4, 5, 6… Jennifer’s Nombre

20/10/09 par  |  publié dans : Cinéma, Sorties | Tags :

 

Un canon de vulgarité mange des hommes pour survivre. Ça ne pouvait être qu’une blague. Mais elle aurait pu être drôle. Écrit par la scénariste de Juno (insistent les affiches), Jennifer’s body est aussi réalisé par Karyn Kusama, qui gâchait le potentiel de Charlize Theron dans son bide Aeon Flux. Ici, rebelote avec Megan Fox, l’égérie de Transformers. Sans être bonne actrice, la brune pulpeuse remplit l’écran (et ses tops) au point de rendre intéressante n’importe quelle scène tendancieuse – de fait, elle vomit du poulet comme personne. Sa présence ne sauve cependant pas la réalisation plate et le scénario reste beaucoup trop correct en dépit de dialogues parfois sentis. La comédie d’horreur gore prend alors des airs de sous-Jusqu’en Enfer : le délire est là, le talent et l’audace beaucoup moins évidents.

Une gentille fille et un bad boy se retrouvent sur le même train pour émigrer. Attention clichés : histoire d’amour basique dans belle photographie. Ici, les couchers de soleil chabada ont surtout le mérite de magnifier l’Amérique Latine que la guerre des gangs takatak rend moins que fréquentable. La rencontre de Sin Nombre est donc celle du romantisme et de la violence, a priori c’est bien. Les acteurs éclairent le film sans faire d’étincelle, la camera se trouve ici et là, la fin se devine sans gangrener le plaisir. Une tiédeur agréable qui s’apprécierait sans se retenir si le film de Cary Fukunaga ne contenait pas ces quelques plans efficaces des toits du train où les clandestins font leur voyage. Il y a là une promesse d’avenir, à vérifier ultérieurement.

Quatre courts-métrages d’animation pour le prix d’un. La proposition présente typiquement un problème de menu : si les restos suggèrent entrée/plat ou plat/dessert, c’est bien parce que tout prendre serait trop copieux. Ici, le quatrième (et malheureusement principal) film Le printemps de Mélie (28 min) représente le sucré final qui se refuserait volontiers ; les trois autres étant à déguster. Si Tôt ou tard (5 min) se veut juste sympathique, La Leçon de natation de Danny de Vent (9 min) et Le Joyeux petit canard (The Happy Duckling) de Gili Dolev (9min) sont des bijoux cinématographiques. Le premier parce qu’il installe l’angoisse par un enfant de 5 ans dont toutes les peurs se retrouvent partagées. Le second pour son utilisation du livre en relief qui offre d’originales possibilités graphiques. Un décalage à saluer !

Le conseil : amis de la dérision et de l’indulgence, vous trouverez distraction cette semaine. Toi l’exigeant, trouve autre chose pour t’occuper.

Semaine précédente : http://www.envrak.fr/breve-113-the-descent-la-nana-panda

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Pas de commentaire

    Engy  | 22/10/09 à 0 h 13 min

  • Et Beetlejuice ressort cette semaine :)

  • H  | 22/10/09 à 12 h 06 min

  • Hum… sur 5 copies… !

Laisser un commentaire