Laissez-moi mon flingue

01/12/08 par  |  publié dans : Carnets, Société | Tags : ,

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Il est un texte fondamental en ce qui concerne les libertés : La Constitution des États-Unis d’Amérique. Ce qui est le plus important dans cette constitution reste la présence d’amendements. Et puisqu’avec l’élection, pour de mauvaises raisons de Barack Obama, les États-Unis sont à la mode, revenons sur un point précis et significatif de ce pays : la question des armes.

Alors qu’en Europe continentale (et dans une certaine mesure les pays où règne le droit civil) la loi est vécue comme un préalable à tout massacre bien géré, les états se référant au Common Law se trouvent être bien souvent des laboratoires à liberté, stabilité et où la responsabilité compte bien plus que la mauvaise morale.

Si donc je reviens sur les fondamentaux, c’est pour m’étendre sur le second Amendement de la constitution US. Pour rappel, le premier est ce qui devrait être le préalable à l’élaboration de toute société humaine : “Congress shall make no law respecting an establishment of religion, or prohibiting the free exercise thereof ; or abridging the freedom of speech, or of the press; or the right of the people peaceably to assemble, and to petition the Government for a redress of grievances.”
Et puisque, pour que toute société humaine puisse fonctionner et pour que ses membres puissent être libres, il faut que ladite société puisse survivre et prospérer, James Madison dans son “Bill of Right” a donné les moyens aux citoyens américains, un outil pour la survie de leur pays et la protection de leurs maisons et familles. Ainsi est écrit le second amendement: “A well regulated Militia, being necessary to the security of a free State, the right of the people to keep and bear Arms, shall not be infringed”.

Les choses sont simples et l’amendement limpide : “Une milice bien organisée étant nécessaire à la sécurité d’un État libre, il ne pourra être porté atteinte au droit du peuple de détenir et de porter des armes”.

Voilà qui a de quoi effrayer le Français (et globalement l’Européen et le progressiste). Imaginez : “Une milice bien organisée est nécessaire”. MI-LI-CE / OR-GA-NI-SEE. Que ces mots font peur à ceux qui ne savent lire, que ces mots sonnent creux à l’oreille de ceux pour qui la milice n’est pas une condition à la survie mais uniquement un des éléments du massacre.
Mais plus grave encore que la milice, le texte parle de “droit du peuple de détenir et de porter les armes”. Là, dans nos vieilles contrées anesthésiées, le malaise se fait encore plus grand. Parce que nous Européens (mais il y a des exceptions bien entendu), nous avons oublié un fait essentiel : à la base de toute entreprise humaine ou de toute action humaine existe la “responsabilité”.

Pour faire simple, j’aimerais que mes semblables soient conscients d’une chose : une arme n’a jamais tué quelqu’un, les armes ne tuent pas des gens, ce sont les gens qui tuent des gens.
J’ai pris ici l’exemple des USA parce qu’il est parlant. En effet, vus de nos “lumières” européennes et avec l’aide de cinéastes aussi doués qu’idéologues, les États-Unis constituent une fédération où le nombre de tueries est si important qu’il justifierait à lui seul l’établissement d’un “gun control”. Et donc à l’annulation des principes fondateurs de cette nation. Ce que les Européens (et les européistes de nationalité américaine) oublient, c’est que dans les pays où les armes sont interdites, on tue (on tue même parfois avec des armes à feu). Quid de la tuerie de Nanterre ? quid du massacre d’Erfurt en Allemagne ? quid de la tuerie d’Osaka ? quid de la tuerie de Dawson (Montréal, Canada) à laquelle Hayder, le candidat canadien de Secret Story, a survécu ?
Allons plus loin : dans les pays du tiers-monde, malgré un contrôle absolu du port d’armes, on tue avec tout ce qui traîne (machette, couteau, pierres, poings et pieds), en Haïti – où pourtant on a saisi un stock d’armes incroyable et désarmé les fameuses chimères – on tue plus en une année qu’en Irak sur la même période et en additionnant les victimes des soldats américains et des terroristes irakiens.
L’exemple estampillé Mc-Do est parlant pour deux raisons, premièrement aux États-unis, on tue comme ailleurs (je pense qu’on peut d’ailleurs dire qu’on y tue moins que dans beaucoup d’autres endroits du globe); deuxièmement la société américaine est exemplaire à la fois en terme d’équilibre et de déséquilibre politique, social et économique. Une société où la stasis n’a pas été oubliée et où elle joue un rôle majeur.

Donc “Les armes ne tuent pas des gens, ce sont les gens qui tuent des gens.”
Ce qu’il y a de bien avec cette déclinaison, c’est qu’elle marche avec plein de choses : “Ca n’est pas l’héroïne qui tue les toxicomanes, ce sont les toxicomanes qui se tuent”, “Ca n’est pas la cigarette qui tue les fumeurs, ce sont les fumeurs qui tuent”, “Les voitures ne tuent pas les gens, ce sont les chauffards qui tuent des gens”.

Cette théorie, aussi farfelue qu’elle puisse paraître au lecteur avide d’état-papa et de lois visant à remplacer la responsabilité par la régulation de toute vie humaine par la loi, permet de garantir deux choses : la liberté et la responsabilité. J’ai un ami qui a tendance à penser et à dire que la liberté ne s’use que lorsque l’on ne s’en sert pas. J’ajoute à cette phrase que la responsabilité n’est efficace que lorsqu’on la prend.

Le meurtre, la consommation de drogue, la “violence routière”, ne sont pas le fait des libertés accordées, mais bien le fruit d’une société souffrant d’un ensemble de déséquilibres. Par exemple en Finlande (et malgré la tuerie récente) ou en Suisse, l’équilibre entre les différentes valeurs culturelles, politiques, sociales et individuelles semble être plus net qu’aux États-Unis ou que dans le Tiers-Monde et la liberté de porter des armes ne pose aucun problème. Pas plus qu’il n’en pose en Nouvelle Zélande…
Il est un esprit des lois qui veut que celles-ci protègent les citoyens d’eux-mêmes et de leurs déséquilibres. Personnellement j’ai philosophiquement tendance à penser que l’esprit des lois devient inefficace dès lors qu’il consiste à protéger les citoyens d’eux-mêmes puisqu’il conduit in fine à une loi protégeant les satrapes et son administration d’éventuelles révoltes.

Pour développer cette idée de la protection du satrape un exemple historique semble bienvenu.

Il est un temps pas très lointain où des catégories de personnes ont pu subir les conséquences de l’oubli de leur liberté et le refus des responsabilités. En effet en 1789, lors de la révolution française et contrairement à l’ancienne coutume, la détention est libéralisée. Pendant plus d’un siècle et demi aucune législation ne vient entraver la détention d’armes, au contraire par période leur vente est totalement libéralisée.
Il faudra attendre 1935 et la création d’une loi par le vulgaire Pierre Laval (qui deviendra premier ministre de Vichy) pour voir la république française limiter la détention d’armes. Dès lors, ce décret va demander aux détenteurs d’armes à feu d’en faire la déclaration auprès de la préfecture. Il faut aussi souligner que le 18 avril 1939, un décret va fixer le régime des matériaux de guerre, armes et munitions.
Il n’aura échappé à personne la particularité de la situation. Première étape d’un gun control à la sauce moutarde et musette : 1935. Seconde : 1939.
Pendant que l’Axe prépare la conquête du monde, les Français vont déclarer leurs fusils. Quand le pouvoir législatif anticipe la collaboration du pouvoir exécutif.

Au cours de la campagne de 1939/40 l’armée française subit sa fameuse débâcle. Dès les débuts de l’occupation, les allemands consultent les registres des préfectures et saisissent les armes.
La conséquence directe de ce début d’occupation française est l’incapacité organique pour la résistance d’organiser des actions sans armes. Plus que le refus de résister, c’est bien l’absence d’outils à liberté qui empêche la création d’un noyau de résistance.

Sans la moindre intention de réécrire l’Histoire, je me demande si cette absence de fait d’armes au sein de la population française est quantifiable et permet de se demander dans quelle mesure la “réussite” du nazisme est aussi à incomber à ce genre de situations. Pendant que les nazis traquaient juifs, communistes, gitans et autres “parias”, ceux qui voulaient résister étaient occupés à chercher des armes… Perte de temps ; “la liberté ça ne s’use que lorsque l’on ne s’en sert pas”.
Il n’y a en Europe occidentale qu’un seul voisin du Reich qui n’a pas été “attaqué” par l’Allemagne : la Suisse. Un préjugé aussi faux que spécieux explique que les banquiers suisses étaient des alliés “officieux” du Reich. Je vois les choses très différemment : les Helvètes, dès les débuts de leur Histoire, pour assurer leur neutralité, ont fait de leur pays un bunker imprenable et ont distribué à leurs citoyens des armes et en rendant l’exercice au tir obligatoire tout au long de la vie. Le principe fondateur de la Suisse est que l’union des vallées de ce “pays” puis plus tard de ses cantons repose sur une seule idée : la milice de citoyens est la seule entité légitime pour protéger ceux qu’on aime, ce que l’on a bâti et ce que l’on est. J’ajoute que la Suisse est depuis ses origines un modèle de démocratie participative.
En 1939 pour environ 5,5 millions de suisses, on comptait plus d’un million de Mousquetons, fusils règlementaires de l’armée suisse. 1 fusil pour 5 habitants, femmes et enfants compris. Et une population qui sait tirer.
De quoi refroidir les ardeurs des SS même les plus “motivés”.

Clin d’œil de l’Histoire, le peuple occupé et qui a été d’accord pour abandonner ses libertés a été libéré par des gens pour qui les mots “A well regulated Militia, being necessary to the security of a free State, the right of the people to keep and bear Arms, shall not be infringed” ont un statut quasiment sacré.

En guise de conclusion, et pour revenir sur le titre de ce papier, Laissez-moi mon flingue, laissez moi être libre et responsable. Laissez-le moi non pas parce qu’il me permet de tuer rapidement des gens, mais laissez-le moi parce qu’il est mon unique garantie à l’encontre d’un état potentiellement génocidaire, parce qu’il est la seule chose qui me protège de la police et parce qu’il est la seule chose qui me protège du tyran.
Je suis bien entendu enthousiaste à l’idée d’avoir des commentaires m’opposant un ensemble de points de vue et d’exemples, j’ai hâte de débattre dans le respect des opinions contraires avant de revenir dans un prochain article sur un sujet plus léger et plus excitant : la poésie érotique en Grèce antique.
Contre argumentaire d’Envrak.

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8 commentaires

    T2Fr  | 05/12/08 à 15 h 17 min

  • Quelques arguments me font réfléchir mais je ne suis pas convaincu. De toute façon, c’est le genre de sujet où nos avis sont bien tranchés et que nous n’avons pas envie de nous laisser convaincre.
    Pour l’exemple de la Suisse, je le trouve un peu fort dans le sens où l’armée allemande, organisée comme elle l’était, avec des armes lourdes (avions, tanks, mitrailleuses, fusils automatique) n’avait pas grand chose à craindre d’une armée de citoyens. En plus, il y a une différence entre s’entrainer au tir et être prêt à tirer pour tuer.

    Cependant, j’ai une réelle question, dans les pays comme la Suisse ou les USA, il n’y vraiment aucune paperasse à renseigner pour détenir une arme ?

  • Gerome  | 06/12/08 à 2 h 14 min

  • Honnêtement, un avis tranché, c’est idiot. Disons qu’il y a moins de 2 ans, j’étais plutôt partisan du gun cntrol.. Ou du moins d’une demande d’autorisation à la détention d’armes.
    Concernant les nazis et la Suisse, je ne dis pas que les suisses aurait résisté, je pense juste que généralement quand on a pas envie de prendre de grosses roustes pour envahir un pays, on réfléchi à deux fois avant d’aller taquiner la capacité de résistance de la cible.
    Les suisses savaient (et savent encore) tirer, ils ont envoyé leurs miliciens partout (même au Vatican) et ils tiennent bien plus à leur libertés (en espérant que la résignation actuelle ne soit que passagère) qu’à une pseudo morale qui veut qu’on épargne la vie quelques soient les conditions. Une guerre, c’est tuer ou être tuer.
    Une armée totalitaire à toujours à craindre d’une armée de citoyens. A ma connaissance en plus de 2000 ans on a jamais vu des hommes libres perdre une guerre contre des barbares, et on a jamais vu une démocratie déclarer une guerre à une dictature. Je pense que si le retournement des mentalités actuel s’amplifie, nous risquons bien de créer un précédent dans l’histoire et de devenir les esclaves de gens qui savent encore que la guerre est en toute chose.
    Bien entendu les suisses avaient conscience que quelques centaines de millier de mousquetons ne feraient pas la différence et l’ensemble de leur pays a été “aménagé” afin de devenir un sanctuaire en cas d’invasion: “OK vous prenez notre pays, mais vous n’aurez ni ses richesses ni ses installations stratégiques puisqu’on vous laissera une énorme ruine et que nos citoyens vous accrocheront à coup de calibre partout où vous irez”. Au fond il y a chez les minutemen quelque chose du même ordre que chez les helvètes.
    Sur la réglementation, en Suisse lorsque vous atteignez l’âge de devenir milicien (18 ans ?) la confédération vous donne un fusil d’assaut (hier un mousqueton) et vous en avez la responsabilité (il n’appartient plus à l’état, c’est le votre… La seule réglementation (même si c’est appelé à changé) est grosso merdo que vous devez notez à qui vous vendez une arme et pour les étrangers l’acquisition est réglementée (même si les conditions sont infimes). Aux USA c’est variable en fonction des états. Ca va de l’interdit du port d’arme à la libéralisation totale. Le 2nd amendement est en toile de fond, c’est à dire que nul part on ne peut vous interdire de détenir une arme chez vous.

  • Nicolas M.  | 08/12/08 à 21 h 52 min

  • Justifier en 2008 le droit de posséder une arme en se basant sur un texte américain datant de 1787 c’est fort. Posséder une arme c’est une chose, avoir le droit de la porter c’est encore autre chose. C’est fini le far west ! Aujourd’hui les cow boys ont droit d’avoir un M16 et de shooter les mexicains qui passent illégalement la frontière et s’égarent sur un les terres d’un ranch. Transposé chez nous ça donnerait quoi ? Le droit de flinguer celui qui semblera louche ? Celui qui s’approchera trop près de ta bagnole ? Un simple coup de flippe et tu dégaines ?

    D’expérience, quand tu as un flingue dans les mains, si tu es en position de t’en servir … tu t’en sers. Maintenant les conséquences d’un coup porté avec un 9mm ne sont pas les mêmes que celles d’un coup de batte de base ball ou autre taser.

    Les armes ne tuent pas … mais elles incitent a tuer. La preuve en est dans les statistiques qui sont absentes de ton article. Je prends pour source le ministère de la justice Canadien. “Les taux les plus élevés (de décès par arme à feu) sont ceux déclarés par la Colombie (55,8), le Brésil(26,9) et les États-Unis (14). Environ 21 pays ont un taux inférieur à 5 pour 100 000 habitants, notamment le Canada (4,1), l’Australie (3), la Nouvelle-Zélande (2,9) et la Suède (2,3).”

    Peut on comparer les USA à la Nouvelle-Zélande ? Un pays qui comporte quelques villes dépassant largement l’ensemble de la population Néo-zélandaise. Structures différentes, Histoire différente. Beaucoup de raccourcis pour ce qui se veut être article complet et argumenté.

  • Rubz  | 09/12/08 à 14 h 08 min

  • Aux contre arguments cités ci-dessus je rajouterai celui-ci. Mettre en comparaison un pays comme l’Amérique et ceux du tiers monde relève pour moi d’un super amalgame qui n’a pas lieu d’être, qui plus est dans un tel article.D’un coté on se bat pour des idéaux bon ou mauvais, on se bat pour manger, on se bat juste pour …survivre.Comparer l’américain moyen qui va dégainer son gun parceque le chat du voisin se sera approché un peu trop de sa dodge toute neuve, et un conflit en afrique dans une république bananière, ce n’est plus du raccourci à mes yeux,c’est juste incohérent.

    Ce n’est pas l’arme qui tue , c’est l’homme qui s’en sert… Exact. Seulement il s’avère que l’homme cherche aussi la facilité, et ce dans tous les domaines. Je connais peu de personnes qui iraient chercher des cailloux ou un coupe coupe dans le garage pour aller mattraquer un mec en cas de cambriolage… Prendre un gun posé dans le buffet et balancer 2 bastos ça a ce petit côté impersonnel déja nettement plus accessible pour le citoyen lambda…

    De tous temps des hommes ont tués d’autres hommes… et ça continuera surement longtemps… mais si on peut limiter la probabilité que cela arrive, je pense que ce n’est pas plus mal…

  • Gerome  | 09/12/08 à 23 h 27 min

  • Pêle-Mêle:

    – Aux USA il n’est pas plus légal de butter un immigré clandestin qu’en France.
    – Je ne suis pas un cowboy, mes armes ne me servent pas à me défendre des incivilités (pour ça il y a le fameux CRKT, les gazeuses, les poings, les pieds – enfin bref autant de choses qui bien utilisées sont capables de tuer), mais uniquement à combattre le tyran.
    D’expérience je n’ai jamais eu à me servir d’un flingue et j’espère bien ne jamais avoir à le faire.
    Les statistiques sont totalement inutiles, en Colombie nous sommes en situation de guerre civile (les FARCS, la drogue tout ça), au Brésil presque les 3/4 des meurtres sont commis dans les favelas ou lors d’attaques de “bourgeois”. Les honnêtes citoyens armés ou non restent des honnêtes citoyens. Pour les USA je l’ai écrit, cette société n’est pas équilibrée (d’ailleurs, j’ai la flemme de chercher, mais en bon archiviste, vous devriez pouvoir trouver les statistiques de morts par arme à feu, état par état et je ne suis pas certain que les états où se pratique le gun-control soit en queue de peloton – au contraire)… Supprimer les armes n’est pas une solution (quand vous avez une carie, vous la faites soigner ou bien vous la gardez en vous limitant à ne pas manger de choses sucrées ?)
    – Je ne suis pas raciste (ni culturel, ni biologique), j’ai une foi assez faible (pour ne pas dire nulle) envers l’apport culturel et je pense donc que oui, tous les peuples sont comparables entre eux et tous les individus sont comparables entre eux. (Je ne veux pas entrer dans un débat philosophique, mais pensez le contraire c’est légitimer le nazisme et tant d’autres idéologies).
    – Rubz, je ne sais pas ce que vous connaissez du tiers-monde mais pour faire schématique, dans le tiers-monde, personne ne se bat pour des idéaux et les gens “normaux” (ceux à qui je pense qu’on devrait distribuer gratuitement des armes) n’ont pour seule occupation que de fuir les massacres et tenter de manger.
    D’ailleurs l’américain moyen à 10 000 fois plus d’idéaux que le tiers-mondien moyen (d’où les charities, la libération de l’Irak, le nanny-state etc…). Pour préciser, je pense que les idéaux sont néfastes en général et à fortiori ceux des américains, mais puisque vous glissez sur ce terrain je prend la peine de répondre.
    – Cessez donc de penser à la place des gens, laissez les vivre. Dans votre entourage combien connaissez-vous de personnes qui pour une broutille prendraient le magnum posé sur la commode ? Personnellement (et mon entourage est plutôt du type “armé”) je ne vois personne capable d’un tel acte. Si vous connaissez ne serait-ce qu’une personne capable de ça, posez vous franchement la question de savoir en quoi vous pouvez vous sentir proche d’une telle personne.

    Un petit lien pas désagréable (sur un site qu’on ne peut taxer de réac-frustré ou de fasciste-frustré):
    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/3_questions_a/20070829.OBS2600/les_armes_a_feu_sont_un_vecteurcomme_un_autre_dans_la_v.html

    Enfin, je n’ai rien contre l’attaque ex-nihilo sur la qualité et l’argumentation de mon article, mais j’aimerai assez que l’on me réponde non par des hors-sujets ou des réponses structuralistes puantes à souhait, mais bien qu’on critique mon article sur des choses aussi simple que:
    – La liberté est-elle divisible ?
    – Pourquoi l’anschluB, l’invasion de la France et du Benelux, pourquoi Barbarossa et pourquoi rien en Suisse (sinon les armes)
    – Pourquoi les démocraties et les citoyens libres (historiquement toujours possesseurs d’armes) n’ont-il jamais perdu contre une dictature ou des barbares asservis ?
    -Pourquoi n’interdit-on pas la vente de bouteilles en verre (qui tuent, blessent, attaquent)
    – Pourquoi sacrifier la responsabilité sur l’autel du bonheur collectif ?
    – Pourquoi les USA, le R-U, la Suisse, la Nlle Zélande, le Canada, l’Afrique du Sud ou encore l’Australie depuis leur création ne sont-ils pas devenus des régimes totalitaires ? Je précise que pour la liste, les choses changent et qu’on risque bien de voir apparaître une certaine vision du politique où l’état contrôle tout et où le citoyen n’est plus qu’une excuse possédant un bulletin de vote sans grande utilité (bref le système dont rouges et bruns ont rêvé, rêvent et rêveront…)

  • Rubz  | 10/12/08 à 8 h 44 min

  • Irrécupérable en fait…
    “Mais pour faire schématique” Tu as pour une fois employé le bon terme… Le Schématique et le caricatural… J’vais pas m’enliser dans un débat de sourds ou les mêmes arguments sont balancés tirade après tirade… Reste dans ton monde ou la peur d’autrui et du méchant voisin armé domine,je resterai dans mon monde de bisounours avec mes “réponses structuralistes puantes”! Ha oui au fait, toi qui aime tant les armes , je te conseil d’en essayer une qui selon moi devrait être fournie à toute personne qui veut écrire sur des sujets aussi sensibles: L’ouverture d’esprit
    Je suis Envrak depuis le début, et quand je dis début c’est parceque je me rappel encore des premiers articles de Tite marie et Engy, d’un webzine ouvert et coloré qui faisait la part belle à des articles légers mais néanmoins intéressants.
    L’article “polémique”,si tenté que ce terme soit réellement adapté au pamphlet ci-dessus,est pour moi aux antipodes de l’orientation rédactionnelle qu’avait Envrak jusqu’a ce jour. J’espère juste que cette tendance ne se confirmera pas.( et d’après mes autres lectures de commentaires, je ne suis pas le seul à tenir ce raisonnement)

    Wait and see…

  • Nicolas M.  | 10/12/08 à 14 h 17 min

  • Je partage ton point de vue Rubz. Ce qui m’épate le plus c’est qu’au final la justification ne tient que dans la phrase “uniquement à combattre le tyran”. Ce non-débat est clos pour moi. J’en repars un peu moins rassuré sur la nature humaine.

  • Engy  | 14/12/08 à 15 h 47 min

  • L’objectif d’Envrak est, entre autre, de parler de passions ou en l’occurrence de sujets qui déclenchent des passions ou encore une nuance, de le faire façon passionnée. Si le rédacteur se sent impliqué, si les autres rédacteurs et les lecteurs ont un droit de réponse et s’il s’agit d’un cas unique, alors cet article rentre dans l’orientation rédactionnelle d’Envrak qui n’en est pas à son premier article sérieux. Puisque, de la même manière, certains d’entre nous encensent des films tandis que d’autres les ont en horreur. Ceci étant dit, cela ne veut pas dire qu’Envrak (sa rédaction et sa redac chef) adhère aux propos de Gérome qui est le seul à assumer son article tandis que nous, nous en assumons la publication. Et d’autant plus que le papier a dans nos pages son frère ennemi !

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