Faster pussycat ! Kill kill !

02/05/11 par  |  publié dans : Cinéma | Tags : ,

fasterpussycatkillkic90-g-1024x854Des gros seins, des femmes à poigne, des machos mis au tapis et beaucoup, beaucoup d’immoralité… Pas de doute, c’est du Russ Meyer.

Envrak 69. Difficile de garder son sérieux au moment de constituer le sommaire de ce numéro, et difficile de ne pas aller là où on nous attend. Engy nous a d’ailleurs prévenus : “si vous voulez vous taper un petit délire coquin, vous pouvez“. Bien. Soyons donc coquins, et offrons au lecteur une vidéo de circonstance. Mais on n’obligera personne à désactiver le contrôle parental pour pouvoir la visionner , bien au contraire. Petits et grands, vieux et jeunes, machos et midinettes, poussez le bouton “lecture” et appréciez. Car qui dit “coquin” dit “Russ Meyer”, le pape du gros nibard, le chantre du minou mal rasé, le dieu de l’érotisme rigolo. Russ Meyer, fou amoureux de la femme replette à roploplos. Un féministe génial, qui offre à la mythique (et récemment disparue) Tura Satana et à ses acolytes des rôles de nanas burnées qui écument le désert dans de gros bolides et passent leur temps à faire leur fête aux mâles de tous poils à grands renforts de prises de karaté. Culte à mort, Faster Pussycat ! kill ! kill ! est l’anti-Vixen (série de films qui ont fait la gloire de Meyer). Le film, sorti en 1966, fleure bon l’amoralité, le kitsch et la contre-culture, là où les Vixen privilégient l’érotisme décérébré et assument un mauvais goût lassant. Vénéré par Scorsese et Tarantino pour son montage avant-gardiste, le film fera dire à John Waters que Russ Meyer était le “Eisenstein du cinéma érotique”. Une distinction posthume qui vaut tous les oscars du monde.
A l’occasion de son numéro 69, Envrak célèbre donc Russ Meyer, ses héroïnes roulées des mécaniques et le fameux générique de ce monument du cinéma underground. Faster reader ! watch ! watch !

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