'adaptation du roman de Sylvie Testud et on ne pourra pas l'accuser d'y avoir été mollo dans le parti pris cinématographique. Cette réalisation étouffante gâche la fraicheur de Gamines, le jeu décalé de ses acteurs et leurs dialogues percutants, amortis par tant d'enrobage. Les gamines sont pourtant bien castées et on apprécie Sylvie Testud - tout en s'interrogeant sur la pertinence de sa mise en avant - ainsi qu'Amira Casar, très crédible en italienne - elle qui n'a aucune origine latine. Il y a également ce fossé enfant/adulte qui dit avec beaucoup d'humour l'absurdité de nos actes de grands et a forciori des relations humaines. Jusqu'à ce que ça ressorte par l'autre oreille.

Un marine sans jambes VS un marine sans cerveau. Le très attendu Avatar, c'est deux comédiens prometteurs, une histoire d'amour, des costumes et une scène de sexe dont on ne voit rien. Soit : l'efficace recette Titanic. Les influences ciné y sont multiples (SF/Western/Anime), du genre epico-spectaculaire qui souligne ce que le film ne met pas en valeur - à l'inverse de son petit frère naval : le jeu d'acteur. Pourquoi nous vanter la motion capture (qui utilise les expressions et mouvements de l'humain derrière l'animation) si c'est pour ne pas insister sur la souffrance des Na'vis, ces petits bonshommes bleus à l'incroyable potentiel? La modestie du film le perdra, comme elle perd peu à peu ses personnages principaux au profit des deux plus jouissivement caricaturaux : le colonel et la pilote. Comme à l'affut d'effets, on retient de la fable écologique ses scènes de guerre et de destruction grandioses, douce ironie. La technique se sait et se respecte mais fait moins de bruits qu'un bon gros blockbuster. Plus qu'une métaphore historique, usons donc d'une comparaison sportive : dans la course à la 3D, James Cameron vient de faire son échappée. Reste pour le public à s'intéresser au cyclisme...

Le conseil : Ce mercredi, tandis qu'Avatar sort en 2D ou 3D, le nouvel Envrak débarque sur la toile avec un article tout frais d'Holden, faisant suite à ses craintes de révolution en carton. Wait and read.

Semaine précédente : http://www.envrak.fr/breve-124-persecution-yuki-oscar-astro-et-loup</description>
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