[Cinéma des antipodes 2011] : le palmarès

17/10/11 par  |  publié dans : Cinéma, Sorties | Tags : ,

Le Festival des Antipodes,13ème du nom, est terminé. Et une nouvelle fois, c’est un arrache-cœur. Cette dernière journée est celle du partage. Un seul film en compétition le matin et le reste de la journée à délibérer, à échanger des positions, des ponts de vue. On discute avec la présidente Helen Buday et son mari Marc, avec les bénévoles et avec les réalisateurs australiens, Michel Rymer et Nadia Tass. On parle de rugby avec le romancier Philip MacLaren. La douceur de la Place des Lices avant la tempête des remises des Prix. C’est le grand soir, les toilettes sont de sortie. Mon pronostic du midi s’avère exact. Prix du Public et meilleur acteur (Luke Ford) pour Face To Face de Michael Rymer, Prix de la meilleure actrice pour Jacinda Barrett (Matching Jack), Prix exceptionnel pour Daniel Connors, le jeune interprète de Toomelah et Grand Prix pour Lou de Belinda Chayko. Rien à dire. Le jury a fait honneur à son statut. Dîner au Byblos. Echange de cartes de visite. Et encore du partage. La projection d’Alexandra’s Project de Rold De Heer (2003) permet à certains de connaître le travail d’Helen Buday.

CANARD-NANAR

Le film de clôture ne laissera que peu de traces. Comédie romantique un peu loufoque dégoulinant de chansons de Queen, Love Birds narre les aventures d’un homme et d’un tadorne. Malgré les présences de Matthew Metcalfe, Emily Barclay et Bryan Brown, le film est un pur nanar (canard-nanar). Dîner au Byblos. Vins australiens et néo-zélandais, on mélange les deux prenant de l’avance sur la mêlée de demain. On discute musique avec Michael Rymer et Matthieu Delarive, on échange encore avec Julie De Bona, Isabelle Doval. On trinque avec les bénévoles. On évoque déjà l’année prochaine. On avance des noms : Geoffrey Rush, Hugh Jackman, Toni Colette, mais aussi Jimmy Barnes, Angry Anderson. On désire que ce Festival soit plus connu, plus couru. On aimerait y rester toute la semaine, s’enquiller tous les courts et longs métrages. On souhaite que les œuvres vues trouvent leurs distributeurs. On se dit qu’avec des gens de bonne volonté, tout est possible. On se dit que qu’il faut qu’on se réveille, qu’on se ne laisse pas dicter nos choix et nos envies. Qu’on soit comme une équipe de rugby : un seul homme. On se dit qu’il faudrait plein de Bernard Bories. Et on aime cette idée d’un cinéma rassembleur. Un cinéma dur, honnête et vrai. Et on se dit vivement l’année prochaine !

(photos : Lou)

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