Dr Seuss, Le Lorax : avis mitigé

18/07/12 par  |  publié dans : Cinéma, Sorties | Tags :

Le nouveau film des créateurs de Moi, moche et méchant sort ce 18 juillet sur les écrans. Envrak a pu se faire un avis sur Le Lorax, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est mitigé.

Tiré d’un conte pour enfants du Dr Seuss paru en 1972, l’intrigue du Lorax est relativement simple :
A Thneedville, une ville devenue 100% artificielle où la nature n’a plus sa place, le jeune Ted, pour séduire Audrey, sa voisine, se met au défi de lui offrir un véritable arbre. Il devra pour cela percer le mystère de leur disparition auprès du Gash-pilleur. Ce dernier lui racontera l’histoire du Lorax, l’esprit des arbres.

Si les films d’animation ont de nos jours plusieurs niveaux de lecture qui permettent aux grands et aux petits de passer un agréable moment, autant le dire tout de suite ; Le Lorax est, lui, clairement orienté jeune public. Pas spécialement de blague destinée aux parents ou de référence qui renverrait à « un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître ». Juste un joli film d’animation, plaisant bien que convenu.

Techniquement le film est irréprochable. Les images sont belles, les textures superbes, l’animation des cheveux, poils et fourrures des différents personnages carrément bluffante. Néanmoins, la remarque était – encore – sur toutes les lèvres à la sortie de la projection : mais à quoi sert la 3D ?

3D -Remède miracle pour film manquant de relief ?

Ici la 3D n’apporte rien d’autre qu’un petit mal de crâne en quittant la salle. Les procédés actuels ont tendance à réduire la luminosité des films, ce qui se corrige décemment s’agissant d’un dessin animé numérique, mais à moins de le regarder sur un écran immense qui couvrirait tout le champs de vision, inévitablement, à un moment où à un autre, l’objet en relief viendra buter dans le cadre. C’est là toute la difficulté d’un film destiné à être exploité tant en 2D qu’en 3D.

Un film d’animation sur l’écologie renvoie forcément un peu à Wall-E (Pixar) et la comparaison est sans appel. Quelle était la volonté des scénaristes en incorporant quelques chansons ? Marcher sur les plates-bandes de Disney ? Si tel est le cas, c’est raté, du moins dans la version française : les chansons ne percutent pas, ne sont pas entêtantes comme peuvent l’être celle du studio de la souris aux grandes oreilles.

L’approche écologique s’avère, elle, très simple, pour ne pas dire simpliste. Elle permet aux adultes de faire passer un premier message de sensibilisation à la nouvelle génération – c’est toujours ça de pris. Les chères têtes blondes qui assistaient à la projection en sont sorti ravis en posant déjà des questions à leurs parents. Sur ce point : mission accomplie.


Dr Seuss, Le Lorax, de Chris Renaud.
A partir de 3 ans.
Sortie en salle le 18 juillet 2012

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