Gérardmer 2013 : même pas peur !

29/01/13 par  |  publié dans : Cinéma | Tags : , , ,

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Cette année, Envrak se plie en quatre pour investir Gérardmer. Deux rédactrices (Engy et Sabrina), une photographe (Capucine) et un cadreur/monteur (Clément) seront sur place pour assurer au festival une couverture polaire. Il fallait au-moins cela pour célébrer l’événement, qui après avoir soufflé le chaud et le froid pendant 20 ans (surtout le froid, médiront certains), pourrait surtout souffler ses dernières bougies à l’occasion de cette édition 2013. Les habitués, depuis longtemps déjà, se contentent de renvoyer un laconique “pffffffff” à la face de quiconque se hasarderait à lancer le débat sur la pérennité du festival. Mais même ceux-là ont aujourd’hui des raisons de s’inquiéter. Car 20 ans, c’est précisément le temps qu’il aura fallu au prédécesseur de Gérardmer – le festival d’Avoriaz – pour jeter l’éponge – la faute à une programmation qui avait fini, les derniers temps, par refroidir pas mal de monde. Autant être honnête : peu de films en compétition avaient, l’an dernier, trouvé grâce à nos yeux. C’est dire si l’appréhension nous a envahis, au moment où est tombée la programmation de cette 20ème édition. C’est dire aussi avec quel soulagement nous l’avons découverte, puisque certains noms ont immédiatement attiré notre attention.

On a hâte :

affichegerardmer2013Simon Pegg : l’acteur britannique, qui nous a tous fait hurler de rire dans Shaun of the Dead (2004), Hot Fuzz (2006) ou encore Paul (2011), fera l’objet, en sa présence, d’un hommage lors de la soirée d’ouverture (le 30 janvier). L’occasion de (re)découvrir Shaun of the Dead et Paul. Beaucoup moins fun mais tout à fait approprié dans la programmation du festival, le Star Trek de JJ Abrams, dans lequel Simon Pegg fait une panouille, sera lui aussi projeté.

Ti West : le réalisateur américain est aussi acteur. Et ça, on ne le savait pas. On pourra juger sur pièce ses compétences en la matière dans le film de Adam Wingard (You’re Next, quota de “home invasion movie” de la sélection). On le retrouvera également au générique de V/H/S, dont il signe l’un des segments (ainsi que… Adam Wingard). Après avoir vu et adoré House of the Devil, The Innkeepers ou encore Triggerman (pourtant presque unanimement conspué), Ti West fait partie des cinéastes qu’on rêverait d’interviewer. Manque de bol, il ne fera pas le déplacement.

Ray Harryhausen : le maître de l’animation image par image (on lui doit notamment les effets spéciaux du Choc des Titans – le vrai. Pas le remake tout moisi de Machin Leterrier) est au cœur d’un documentaire retraçant les grandes lignes de son hallucinante carrière. On ne ratera ça pour rien au monde. Surtout Capucine, qui réalise régulièrement des courts-métrages érotiques en stop-motion avec ses ours en peluche.

Alex Schmidt : la réalisatrice allemande est inconnue au bataillon, tout comme son film (Forgotten, hors compétition) ; mais c’est une femme. Et ça valait la peine d’être souligné…

Kristina Buožytė : la réalisatrice lituanienne est inconnue au bataillon, tout comme son film (Vanishing Waves, hors compétition) ; mais c’est une femme. Et ça valait la peine d’être souligné aussi…

Hideo Nakata : Le réalisateur japonais, qui nous a tous fait hurler de peur avec Ring en 1998 (surtout Clément, qui a depuis, bazardé son magnétoscope et son téléphone fixe) et Dark Water en 2002 (surtout Engy qui depuis, refuse de se laver), viendra en personne présenter son dernier film, The Complex, en compétition. Encore une histoire de fantôme, apparemment, dont on est déjà prêt à parier qu’il terrorisera tous les festivaliers (sauf Capucine et Sabrina, qui n’ont peur de rien).

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The Complex, de Hideo Nakata : visiblement, encore une histoire d’enfantôme.

Stanley Kubrick : Le réalisateur américain est mort (on n’a toujours pas osé l’annoncer à Sabrina, qui pourrait bien ne pas s’en remettre). Il ne sera donc pas là pour présenter Room 237, du documentariste Rodney Ascher, qui s’est penché sur le phénomène Shining et les multiples théories auxquelles il a donné lieu. Tant pis.

Christophe Lambert : l’acteur français est le président du jury long-métrage cette année – l’information n’aura sans doute échappé à personne. Certains envrakés ont accueilli la nouvelle avec un enthousiasme très relatif. D’autres ont ressorti des cartons les VHS de Highlander et Greystoke pour fêter la nouvelle. Sauf Clément, qui n’a plus de magnétoscope.

On a un petit peu peur quand-même :

Barry Levinson : le réalisateur ne nous y avait pas habitués, mais à 70 ans, après avoir officié dans le hollywoodiennement correct (Rain Man, Sleepers, Good Morning Vietnam, Des Hommes d’Influence…), le voilà lancé dans le cinéma d’épouvante avec The Bay (en compétition). On est curieux de voir comment le cinéaste aborde le genre. Mais on est aussi tout plein de vilains a priori.

Darren Lynn Bousman : le réalisateur américain fait plein de films. Et il les fait mal (Saw 2, Saw 3, Saw 4… une belle collection de purges). On part donc du principe que The Forest ne dérogera pas à la règle, même si on espère se tromper.

Tommy Wirkola : le réalisateur norvégien nous avait beaucoup fait marrer avec son sympathique Dead Snow en 2009. Mais on se méfie de Hansel and Gretel : Witch Hunters. Parce que la 3D, on n’aime pas ça. Surtout Clément, depuis qu’il a appris que le dernier Ring était en 3D.

Tom Tykwer, Lana et Andy Wachowski : les réalisateurs allemand et américains vont sans doute créer l’événement à ce 20ème festival, avec la projection exceptionnelle de Cloud Atlas. Une histoire se déroulant sur cinq siècles, dans plusieurs espaces-temps, avec plein de personnages se retrouvant d’une vie à l’autre avec des coupes de cheveux différentes. Forcément, on redoute le gros machin pompeux et boursoufflé. Sauf Engy, qui assistera à la projo avec une soutane en cuir et des lunettes noires.

 

On les a déjà vus :

Modus Anomali, de Joko Anwar, Citadel de Ciaran Foy et Doomsday Book de plein de réalisateurs coréens, ont été projetés au PIFFF (tout comme les jurés Pascal Laugier, Xavier Gens et Nicolas Bouhkrieff, projetés dans le jury du PIFFF) en novembre dernier. Comme on a la flemme d’en remettre une couche, on vous renvoie vers les liens des articles déjà écrits sur le sujet :

* Modus Anomali, de Joko Anwar
* Citadel de Ciaran Foy
* Doomsday Book de plein de réalisateurs coréens

Pour en savoir plus sur la programmation du festival de Gérardmer (qui se tiendra du 30 janvier au 4 février), rendez-vous sur leur site Internet. Quant à nous, on a encore quelques heures pour apprendre à taper sur un clavier avec des moufles.

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2 commentaires

    Héloïse  | 31/01/13 à 13 h 44 min

  • “Sauf Engy, qui assistera à la projo avec une soutane en cuir et des lunettes noires.”
    Faudrait expliquer la soutane en cuir …

  • envrak  | 03/02/13 à 22 h 23 min

  • Dans Matrix 2 (ou 3), Keanu et Larry portent des soutanes en cuir, non ? (ou un truc qui y ressemble fortement)

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