VBIFL : The way, the way, I like it (air connu)

15/12/11 par  |  publié dans : Carnets, Voyages | Tags : ,

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Aux Etats-Unis, tout (ce qui se vend) est comme vous le voulez. S’il ne l’est pas il le sera. Et surtout, ô surprise, quand ce qui se vend se mange. Vous n’aimez pas les tomates ? Qu’à cela ne tienne, Burger King les retirera de votre hamburger. Vous n’aimez pas le côté épicé des tacos épicés ? Le cuisinier mexicain allègera votre plat. Vous pensez que la glace au chocolat c’est vachement meilleur que le ketchup pour tremper ses frites dedans ? Wendy se fera un plaisir de vous servir un petit pot de glace en lieu et place du petit pot de ketchup (- anecdotes tirées de faits réels).

In the end, les citoyens américains sont devenus bien meilleurs que les professionnels de la gastronomie (sic) pour déterminer des meilleurs « assemblages gustatifs ». Ces derniers en ont dès lors tiré toutes les leçons qui s’imposaient. D’une part, ils briefent sérieusement leurs employés qui n’auront le droit de questionner les réquisitions formulées par les clients (« Oh ça a l’air super votre idée de glace au chocolat ! »). D’autre part ils créent / adaptent les lieux de restauration afin qu’ils soient peu à peu entièrement dédiés aux préférences individuelles. Ainsi, sont nés les Subways – où l’on choisit chaque détail de son sandwich – les Sninny Dip – où l’on choisit chaque détail de son yaourt glacé – ou encore les Five Guys – où l’on choisit chaque détail de son hamburger. Et puis, les « chefs » (re sic) ne s’esquintent plus la cervelle à élaborer de savoureux mélanges pour votre pizza : à vous de choisir la totalité de vos ingrédients ! La reine, la quatre saisons, ça ne se fait plus dans les chaînes de pizzeria. Ici vous partez de la pâte, de la sauce tomate et à vous de jouer. Alors que bon, si Pizza Hut ne m’avait jamais suggéré de mélanger du jambon et de l’ananas sur ma pizza, jamais je n’aurais osé – j’ai l’esprit très étroit – et pourtant, c’est désormais ma préférée – après toutes celles aux quinze mille fromages, on est d’accord.

Le défi n’est en fait pas si risqué : la plupart du temps, si vos souhaits ne sont pas scrupuleusement respectés ou si le résultat n’est pas à la hauteur de vos espérances (ah), vous pourrez à loisirs renvoyer votre assiette et en obtenir une nouvelle. Comme à la maison. Bien sûr, la crise cardiaque n’est jamais loin lorsque l’on voit ces jolies crêpes être remplies de cheddar et raisin ou encore de beurre de cacahuète, jambon et cassis ; mais après tout, le client est roi – à tout le moins son estomac.

Illustration © PA

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