Des places à gagner pour “Renoir”, en salle le 2 janvier

20/12/12 par  |  publié dans : Cinéma, Sorties | Tags : ,

renoir-affiche1915. Sur la Côte d’Azur. Au crépuscule de sa vie, Pierre-Auguste Renoir (dit Auguste Renoir) est éprouvé par la perte de son épouse, les douleurs du grand âge, et les mauvaises nouvelles venues du front : son fils Jean est blessé… Mais une jeune fille, Andrée, apparue dans sa vie comme un miracle, va insuffler au vieil homme une énergie qu’il n’attendait plus. Éclatante de vitalité, rayonnante de beauté, Andrée sera le dernier modèle du peintre, sa source de jouvence. Lorsque Jean, revenu blessé de la guerre, vient passer sa convalescence dans la maison familiale, il découvre à son tour, fasciné, celle qui est devenue l’astre roux de la galaxie Renoir. Et dans cet eden Méditerranéen, Jean, malgré l’opposition ronchonne du vieux peintre, va aimer celle qui, animée par une volonté désordonnée, insaisissable, fera de lui, jeune officier velléitaire et bancal, un apprenti cinéaste…

Le père, le fils, et le sein esprit

Derrière chaque grand homme, se cache une femme. Entrée dans la postérité sous le nom de Catherine Hessling (son nom d’actrice), tombée dans l’oubli sous celui de Andrée Heuschling (son véritable nom), la femme qu’incarne Christa Théret dans Renoir, de Gilles Bourdos, est restée dans l’ombre de deux monuments. Pierre-Auguste Renoir, au crépuscule de sa vie, immortalisera ses courbes et sa chevelure rousse. Jean Renoir, à l’aube de sa carrière, en fera son épouse, puis son actrice. Gilles Bourdos en fait le personnage central d’un film qui ne porte pas son nom à elle, mais leur nom à eux. Dans Renoir comme dans la vie, Andrée/Catherine n’est qu’une esquisse, une grande illusion. Bourdos se plait parfois à la filmer comme Renoir aimait la peindre : toujours nue, souvent de dos. Mais sous toutes les facettes, l’actrice Christa Théret est rayonnante, à tel point qu’on lui pardonne les nombreuses scènes surjouées – après tout, la femme qu’elle incarne a été surpeinte.

Renoir Christa Théret

Le réalisateur aurait pu retracer à l’écran toute la carrière de Pierre-Auguste Renoir. S’il fait le choix de ne raconter que les dernières années de sa vie, c’est pour mieux rendre hommage à son ultime muse, injustement retombée dans l’anonymat après avoir illuminé les derniers tableaux du père et les premiers films du fils. C’est aussi pour esquisser le portrait d’un cinéaste en devenir – Jean, alors tiraillé entre son engagement militaire et ses aspirations artistiques – et raconter ce qui liait les deux Renoir : une admiration mutuelle, des points de vue divergents sur la guerre qui déchire l’Europe, un art impossible à transmettre, la douleur partagée : celle du deuil qui frappe la famille (la femme de Pierre-Auguste vient de mourir), et celle, physique, qui paralyse le père (dont les mains et les genoux sont déformés par l’arthrite) et handicape le fils (revenu blessé de la guerre, Jean a frôlé l’amputation)…

Bourdos est cinéaste mais c’est à la manière du peintre, qu’il filme, choisissant soigneusement ses teintes dans une palette dont il exclut les couleurs froides, et aidé par des décors naturels de toute beauté. A la rigueur formelle et austère du chef d’œuvre de Maurice Pialat, Van Gogh (auquel de nombreuses critiques de manqueront pas, à tort, de le comparer), Renoir oppose une sensualité attendue pour qui est sensible à l’art du maître impressionniste. Tout, des étoffes délicatement soulevées par le vent aux ondoiements de la couleur terre de sienne dans un verre d’eau, des gros plans langoureux sur le corps de Christa Théret aux tournoiements du pinceau sur la toile, plonge le film dans une atmosphère voluptueuse et feutrée. Lui reprocher son classicisme (assumé) serait faire un mauvais procès à Gilles Bourdos, qui signe un double biopic élégant et raffiné, magnifié par la présence de Michel Bouquet et le jeu toujours juste de Vincent Rottiers. Christa Théret, elle, apporte cette touche de lumière que tout peintre veut imprimer sur la toile : la touche finale d’un tableau réussi. Ici, celle d’une vie entière.

 Envrak vous fait gagner des invitations pour deux personnes, pour aller découvrir le film en salle à sa sortie, le 2 janvier prochain. Il suffit pour participer, de remplir le formulaire ci-dessous. Les places sont valables dans tous les cinémas.

Concours ouvert jusqu’au 2 janvier 2013. Pour participer, il vous suffit de répondre correctement à une question sur le film “Renoir” et d’indiquer votre nom, votre prénom et votre adresse postale complète. Dix gagnants seront tirés au sort parmi les bonnes réponses. Une participation par foyer. Vous disposez d’un droit d’accès, de modification, de rectification et de suppression des données qui vous concernent (loi ‘informatique et Libertés’), les données fournies sont réservées au seul cadre du concours. Jeu réservé à la France Métropolitaine, Corse incluse.

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