The Descent : La Nana Panda

14/10/09 par  |  publié dans : Cinéma, Sorties | Tags :

 

Une équipe de sauvetage s’apprête à mourir. Ne savent-ils pas qu’ils sont attendus au tournant? Les membres du film d’abord, qui ont réussi The Descent et manqué Part 2. Faire passer le monteur Jon Harris derrière la caméra et le réalisateur Neil Marshall à la production exécutive, aurait pu être une bonne idée si leurs chevilles n’avaient pas étouffé leur vigilance. Les personnages ensuite, qui doivent bien se douter que si la nana sort de la grotte couverte de sang quelques jours après y être entrée (une seconde presque bonne idée, gâchée par les incohérences), c’est qu’il y a danger. Mais non. Les points forts du premier opus – relations des filles, méchants blanchâtres (devenus grisâtres/sanglants), immersions de surnaturel – sont remplacés par les règles du plus banal teenage movie.

Une servante aigrie s’ouvre à la bonne humeur. Le film de Sebastian Silva (II) se tient sous le joug de la frustration. Du personnage d’abord, qui s’est renfermé au fil des années en adoptant des enfants qui ne seront jamais les siens. Qui s’ouvre pourtant beaucoup trop vite, au premier contact amical extérieur, comme s’il suffisait d’un câlin pour sauver le monde (on aimerait bien). Des spectateurs ensuite qui s’inquièteront peut-être de la superficialité de La Nana quand son sujet semblait complexe et propice à un humour bien senti dans un propos bien amené : la bonne s’excite sur ses successeuses en tant que membre d’une famille à laquelle elle n’appartient pas. Beaucoup de dommages pour et sur d’originales trouvailles.

Une petite fille choisit un panda pour papa. Et de trois, pour une semaine de déception bien remplie. Si on retrouve avec plaisir les prémices de Mon voisin Totoro d’Hayao Miyazaki, ici au scénario, force est de constater que même les génies débutants font du travail de débutants. Mouvements et décors peu soignés dérangent la narration trop enfantine – sauf pour les enfants ? – à laquelle manquent le décalage (Mes voisins les Yamada) ou la tristesse (Pompoko) propres à Isao Takahata. L’intérêt de ressortir ces deux moyens métrages des années 1970 (Les Aventures de Petit Panda et Panda Kopanda, le cirque sous la pluie) pour les coller bout à bout sans même ôter les génériques paraît n’être qu’économique. A en regretter Ponyo.

Le conseil : voilà une occasion de revoir The Descent ou Le Tombeau des lucioles, ce qui promet un bien meilleur moment que de se déplacer pour les films ci-dessus, ni bons, ni toutefois mauvais.

Semaine précédente : http://www.envrak.fr/breve-112-la-funny-varga-danse

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1 commentaire

    Marionnnnnnnnnnnnnn  | 14/10/09 à 16 h 12 min

  • ça c’est dit!

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