DVD Theatre Bizarre – Interview de Karim Hussain

03/10/12 par  |  publié dans : Cinéma, DVDs | Tags : , ,

Nous avions parlé du film omnibus The Theatre Bizarre à l’occasion du festival international du film fantastique en janvier, puis à celle de sa sortie en salle en mai dans un dossier spécial. Aujourd’hui, nous accompagnons ce coup de cœur de Gerardmer 2012 pour sa sortie en DVD et Blu-Ray, ce 3 octobre chez Wildside. Avec, d’une part, un mot sur les suppléments de ce bel objet, et d’autre part, notre interview vidéo de Karim Hussain, chef operateur de trois des courts, et réalisateur de Vision Stains.

En plus de la classique galerie photo et de la bande-annonce, le dvd de The Theatre Bizarre se dote de trois making-off – des courts dans lesquels Karim Hussain a participé – et d’un commentaire audio riche en informations complémentaires.

Mother of Toads, de Richard Stanley

Avec des bandeaux qui ressemblent à ceux de la charte graphique d’Envrak (les tâches d’encres – ou de sang – c’est la vie), le making-off de Mother of Toads s’avère le plus classique. Les coulisses de ce tournage bilingue français-anglais révèlent une actrice claustrophobe, qu’il faut rassurer entre deux prises et la présence à chaque étape d’un consultant en magie, ami du réalisateur, assurance de crédibilité et repousseur de mauvaises ondes. On apprend au passage que Richard Stanley, amoureux de cette région de France, voudrait raconter l’histoire du château de Monségur, avec le budget d’Avatar. Une idée qui fait du bien à notre chauvinisme.

The Accident, de Douglas Buck

The Accident est le petit bijou de The Theatre Bizarre. Son making-off contient, lui aussi, une part de poésie. Notamment lorsqu’apparait l’animal phare de ce segment, le renne, avec son dresseur. Ce renne qu’il faut coucher sur le bord de la route, à l’endroit exact où il est censé agoniser. Et aux acteurs d’attendre respectueusement qu’il veuille bien faire le mort. En noir et blanc, quasi-muettes, les coulisses du court-métrage en montrent son soucis du détail, et une ambiance bonne enfant, malgré l’omniprésence du thème de la mort.

Vision Stains, de Karim Hussain

Et là on est un peu déçu. Parce qu’on a rencontré Karim Hussain à Gerardmer 2012 pour The Theatre Bizarre, puis à Cannes 2012 pour Antiviral de Brandon Cronenberg, en sa qualité de chef opérateur. C’est un personnage drôle et intéressant, dont le discours sur le cinéma se trouve captivant. Le making-off muet de Vision Stains en apprend finalement peu sur son travail, si ce n’est le caractère indispensable – et impressionnant – des effets spéciaux et du maquillage. L’importance, aussi, de voir les actrices sourire entre les plans, plus glauques les uns que les autres.

Commentaires audios

Une déception de courte durée : les commentaires audio – pour ceux qui auront le courage de les écouter – comblent la frustration. Ils sentent l’amour des lieux et de la nature, des tournages qui ne se font pas qu’en studio. Ils transpirent surtout la passion du cinéma dans sa globalité, qu’on retrouve dans l’aspect familial du projet, dans les pieds et mains de l’équipe pour mettre de bonnes idées dans des courts à petits budget.

Plus que des phrases balancées à chaque séquence qui expliqueraient tantôt le cadrage, tantôt les effets, les commentaires de The Theatre Bizarre sont une suite de compliments pour chacun des membres du projet. Un ping-pong également, entre tous ces commentateurs (réalisateurs, chef opérateurs, producteurs, acteurs), qui bavardent tant qu’on ne regarde plus les segments mais qu’on visualise cette discussion autour d’une table basse et de bières fraiches. Entre les références, les détails techniques, les devinettes, de la direction d’acteurs à l’actoring, les anecdotes futiles ou primordiales, de plans tournés en douce sans autorisations ou de ce qu’ils ont mangé sur le tournage, la curiosité du cinéphile est assouvie. Un hic, cependant, il n’y a pas de commentaires sur The Accident.

THE THEATRE BIZARRE, de Douglas Buck, Buddy Giovinazzo, David Gregory, Karim Hussain, Jeremy Kasten, Tom Savini et Richard Stanley.
En DVD et Blu-Ray le 3 octobre chez WILDSIDE. Aux prix respectifs (et indicatifs) de 19,99€ et 24,99€.
Le Blu-Ray contient, en bonus supplémentaire, des entretiens avec les réalisateurs et le co-producteur Fabrice Lambot.

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