Envrak city guide : Rome

27/02/13 par  |  publié dans : Carnets, Voyages | Tags : ,

Colisée Rome

Où manger ? Quoi voir ? Où dormir à Rome ? Retour d’expérience de deux envrakés sur 4 jours en février 2013.

A VOIR

gladiatormugLe Colisée (photo ci-dessus). Grandiose. A couper le souffle. Ça a l’air d’une évidence ? Ça l’est. D’autant que si on a en général une bonne image de l’extérieur, se retrouver dans les travées de ce stade de foot vieux de 2000 ans – et capable, à l’époque, d’accueillir 75 000 personnes – a de quoi humilier, rendre humble. Sa piste, ou ce qui en a été reconstitué, n’est accessible qu’aux visites guidées, mais la partie exposition est très bien faite et rend bien compte du grand incendie qui ravagea Rome sous le règne de l’empereur Néron, et de la vie quotidienne dans les gradins. L’anecdote qui tue 1) c’est que les romains n’hésitaient pas à emmener leur réchaud en céramique pour se faire leur casse-dalle sur leurs sièges, tandis qu’en contre bas des gladiateurs cassaient du tigre (ou l’inverse). L’anecdote qui tue 2) c’est que la boutique de souvenirs du Colisée vend des mugs Gladiator, le film. Plus tue l’amour que ça, on voit pas. 12 euros l’entrée, qui donne aussi accès au Forum Romain, site archéologique voisin dans lequel on peut facilement passer une après-midi. Les plus débrouillards préféreront d’ailleurs acheter leur billet à l’une des entrées du Forum, en général moins bondées qu’au Colisée.

Interlude : Le bon bockbonbockrome

Selon le temps dont vous disposez à Rome, on vous recommande chaudement de prendre le tram ligne 8 à Argentina avec arrêt Gianicolense – Colli Portuensi pour aller prendre un verre au Bon Bock, le bar à whisky de la capitale, qui permet de gouter quantités de bouteilles dont certaines inaccessibles au commun des mortels. Ce fut par exemple l’occasion pour nous de faire connaissance avec un Port Ellen de 24 ans…

Un choix de whisky impressionnant donc (les verres débutent à 8 euros) mais aussi de la bière, des barbus tatoués, et une ambiance scottish qui offre une bonne respiration après une journée de ruines et églises romaines.

Cinecittà. Première visite d’un studio, et expérience inoubliable pour tout amateur de cinéma. Si la « ville du cinéma » de Mussolini n’est plus que l’ombre du temps où on y tournait péplums et westerns spaghetti à la chaîne, elle reste aujourd’hui sporadiquement utilisée pour des pubs et grosses productions (l’oscarisé Paul Haggis y a tourné The Third Person, avec James Franco et Mila Kunis, sortie courant 2013), ainsi qu’un objet de curiosité et d’admiration d’autant plus précieux qu’elle se trouve à l’écart du centre historique et donc des touristes (métro ligne 2, arrêt Cinecittà). En faire la visite un dimanche matin au sein d’un groupe de seulement 6 touristes internationaux, c’est tout simplement un gros plaisir. Très orientée costumes, accessoires et décors, et le plus didactique possible, l’exposition Cinecittà si mostra contentera surtout les profanes et les familles. En revanche les plateaux extérieurs, accessibles seulement via une visite guidée, offrent une expérience vraiment à part : Cinecittà a conservé du Gangs of New York de Martin Scorsese une rue typique de New-York, et les décors des bourroughs brûlés dans une des séquences clés du film. Avec en clou les 4 hectares de Rome antique de la série internationale Rome, érigés pour la modique somme de 100 000 000 de dollars (oui oui). Se balader derrière les échafaudages, passer sa main sur la pierre en résine et bois a de quoi griser, surtout quand, comme à Envrak, on a beaucoup aimé la série. 10 euros l’entrée + 10 euros la visite guidée, qui donne tout son sens à l’ensemble. Une bonne fois pour toutes : elle est indispensable donc.

romecinecitta

Du haut de ces temples, 100 000 000 de dollars vous contemplent

Interlude : Swiss Post, la découverte dont on se serait bien passé

En Italie la Poste est privatisée, nous l’avons découvert trop tard pour nous faire rembourser nos 15 euros payés pour 10 timbres à la Swiss Post à un kiosque à journaux (contre 8,50 les 10 dans une Poste régulière). Pour ce prix là, le courrier se poste dans une pauvre boîte aux lettres en carton disponible dans certains commerces (il faut une carte pour les trouver), et une semaine après, on est toujours sans nouvelles des cartes postales du Pape qu’on a fait partir (EDIT : les cartes ont finalement mis 3 semaines à arriver).

Manger

Nous avons surtout suivi les conseils d’Emanuele, le propriétaire de notre B&B, tout en faisant en sorte de nous ménager quelques surprises – par exemple commander des pâtes un peu au pif sans trop chercher à savoir de quoi serait fait l’accompagnement (wahou, quelle aventure). Sinon, oubliez vos fantasmes de sérénade et spaghetti à la lueur des bougies sur la placette typique : les serveurs romains voient des dizaines de trognes de touristes tous les jours, ils sont plutôt bravaches et bourrus, et vous renvoient facilement à votre place de client parmi d’autres. L’avantage c’est que même dans des endroits bondés, on vous fout une paix royale. Le revers c’est qu’il faut donc s’imposer pour se faire entendre. Maîtriser quelques mots d’italien et ne pas hésiter à vanner est un plus qui peut facilement détendre un repas. Ils roulent des mécaniques, oui, mais on reste quand même loin du mépris crasse qui fait la réputation de nos serveurs français.

Interlude : pane et coperte

Attention, si on vous sert une corbeille de pain d’office, sachez qu’il y a de grandes chances qu’elle soit payante. Le « pain et le couvert » peuvent faire grimper l’addition de 6 euros pour deux, comme chez l’Hostaria Da Pietro (via Gesu e Maria), un restaurant surcôté à fuir comme un plat de “verdure” facturé 15 euros !

romeobikaCiro (Vialle Mercede) : un restaurant autant fréquenté par les touristes que les autochtones en costume cravate et les jeunes employés en pause déjeuner : ça rassure. Peut-être un peu bruyant, mais on sait pourquoi on y va : des pâtes fraîches et des prix plutôt doux. Comptez moins de 50 euros pour deux entrées, de la foccacia (pain fait de pâte à pizza cuite au four, très bon), un plat de gnocchis et un de papardelle con porcini, une pinte de bière, ¼ de vin rouge en pichet et un café.

Obika : une chaîne qui compte près d’une vingtaine de restaurants dans le monde, et dont on espère qu’elle arrivera prochainement au moins à Paris. Il s’agit d’un bar à mozzarella. Et qui dit mozza en italie dit mozarella di buflone, la vraie, qui est à la mozza Galbani d’Intermarché ce qu’une escort-girl à 5000$ la nuit est à la veuve-poignet. Une mozza appellation d’origine protégée, une mozza qui se déguste  en 4 variétés : paestum, pontina (forte), affumicata (fumée, un must) et burrata (crémeuse). Fuck yeah ! Addition de 39 euros pour un repas à emporter pour 2 : un petit accompagnement d’artichauts, de la foccacia, et 4 grosses boules de mozza donc, qu’il a été un poil difficile de finir !

Recommandé aussi : Osteria Zi Mberto (piazza Giovanni della Malva), addition de 44 euros pour 2, et Vitti, piazza San Lorenzo in Lucina, 42 euros pour 2.

Interlude : pièges à touristes

14 euros, c’est le montant de la note au San Silvestro Caffé, tout ça car il est situé sur une place… des plus banales. 6,50 euros le chocolat chaud, 5,50 le Nestea à la pêche, 2 euros de service… on ne nous y reprendra pas.

Dormir

Au B&B Cenci. Le voyage étant un cadeau pour Sabrina, qui lit Envrak (car elle écrit dedans) on ne dévoilera pas les prix. Sachez que c’est le genre de rade où on vous offre une bouteille de chianti à l’arrivée, où le mini-bar est compris dans le coût de la nuitée, et où on vous change le PQ tous les jours (ce qui nous a bien fait rire). Chambre calme, Wi-fi, petit-déjeuner ok, proprio réglo, et, cerise sur le cannolo : une situation idéale, à 50 mètres de la fontaine de Trevi et 300 mètres de la station de métro Barberini.

Voyager

Par Air France (au départ de Marseille), et rien d’autre parce que le discount, çay le mal. Une fois arrivés à l’aéroport Fiumicino, comptez 48 euros le taxi, prix affiché sur leurs portières, pour rallier les 16 bornes jusqu’au centre-ville, et 8 ou 14 euros environ le train jusqu’à la gare centrale Termini. Mais là-dessus on est un peu flous. Bien que nous ayons acheté au retour un billet seconde classe pour un train qui affichait un trajet d’une heure (TER ?)  nous nous sommes retrouvés dans un Leonardo Express qui a rallié l’aéroport en une demi-heure environ. Sans qu’un contrôleur ne vienne nous mettre une prune éclairer sur les prix.

Voyager (bis)

En créchant en centre-ville, tout est faisable à pied, sauf Cinecittà et, dans une moindre mesure, le Vatican. Les deux lignes de métro romaines se croisent à Termini et le tramway peut s’avérer aussi très utile pour rejoindre le quartier Trastevere (quartier bobo moins fréquenté par les touristes). Le ticket est à 1,50 euros.

Épilogue : le café italien

Il est épais et tassé sur un centilitre ou deux à tout casser, molto ristretto donc. Mieux vaut avoir un bon estomac.

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