“Escape rooms” : les jeux d’objets cachés, du virtuel au réel

05/11/15 par  |  publié dans : Carnets, Tendances | Tags : , , , ,

mystery escape

 Jérôme Huber-Barniaudy et Laurent Schellenberger, les maîtres du jeu de la salle “Mystery Escape” d’Aix en Provence (photo : Sylvain Fournier)

Un compte à rebours, des indices à dénicher, des énigmes à décoder, un esprit à libérer ou un assassin à arrêter… La mise en situation rappelle les jeux d’objets cachés qui pululent sur la toile depuis l’avénement de la franchise Mystery Case Files (entre autres). Sauf qu’ici, on joue pour de vrai, sans souris, sans écran, sans clavier et sans filet. Les “escape room” se multiplient désormais aux huit coins de l’hexagone après avoir cartonné en Asie et ailleurs. Mieux qu’un écran : une véritable salle dans laquelle les joueurs sont invités à évoluer, du duo jusqu’au quintet, avec comme moyen de pression, une horloge digitale dans un coin où les minutes sont égrenées avec un potentiel de stress à peu près aussi énorme que le scénario de départ : celui auquel on a participé, à Aix en Provence, nous a confrontés au fantôme d’une riche héritière prisonnier de la pièce où est dissimulé son précieux collier. Evidemment, les placards, boites et autres coffres forts contenant les indices à même de nous mettre sur la trace du bijou sont cadenassés et les clefs permettant de les ouvrir ne s’obtiendront qu’en résolvant des énigmes plus corsées les unes que les autres.

La transposition du virtuel au réel ne semblait pas si évidente – l’une des forces des jeux d’objets cachés résidant dans le foisonnement de lieux à passer au peigne fin. Dans la réalité, difficile de proposer aux joueurs plus d’une pièce à explorer, la construction de temples marins, artères victoriennes ou bois enchantés, selon le scénario choisi, nécessitant un coût logistique qu’on devine élevé, sans compter la surface de jeu à dégoter. D’où la contrainte du chronomètre : pour une heure de jeu tout rond, une seule pièce suffira. Et même largement. A l’intérieur, les caractères se révèlent vite : meneurs, suiveurs, râleurs, impatients, stressés, génies de la logique… L’enquête nécessite un réel travail d’équipe. Ce que nombre de chefs d’entreprises ont bien compris. Beaucoup proposent désormais en guise de sortie CE, des sessions d’Escape Room, les yeux rivés sur l’écran du maître de jeu qui tire les ficelles en coulisses. Enquêtez, vous êtes filmés : pas de risques de se retrouver sur Youtube, aucune séance n’est enregistrée. Les organisateurs observent simplement le déroulement de l’enquête pour mieux aiguiller l’équipe en balançant ponctuellement sur l’écran, quelques indices visant à débloquer les situations de crise.

Verdict : il nous aura fallu une heure et cinq secondes pour trouver le fameux collier. Cinq secondes de trop, donc, qui nous ont privés de victoire. Pour l’heure, le record à battre dans cette salle aixoise est de 52 minutes. Mais l’expérience a été concluante. On y retournera, d’autant que les maîtres du jeu aixois préparent, pour le mois de décembre, une nouvelle salle sur le thème des mayas.

 

Testé et approuvé : Mystery Escape à Aix

Liste des “escape rooms” en France : http://www.wescape.fr/escape-game-france/

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1 commentaire

    Pont  | 05/11/15 à 14 h 54 min

  • Super article sur les escape games !
    Vous trouverez l’ensemble des avis sur ce site : http://carte-escapegame.fr/
    Prochain test à venir est Fox In a box :)

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