“Le Dernier Diamant” manque de lustre

30/04/14 par  |  publié dans : Cinéma, Sorties | Tags : , ,

le dernier diamant afficheSimon, cambrioleur en liberté surveillée, accepte de participer à un gros coup : Le vol d’un diamant mythique mis en vente aux enchères par ses propriétaires. Pour réussir, il devra approcher Julia, l’experte diamantaire, pour qui la vente constitue un enjeu personnel et familial considérable. Au-delà d’un casse particulièrement osé, Simon entrainera Julia vers un destin qu’elle n’aurait pas pu imaginer.

Pas brillant

Misère de ce cinéma français de divertissement, constamment obligé de se justifier vis-à-vis de son grand frère américain. Ni grosse comédie boonesque ni adaptation de bédé pétée de thunes, sans miss météo ni comique troupier à la barre, ce cinéma tente de raconter des histoires avec un minimum de punch et de style. C’est peut-être celui qui, chez nous, prend le plus de risques – tout ça pour se voir constamment comparé et rabaissé, au mieux : ignoré. Il n’y a qu’à voir l’accueil réservé aux films d’horreur français…

La bande-annonce du film d’Eric Barbier, Le Dernier Diamant promettait beaucoup, de l’action portée par des acteurs charismatiques, un scénario un peu frais – c’était quand votre dernier film de braquage français ? – et une esthétique travaillée. A l’arrivée on a un peu de tout ça, mais pas assez, on pense à quantité de films mieux finis, non sans avoir mauvaise conscience : et si on était tout simplement trop exigeant envers cette production hexagonale qui entreprend, qui ose ?

le dernier diamant

Avant de se transformer en ministère du redressement productif du cinéma français, disons que Le dernier diamant, dans un genre qui n’autorise aucune approximation scénaristique (think Usual Suspects, Hors d’atteinte, Braquage à l’italienne…) souffre d’un défaut de taille : celui d’abattre constamment ses cartes 3 coups à l’avance. Comme si au poker l’adversaire vous montrait sa paire d’as, dévoilait le flop, la rivière et le turn avant même que ce ne soit à votre tour de mettre la blinde. Soit un film de casse avec entourloupe et histoire d’amour qui passe la majeure partie de son temps à préparer son moment clé, avant de se dégonfler comme un vieux pneu crevé dans sa dernière partie. Ainsi Yvan Attal prépare un casse, avec des mecs un brin louches dont on se demande, ouh la la dis-donc, s’ils ne risquent pas de lui faire un coup foireux plus tard, mais avant il a besoin de passer par Bérénice Béjo pour accéder à la salle des coffres, mais voilà-t-il pas qu’elle est assez jolie et qu’une attirance naît entre eux, tiens, le temps de fabriquer une fausse clé c’est déjà l’heure d’y aller, de manière rocambolesque (on fait des trous dans les murs pour passer dans les ascenseurs, on se déguise en policier…), tout se passe comme sur des roulettes saufs que les mecs louches se barrent avec le butin, alors…

Bérénice Bijou

Alors on pourra s’amuser de ce que Béjo porte tout entier le film sur ses épaules et fait montre d’une chouette palette là où Attal apparaît éclatant de fadeur, complètement désinvesti (et confronter nos impressions avec une collègue qui elle, a trouvé exactement l’inverse). On pourra goûter une ou deux scènes surprenantes de sensualité (frous frous des vêtements, reflets dorés de lumière tamisée sur les peaux, baisers effleurés) avant de trouver que la caméra se prend souvent les pieds dans le tapis (la scène d’explications post-casse : « putain mais qu’est-ce que j’ai été idiote de te faire confiance ! – « Mais non, j’te jure, avec toi je faisais pas semblant ») et ne semble à aucun moment intéressée par ses décors. On pourra…

Mais tout ça n’a pas plus d’importance ou de gravité que le diamant en toc, accessoire principal du film.

Le Dernier Diamant, d’Eric Barbier, avec Yvan Attal, Bérénice Béjo, Jean-François Stévenin… Sortie le 30 avril dans les salles.

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1 commentaire

    imad  | 01/05/14 à 7 h 51 min

  • Sale film qu il se plante

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