César 2009

27/01/09 par  |  publié dans : Cinéma | Tags :

Les nominations sont tombées : un plébiscite attendu pour Mesrine, une seule citation pour les Ch’tis, et une sérieuse option pour Entre les Murs de Laurent Cantet. Fort de sa palme d’or et de son beau parcours en salles, ce dernier se retrouve favori. Il récolte 5 nominations (film, réalisateur, scénario adapté, son et montage), et s’impose malgré une quasi absence d’acteurs professionnels. Face à lui, trois sérieux concurrents cumulant pour leur part 9 chances de repartir avec des lauriers y compris la récompense suprême (film de l’année) : le Conte de Noël d’Arnaud Desplechin vaut à son auteur d’être considéré par l’académie comme l’un des meilleurs réalisateurs de l’année et à 3 de ses acteurs de trinquer au Fouquet’s – victoire ou pas – après la cérémonie: Anne Consigny et Jean-Paul Roussillon dans les catégories “second rôle”, et Laurent Capelluto chez les espoirs masculins.

Entre les Murs, bien parti pour remporter le césar du meilleur film.

Succès inattendu de l’année, Séraphine de Martin Provost (en lice chez les réalisateurs) permet à Yolande Moreau de convoiter un second césar 4 ans après celui qu’elle avait remporté pour Quand la mer monte.
9 nominations également pour Le premier jour du reste de ta vie (Rémi Bezançon), à qui Envrak remet le prix du plus beau titre de film de l’année. L’académie a choisi pour sa part de distinguer ses interprètes : Jacques Gamblin (acteur), Marc-André Grondin (espoir), Pio Marmai (espoir), Déborah François (espoir).
Enfin, c’est donc le diptyque de Jean-François Richet consacré à Mesrine qui fait office de mastodonte avec 10 nominations, dont une pour Vincent Cassel. Ce dernier se voit confronté à Albert Dupontel, magnifique dans Deux jours à tuer (Jean Becker), François-Xavier Demaison pour le biopic d’Antoine De Caunes consacré à Coluche, ainsi qu’à Guillaume Depardieu, en lice à titre posthume pour son rôle de SDF dans Versailles.

Vincent Cassel, favori pour le césar du meilleur acteur.

Chez les actrices, le discours de la gagnante pourrait bien être déclamé avec l’accent british : l’anglaise Kristin Scott Thomas – favorite pour Il y a longtemps que je t’aime – aura pour principale concurrente l’écossaise Tilda Swinton (Julia, de Erick Zonca). A leurs côtés, les habituées Sylvie Testud (Sagan), et Catherine Frot (Le crime est notre affaire). La surprise pourrait néanmoins venir de Yolande Moreau, sur qui Envrak parie quelques kopeks.
Dans les catégories second rôle, outre les acteurs déjà cités, on notera la présence du chanteur Benjamin Biolay pour Stella, face à Roshdy Zem (La fille de Monaco), et aux vétérans Pierre Vaneck (Deux jours à tuer), et Claude Rich (Aide-toi, le ciel t’aidera). Chez les femmes, Anne Consigny se retrouve pour sa part confrontée à Karin Viard (Paris), Jeanne Balibar (Sagan), Edith Scob (l’Heure d’été) et Elsa Zylberstein (Il y a longtemps que je t’aime).

Comme à l’accoutumée, le cinéma américain se taille la part du lion dans la catégorie “film étranger”, avec 3 représentants : Into the Wild (Sean Penn), Two Lovers (James Gray), et There will be blood (Paul Thomas Anderson), vont devoir se défaire de Valse avec Bachir (Ari Folman, Israël – très probable lauréat), Gomorra (Matteo Garone, Italie), et des belges Eldorado (Bouli Lanners) et Le silence de Lorna (Luc et Jean-Pierre Dardenne).

Deux chanteurs fouleront eux aussi le tapis rouge : Sinclair et Jean-Louis Aubert, dont les partitions leur valent une nomination pour Le premier jour du reste de ta vie et Il y a longtemps que je t’aime.

Une curiosité : la présence de Raphaël Chevènement nommé pour son court-métrage Une leçon particulière. Peut-être l’une des innombrables occasions d’entendre le célèbre refrain “je ne serais pas là aujourd’hui sans mon père”.

Les coups de cœur de la rédactrice : Un conte de Noël, Into the Wild, There will be blood, Dupontel, Vaneck, Consigny, Desplechin et Moreau.

Et ses coups de gueule : l’absence de Mathieu Amalric, magistral dans le film de Desplechin, au profit de Demaison – sans démériter, sa présence parmi les nominés doit beaucoup au genre “biopic”, toujours très césarisable.
Déborah François et Grégoire Leprince-Ringuet, éternellement nommés dans les catégories “espoir” alors qu’ils ont fait plus d’une fois leurs preuves.

(La liste complète des nominations sur le site des César)

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