Le #PIFFF2016 dévoile sa programmation

27/11/16 par  |  publié dans : A la une, Cinéma | Tags : , , , , , , ,

pifff2016Pose des RTT. Check. Billet de TGV. Check. Location d’appart’. Check. Réserve de sous-pulls thermolactyls pour affronter les températures polaires parisiennes (on a toujours tendance à exagérer, en Provence). Check.

Y’a plus qu’à.

On a longuement scruté l’affiche de l’événement à la loupe. Et comme chaque année, on n’y a pas trouvé le logo de la ville de Paris. Le tour de vis imposé par l’Etat aux collectivités a bon dos… pour peu que la ville justifie ainsi son manque d’intérêt manifeste pour ce festival qui pourtant, a toujours épelé ses cinq lettres en capitale(s) sur la devanture des cinémas qui l’accueillent. Le PIFFF, une fois de plus, devra faire sans, s’étant sans doute préparé à cette énième démonstration de mépris pour une “sous-culture” qui fait tache et par la même, pour un public de passionnés toujours au rendez-vous. Pour cette 6e édition (du 6 au 11 décembre), ce dernier a fait la preuve de sa générosité en répondant à l’appel de l’équipe du festival, à l’occasion d’une campagne de crowdfunding qui a permis de réunir la somme nécessaire à sa bonne tenue. Objectif affiché : 3000 euros. Objectif atteint : 6275 euros.

Dépenses de fonctionnement liées à la culture à Paris en 2016 : 186,6 millions d’euros.

(source : http://www.paris.fr/budget)

Réjouissons-nous quand-même : le programme du PIFFF2016 est tombé. Et il est beau.

D’emblée, on l’annonce aux deux ou trois péquins qui ne seraient pas encore au courant : Dario Argento sera là. Le réalisateur italien qu’on ne fera à personne, ici, l’affront de présenter, accompagnera lui-même la toute nouvelle copie d’ Opéra, le 11 décembre à 16h30 au Max Linder (cinéma hôte cette année). C’est la deuxième fois qu’un film du maître figure dans les “séances cultes” du PIFFF, quatre ans après Quatre Mouches de Velours gris.

opera

Egalement dans le cadre des séances cultes, Richard Stanley fera le déplacement avec l’excellent Hardware. Wes Craven, lui, ne sera pas présent (retenu par son décès) pour présenter le Prince des Ténèbres. Dans la même programmation, on ne manquera pas Twin Peaks, Fire walk with me, notre film préféré de David Lynch, auquel on doit un nombre incalculable de traumatismes. Le cinéaste ne sera pas là… mais presque, puisqu’il sera au coeur du quota de documentaire du PIFFF, David Lynch : the Art life.

Parmi les autres invités, la réalisatrice Julia Ducournau et l’actrice Garance Marillier, pour la projection de Grave, grosse sensation française du moment, qui a déjà provoqué quelques évanouissements au gré de ses précédentes projections. Egalement présent cette année, Christophe Deroo viendra défendre son film Sam Was here, décrit par l’équipe du festival comme un épisode de la Quatrième dimension en plein soleil. On avait regretté, les années précédentes, le peu (voire l’absence) de films français dans la programmation. Autant dire que cette année, la représentativité tricolore nous réjouit pas mal.

Autre film attendu, celui estampillé “séance interdite”, le 31 de Rob Zombie, précédé d’échos très mitigés, survival redneck qu’on espère aussi brutal que The Devil’s rejects après la parenthèse allégorique de Salem (contre vents et marées, on l’avait beaucoup aimé).

Le PIFFF ne serait pas vraiment le PIFFF sans son quota de WTF asiatique, assuré cette année par Stephen Chow (Crazy Kung-fu) et l’intrigant The Mermaid, où une sirène doit assassiner un promoteur immobilier pas assez écolo au goût de la faune marine locale.

A noter également, la nuit blanche promise par la programmation spéciale “zombies” à partir de minuit le 10 décembre, avec le chef d’oeuvre de Georges A. Romero, Zombie, celui de Tom Savini, La Nuit des-morts-vivants (remake du grand classique de… Romero), ainsi que le moins connu Messiah of evil, de Willard Huyck.

Côté compétition, il s’agira de départager 8 longs-métrages : hormis Grave et Sam was here, seront également en lice pour le prix du public, I am not a serial killer, K-Shop, Realive, The Unseen, The greasy strangler et Prevenge. Les courts-métrages seront quant à eux, auscultés non seulement par les festivaliers, mais aussi par un jury chargé de distinguer le meilleur court français. Il sera composé de Stephane Debac (acteur), Michel Koch (directeur artistique, concept artist), Xavier Jamaux (musicien), Tom Kan (graphiste, directeur artistique) et Olivier Afonso (responsable effets spéciaux, chef maquilleur, réalisateur, scénariste)

Hors compétition : Keeper of darkness, The Priests, mais aussi The Autopsy of Jane Doe qui aura les honneurs de l’ouverture et Safe Neighborhood celles de la clôture. On n’oublie pas au passage, la séance jeunesse qui va permettre aux chanceux néophytes de découvrir l’un des plus grands films de l’histoire du cinéma, la Fiancée de Frankenstein, de James Whale, sublime poème macabre qui à l’image de son héroïne, ne risque pas de prendre une ride.

 

Pour le reste (programme détaillé, synopsis des films, planning, tarifs et autres), c’est ici que ça se passe : http://www.pifff.fr/

 

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