C’est bon, la honte : les jeux d’objets cachés

19/09/11 par  |  publié dans : Carnets, Jeux Vidéo | Tags :

J’ai honte

Aujourd’hui j’ai trouvé une planche de surf dans la baignoire, un masque africain dans la niche du chien, un épi de maïs dans le coffre de la voiture, un fer à souder dans la jardinière et un canard en plastique dans le cendrier.  C’est le bordel chez moi ? Peut-être bien, mais j’en sais rien. J’ai déjà passé deux heures de ma journée sur le dernier jeu d’objets cachés que j’ai téléchargé. Il pourrait y avoir le feu dans ma chambre, je serais trop absorbée par ma session pour m’en rendre compte.

Des jeux d’objets cachés, j’en ai plein le disque dur. J’ai découvert ces point and click il y a trois ans sur un site de jeux flash. Le principe est simple : une scène dans laquelle vous devez retrouver tous les objets listés (en cliquant dessus), généralement le plus rapidement possible pour obtenir plus de points. Plus basique, tu meurs. D’ailleurs, j’aurais pu m’en lasser très vite – d’autant qu’après trois essais, on finit par connaître les cachettes par cœur. Mais les éditeurs de ces jeux ont compris que pour conserver leurs “clients”, il allait leur falloir innover. Tout est allé très vite : aux écrans bordéliques sont venus se greffer des intrigues et des mini jeux d’énigme. Tour à tour détective privé, magicien, justicier, journaliste… le joueur se voit plonger dans des scénarios souvent très imaginatifs, et parfois centrés sur des personnages célèbres : Sweeney Todd, Dracula, Docteur Jekyll, Robinson Crusoé… Le succès aidant, les jeux d’objets cachés ont fini par sortir du carcan “flash” pour envahir les disques durs des passionnés. Les éditeurs proposent désormais en téléchargement des démos jouables d’une heure sur les sites spécialisés – à vous de payer si le jeu vous satisfait.

Pour ma part, désormais auto-proclamée spécialiste, je recherche essentiellement les récits se déroulant dans l’univers du fantastique, avec le plus d’énigmes possibles, et des graphismes aboutis. Et parmi les franchises les plus téléchargées (et les plus réussies), la série des “Mystery case files”. Entre le premier et le dernier épisode, une progression radicale, qui a vu notamment s’ajouter des cinématiques (les acteurs y sont souvent lamentables) et des graphismes et des thèmes musicaux de plus en plus magnifiques. Aujourd’hui, les amateurs se fournissent au rayon “jeux PC” de la Fnac. J’ai acheté le jeu pour Nintendo DS (le principe étant le même, mais au lieu de cliquer, on touche l’objet avec le stylet). En attendant le prochain épisode, je surcharge la mémoire de mon pc de démos soigneusement classées dans un dossier secret, où s’entassent également les versions complètes pour lesquelles j’ai déboursé quelques dizaines d’euros…

Je sais : c’est la honte.

C’est bon, la honte

Illustration de PA pour Envrak

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1 commentaire

    Dolly  | 20/09/11 à 13 h 21 min

  • Merci Sab !!! Moi aussi j’ai honte d’être addict d’un jeu du même genre; je me sens mieux de savoir que toi aussi tu es dans le même cas.

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