“Grizzly” : Petits oursons grandeur nature

01/11/14 par  |  publié dans : Cinéma, Sorties | Tags : ,

Disneynature's BEARS

 

Ah Disney… ou comment voyager sans bouger de son siège de cinéma. En cette fin d’année plutôt que de transporter les spectateurs dans un univers féérique, c’est un voyage en Alaska, accompagné des grizzlis qui nous est proposé par le biais de la filiale Disney Nature. Un film animalier plein de bons sentiments aux images, il est vrai, dépaysantes.

Clairement adressé au public familial et même davantage au jeune public, avec une voix off qui vient expliquer chaque action, quitte à faire doublon… le film s’inscrit dans la lignée de « Félins » et « Chimpanzés » et s’appuie sur une dramaturgie, un scénario pour suivre la première année de deux oursons, protégés par leur mère et qui doivent affronter bien des dangers pour survivre : une inquiétante statistique rappelle à ce sujet que seule la moitié d’entre eux arrive à passer ce cap. Entre deux hibernations, cette famille unie évitera une avalanche, filmée d’une manière spectaculaire (grâce à une caméra munie d’un objectif grand angle, embarquée sur un hélicoptère), croisera un mâle dominant, prêt à tout pour protéger son territoire, son rival affamé, mais aussi un loup, futé, qui leur tend un traquenard.

Mais encore tout cela n’est rien comparé à l’importance vitale de leur voyage : la mère doit se nourrir de saumon afin de continuer à allaiter ses mignons rejetons, et le poisson se fait rare quand il n’est pas pillé par d’autres ours. Et si « Grizzly » se termine par un happy-end, il le doit en partie au hasard. « Nous avons tourné dans une réserve naturelle mais notre règle de base est de ne jamais intervenir, de laisser parler la nature, sinon le film est faussé. Si un animal meurt, l’essentiel, surtout pour les enfants c’est d’en expliquer les raisons. A partir de là, nous avons le champ libre », soulignent Keith Scholey et Alastair Fothergill, alias « le Spielberg du documentaire ». Les deux réalisateurs livrent un sans-faute côté technique. Leur principale réussite étant de représenter la dualité de l’Ours, bête à la fois rassurante et féroce, selon les cas.

Quant à Disney Nature, label fondé par le directeur de Disney France, Jean-François Camilleri, il est amené à se développer, au cinéma bien sûr avec la sortie prévue du « Royaume des singes », février 2016 pour la France, mais dès à présent sur le web avec le portail « Zoom on earth », ouvert depuis le 30 octobre et qui donne la possibilité d’un simple clic de vivre l’actualité du monde animalier et des phénomènes naturels en temps réel, sur une carte du monde. Faire qu’un entre la technique et la nature, en somme.

« Grizzly », 1h18, The Walt Disney Company France, sortie le 5 novembre 2014.

Photo Walt Disney Pictures.

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