[Dossier] Festival du Cinéma Allemand 2012

28/10/12 par  |  publié dans : Cinéma | Tags : ,

Armé d’une connaissance nulle en cinéma allemand et d’une LV2 espagnole menée de mano de maestro, Joris a (dé)couvert le 17ème Festival du cinéma allemand de Paris 2012. Retrouvez ces – douze ! – critiques ci-dessous.

Oh Boy ! de Jan Ole Gerster



Un joli premier film survolant la société berlinoise…

“Une réflexion sur le jugement du psychologue ou la frigidité des contrôleurs de transport en commun sont deux des sujets anecdotiques abordés, la stupidité de la jeunesse racaillante toute vêtue de Lacoste a elle aussi le droit à son moment de gloire.”

FORMENTERA d’Anne-Kristin Reyels et LA GRÂCE de Matthias Glasner

Où le film au soleil aurait pu prendre exemple sur le film dans la neige…

“L’atmosphère est à la robe le jour et à la bougie le soir, les sourires du diner remontent des joues rosies par le soleil espagnol, les rires allemands sont les seuls audibles à plusieurs kilomètres dans un cadre idyllique et calme, où le repos de Ben et Nina semble bien amorcé dès les premières images.”

Condition de Thomas Heise et Beauté de Carolin Schmitz

Des arrières de Benoit XVI aux derrières de 5 allemands…

“Après 30 minutes de longs plans panoramico-agricoles sur de vastes étendues du paysage germanique, les paupières sont lourdes. Le pitch nous assure que Condition est censé suivre de l’intérieur le voyage du pape Benoit XVI dans son pays natal. Pourtant aucune toge n’est à déplorer depuis le début de la séance.”

Hotel Lux de Leander Haußmann et Guerrière de David Wnendt

De la grosse production pré-nazie au film de fin d’étude néo-nazi…

“Découvrir le cinéma allemand, c’est aussi découvrir l’histoire d’un pays, de sa population, sa façon de vivre et sa façon de le montrer. Si l’époque 33-45 reste taboue en France, l’Allemagne semble paradoxalement en avance sur son recul. Dans Hotel Lux, Hitler chante avec Staline […] Entre autres.”

Les Disparus de Jan Speckenbach et Un week-end en famille de Jan Speckenbach


Quand l’intérêt disparait en même temps que les gens.

“Jan Speckenbach a choisi un acteur à l’aspect facial proche de celui de Robert Knepper des petits jours coiffé à la façon d’un Brad Pitt dégarni. Le suspense est définitivement présent. Cette coiffure improbable tiendra-t-elle ou se verra-t-il décoiffé ? A côté de cette intrigue, un film se déroule lentement […]”

La Dernière belle journée de Johannes Fabrick et Next Generation Short Tiger (courts-metrages)


De l’ancienne vidéo au nouveau cinéma.

“Par quel truchement se concrétisent alors ces sentiments ? La Dernière Belle Journée n’est pas un beau film, ni même un beau téléfilm. Sommes-nous passés à côté ? Était-ce la fatigue ? Est-ce une preuve que la forme ne fait pas la réussite d’un film ? Ou simplement la tristesse de voir le 17ème festival du cinéma allemand tendre vers la fin ? “

L’Invisible de Christian Schwochow

Le coup de cœur d’un Joris fatigué par sa semaine intensive de critique

“Christian Schwochow réussit là où les Formentera d’Anne-Kristin Reyels et autres Les Disparus de Jan Speckenbach (lire les articles ci-dessus) se perdent dans un manque de jeu avec le spectateur. Ici, les questions du spectateur reçoivent une réponse dans le plan suivant la question ou se voient frustrées d’une non réponse et provoquent alors un intérêt plus grand encore.”

Bilan du 17ème Festival du Cinéma Allemand de Paris, par Joris.

Par soucis de fainéantise et de respect de la concision allemande, nous procèderons à ce bilan par tirets. Ainsi nous aurons appris que :

– Guten Aben veut dire « Bon appétit ».
– Que regarder un film c’est bien, le critiquer c’est dur.
– Que les sièges de la salle 1 de l’Arlequin sont doux.
– Que la langue allemande a une certaine poésie.
– Que la femme allemande a des cheveux courts.
– Que le cinéma c’est ennuyeux, intéressant, lourd ou subtil, mais toujours beau.
– Et tandis que le Prix du Public fut Oh Boy !, le Prix du Joris est L’Invisible.

Plus d’information sur : http://www.festivalcineallemand.com/

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1 commentaire

    Héloïse  | 31/10/12 à 9 h 08 min

  • Non non : guten Abend veut dire bonsoir
    (et guten Appetit = bon appétit)

    Oui, la femme allemande à les cheveux courts, c’était déjà le cas dans les années 90 :)

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