Hôtel Transylvanie ou quand Dracula se la joue papa poule

15/02/13 par  |  publié dans : Cinéma, Sorties | Tags : ,

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Désireux de protéger sa fille des horribles humains, Dracula crée un sanctuaire réservé aux monstres dans un hôtel perdu en Transylvanie…

COMME UN AIR DE DEJA VU

Nouveau film d’animation des studios Sony, Hôtel Transylvanie surfe sur la vague lancée par Henry Selick (L’Étrange Noël de M. Jack) ou Tim Burton (Frankenweenie), consistant à dédiaboliser les monstres peuplant nos cauchemars.

Dracula, traumatisé par la perte de sa femme, se retrouve seul pour élever sa fille, Mavis, et décide de l’enfermer dans un hôtel au fin fond de la Transylvanie… Tout air de ressemblance avec Raiponce n’est pas fortuit. Ici aussi, il faudra attendre qu’un jeune homo sapiens pointe le bout de son nez pour qu’elle se rebelle une fois pour toutes contre l’ordre établi.

“L’originalité” prend place dans la confrontation entre Dracula et cet adolescent, Jonathan. Le second va avoir à cœur d’ouvrir les yeux du premier sur le fait que les humains ne sont pas des méchants. Il faut dire qu’à une époque où les jeunes s’abreuvent de séries/films comme Twilight (un clin d’œil à la saga est d’ailleurs fait dans le film), Grimm ou encore The Vampire Diaries, il est plus que probable qu’un vampire ou un homme invisible deviendraient rapidement les nouvelles coqueluches de leur quartier. Cet affrontement entre les deux mondes ne nous épargne pas un bon nombre d’idées déjà vues et revues qui ne font qu’alourdir un scénario déjà bien faiblard. L’impression de tourner en rond pendant les 3/4 du film est pesante et doit beaucoup à la complainte du Dracula ultra-protecteur.

VOUS AVEZ DIT COMÉDIE ?

Tous les espoirs résidaient alors dans la présence des personnages secondaires et des gags qu’ils pouvaient engendrer. Cette ribambelle de monstres, allant de Frankenstein au loup garou en passant par des sorcières, apporte tout de même un peu d’air frais au récit et surtout nos premiers sourires à défaut d’éclat de rire… Il y a de l’idée derrière cet Hôtel Transylvanie, mais à vouloir en faire un film d’animation destiné aux plus jeunes, il en devient beaucoup trop lisse.

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Ce qui fait écho à l’animation infographique que Tartatovksy utilise ici. On est loin du dynamisme de son Star Wars : Clone Wars. Sa galerie de personnages ne fait que s’adapter tant bien que mal aux caricatures de monstres imaginées par les scénaristes. Et son style haut en couleurs n’est pas sans rappeler un Tempête de boulettes géantes, autre film d’animation des studios Sony. On ne désespère donc pas de voir le cinéaste à la tête d’un film digne de son talent et sans l’emprise des diktats d’un gros studio.

20366411.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxIl est bon de souligner que l’un des problèmes majeurs réside dans le ton un poil abêtissant de cette comédie dont Adam Sandler est le producteur exécutif. Ceci pourrait expliquer bien des choses… Alors oui, les plus jeunes et les moins exigeants y trouveront probablement leur compte, mais entre nous le cinéma d’animation a tellement plus à nous offrir que passer son chemin peut-être un choix plus judicieux.

Hotel Transylvanie (2D ou 3D) de Genndy Tartatovsky
Au cinéma depuis le 13 février.
A partir de 6ans.

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