Cinéma allemand 2012 : Les Disparus et Un Week-End en Famille

25/10/12 par  |  publié dans : Cinéma | Tags : ,

LES DISPARUS de Jan Speckenbach

Les enfants ont disparu. Rempli de suspense est mon cœur à la vue de ces questions qui se chamboulent dans mon crâne : ” mais où sont-ils passés ? Que font-ils ? Que préparent-ils ? Mais que se passe-t-il ?”. La réponse : rien.

Jan Speckenbach a choisi un acteur à l’aspect facial proche de celui de Robert Knepper (T-Bag dans Prison Break) des petits jours coiffé à la façon d’un Brad Pitt dégarni. Le suspense est définitivement présent. Cette coiffure improbable tiendra-t-elle ou se verra-t-il décoiffé ? A côté de cette intrigue, un film se déroule lentement et présente un homme en caban dans la campagne allemande qui cherche des enfants volatilisés.

Les images sont propres, parfois jolies mais cette atmosphère vide et lente rend les voisins de siège bien plus intéressants que l’écran. Les plans sont exécutés sur trépied avec très peu de mouvement à l’intérieur du cadre, les dialogues ne mènent à rien et seule une des dernières image, celle ci-dessous, s’avère réellement réussie. La seule à sembler sensée, poétique et réfléchie à l’égard de l’heure et demi passée.

Le reste du film ? Une ambiance malsaine qui se développe dans des plans traitant apparemment sans le vouloir de la pédophilie. Le dénouement se fait attendre et ne rattrape pas le film, au contraire. Les Disparus (Die Vermissten) plane dans une sorte d’attente interminable où la représentation du vide par le vide semble une méthode narrative bien trop facile pour en faire un film efficace.

UN WEEK-END EN FAMILLE de Hans-Christian Schmid


Un week-end en famille se permet d’être aussi long que certains week-ends en famille.
La psychologie des personnages est bien sentie et le film se base dessus : les relations père-fils, mère-fils, fils-fils.

Le plus charismatique reste Ernst Stötzner, interprète du père arrogant Günter et mari de Corinna Harfouch, Gitte, le personnage qui permettra de décanter la situation lors de l’élément déclencheur tant attendu.

Aucun réel attrait ne survient, l’éclairage est maitrisé et l’ensemble sans artifice ni originalité. L’image se veut propre mais ce facteur apparaît maintenant une constante dans le film numérique ; le risque devient de faire quelque chose de trop lisse et de normalisé, une tendance que Formentera et bien d’autres embrassait déjà et que ce film suit également.

Aucun élément ne semble voué à une analyse approfondie, tout semble produit en surface et seuls les acteurs et leurs traitements sortent de la structure filmique basique. Un week-end en famille n’a alors rien pour équilibrer un film basé sur des effets scénaristiques et qui malheureusement jamais ne risque quelque chose…

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