Cannes 2014 – Journal de bord #1

15/05/14 par  |  publié dans : Cinéma | Tags : ,

Enfermés dehors

A Cannes il y a la course pour la palme, ces mêmes têtes qui font de grands films (mais n’en n’ont pas le monopole) et la UNE des médias généralistes. Il y a également les sections parallèles – Un Certain Regard, La Quinzaine des réalisateurs, la Semaine de la Critique – tout aussi intéressantes, parfois même davantage. Cette année Envrak a tenu à couvrir le festival de Cannes de manière plus exhaustive, plus éclectique, et a donc envoyé deux rédactrices sur la croisette : Emi couvrira la sélection officielle, et une partie des films Un Certain Regard ; Engy couvrira la Quinzaine des réalisateurs, et une partie de la Semaine de la critique. Ce qui suit constitue leur journal de bord.

Mercredi 14 mai

Valise, check. Train, check. Arrivée à Cannes, check. Location qui coûte un bras (900€ les 11 nuits pour 2, à nos frais puisqu’Envrak est bénévole), check. Tandis qu’Emi va chercher son accréditation presse pour la sélection officielle, je bois une pinte (à 7€) avec un ami journaliste – le bureau de la Quinzaine étant fermé. Jusqu’ici, à part pour nos comptes en banque, tout va bien. Acheter du PQ : check. Retrouver sa collègue envrakée à la sortie de Timbuktu, check. Prendre un verre avec une connaissance commune, check. Tandis que nous retournons à l’appartement à une heure encore raisonnable, je m’inquiète. Jusque là, à part une légère baisse de température, tout va trop bien. Ceux qui suivent nos péripéties au festival international du film depuis 2012 savent. Il nous manquait la guigne : Emi et moi nous retrouvons coincées à l’extérieur de l’immeuble une heure durant – la vessie contractée – à cause d’un problème d’électricité. Le gardien est formel : ce n’est jamais arrivé auparavant. Il faut neuf personnes, dont deux à l’intérieur du bâtiment pour débloquer la porte, et surtout : le coup d’épaule d’un locataire, hautement sympathique, et largement baraqué – prix d’interprétation. Ce moment épique, quant à lui, s’avère notre palme de cette première soirée.

Nos rocambolesques aventures de fin de soirée n’auront pas réussi à ternir mon état de semi euphorie à l’idée d’être pour la première fois officiellement accréditée presse pour le Festival. Je peux vous garantir que ça change tout, même si sur l’échelle des accréd’ j’ai obtenu une jaune (qui se place bonne avant-dernière dans les avantages qu’elle procure). Je n’ai d’ailleurs pas hésité un instant en testant le pouvoir de mon précieux en faisant la queue (avec 1h30 d’avance) pour accéder victorieusement à la première projo d’un film en compétition officielle, Timbuktu. Ce film surprenant donne le “La” d’un festival qui je l’espère sera rempli de BONNES surprises (je préfère insister sur le bonnes vu le côté poissarde que l’on traîne à Envrak).


Le tournage de Timbuktu d’Abderrahmane Sissako par franceculture

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