5 règles de survie pour Noël

18/12/11 par  |  publié dans : Carnets, Société | Tags : ,

Règle n°1 : Ne pas allumer la télévision. C’est un fait avéré que d’allumer la télévision un jour de Noël augmente sensiblement les risques de dépression de fin d’année. N’allumez le poste sous aucun prétexte, pas même pour vérifier la météo. Sachez que vos chances de rester bloqués sur un téléfilm allemand sont d’environ 75% (chiffre non contractuel réalisé auprès d’un panel constitué de moi-même et de ma mère). Une étude en cours développe l’idée que ces films tirent leur pouvoir hypnotisant de l’utilisation d’images subliminales et autres procédés regrettables.

Règle n°2 : Ne pas sortir acheter un cadeau de dernière minute. Les magasins seront de toute manière probablement fermés ou peu accueillants car le vendeur travaillant le jour de Noël est antipathique par principe. Outre ces désagréments, sachez que la probabilité qu’un cadeau de dernière minute ne soit pas une immense source de déception engendrant un malaise notable au moment de l’ouverture des présents est de 1 contre 81 (selon la même étude). Évitez-vous les travers d’un drame sous le sapin en prévoyant les cadeaux au moins deux jours à l’avance. Si cela vous est impossible, pour cause d’emploi du temps serré ou, que sais-je encore, parce que c’est contre vos principes, préférez encore dire au personnes concernées que vous avez commandé leur cadeau sur internet et que vous leur donnerez quand vous les recevrez. Cette solution permet aisément de s’exonérer d’offrir ledit cadeau, la personne pouvant très bien oublier la promesse faite un soir de réveillon. Quand bien même elle s’en rappellerait, il serait bien impoli de sa part de vous faire une quelconque remarque à ce sujet et vous seriez alors tout à fait en droit de vous plaindre de son manque de tact et décider de ne plus la garder dans le cercle de vos connaissances.

Règle n°3 : Limiter au maximum les chants de noël. Et ce particulièrement s’il y a de grosses quantités d’alcool servis à votre réveillon. Alcool et chants de Noël se potentialisent, et ça, c’est très dangereux pour l’organisme. Les enfants étant le principal déclencheur de chants de Noël, préparez à l’avance un choix de DVD. La règle n°1, préconisant de ne pas allumer la télévision ne s’appliquant pas aux enfants, bien que cela ait également tendance à les rendre dépressifs. Cela étant dit, vaut-il mieux avoir un enfant dépressif ou Vive le vent dans la tête pendant trois heures ? Je doute que la question ne se pose vraiment. Du reste, les choix de films de Noël sont vastes, de Piège de Cristal à Gremlins en passant par Silent night, Zombie night.

Règle n°4 : Surtout, ne pas proposer de jouer à un jeu de société. Jouer à un jeu de société à Noël est aussi dangereux que de lancer un débat Iphone versus HTC à table. Il vaut mieux et de loin s’ennuyer chacun dans son coin en laissant le silence s’installer que d’entamer une innocente petite partie de Monopoly. Les risques de dispute un soir de Noël sont déjà six fois plus grands que pour une soirée normale, et augmente encore considérablement lors de l’utilisation d’un jeu mettant les invités en compétition (chiffre toujours obtenu selon la même étude).

Règle n°5 : Quoiqu’il arrive, évitez d’insulter qui que ce soit. Il est de notoriété publique que les gens sont nettement plus susceptibles à Noël qu’à n’importe quel autre moment de l’année. Psychologiquement, Noël est le paroxysme des tensions accumulées depuis septembre. L’étude (dont vous comprendrez à ce stade qu’elle a été réalisée par nulle autre que moi-même) a prouvé (bien qu’aucun de mes confrères scientifiques ne m’ait appuyée dans ce sens) que dès lors que l’été se termine nous subissons toutes sortes de pressions. Les journées raccourcissent et, de fait, les nuits se rallongent, d’où le besoin fréquent de rester au lit en insultant tout le monde. Le froid nous pousse également à nous enfermer chez nous ou bien à porter de lourds vêtements qui pèsent sur notre dos et notre moral. Enfin, Noël nous oblige à arpenter les magasins bondés ce qui vide nos comptes en banque et renforce notre dégoût de l’humanité tant les gens peuvent être détestables dans les rayonnages. Pour peu qu’on ait fait la bise à une amie ayant omis de mentionner que sa gastro-entérite n’était pas tout à fait guérie et nous voilà au bout du rouleau. Si vous vous sentez concernés par cela, c’est que vous êtes en toute logique atteint par ce que j’ose appeler le syndrome « Merde, c’est déjà Noël ?! Mais, on l’avait pas déjà fêté l’an dernier ?… ». Gardez en mémoire qu’il est fort probable que votre entourage souffre tout autant que vous du même mal. Soyez donc compréhensifs et faite preuve d’empathie. La plupart des meurtres ou suicides datant de la période du réveillon étant dues au fait que l’on a tendance à trop attendre de ses proches, voir à les blâmer du fait que la vie est totalement injuste et que le père Noël n’existe même pas. Notez qu’il est également fortement déconseillé de mentionner lors du dîner les différentes altercations ayant pu avoir lieu entre les invités au cours des précédents réveillons. Sur ce, je vous souhaite à tous bon courage et un “joyeux” Noël.

Photo © Héloïse MV

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2 commentaires

    T2Fr  | 18/12/11 à 17 h 29 min

  • Etude bidon, comment on peut faire 75% sur deux personnes ?
    Envrak va perdre son triple A !

  • benzedrine  | 18/12/11 à 20 h 04 min

  • Tout à fait, mais un vrai scientifique ne s’arrête pas à ce genre de trivialités ;-)

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