Little Miss Sunshine

31/03/07 par  |  publié dans : Cinéma, DVDs | Tags : ,

La famille d’Olive, 7 ans, est au bord de la crise de nerf: le père peine à vendre son livre “Parcours vers le succès en 9 étapes”, la mère gère difficilement le soudain mutisme de son fils, terré dans le silence tant qu’il n’aura pas l’aval de ses parents pour intégrer l’armée de l’air, l’oncle, homosexuel suicidaire, doit se contenter de n’être que le 2ème spécialiste américain de Marcel Proust, et le grand-père irascible n’a pas tourné la page de son passé de junky. Un environnement des plus déséquilibrés pour Olive, qui s’en fiche royalement. Elle vient d’être sélectionnée pour participer au concours de beauté “Little Miss Sunshine” et entend bien en revenir auréolée de gloire. Le temps d’entasser tout le monde dans le vieux break familial, et c’est parti. Bien entendu, une série de quiproquos va donner des bouffées de chaleur à Olive et les siens, qui ne tardent pas à régler leurs comptes en route.

Couvé pendant 5 ans par ses initiateurs, le projet Little Miss Sunshine se concrétise après une recherche acharnée de financements (8 millions de dollars à peine) et permet à ses réalisateurs Jonathan Dayton et Valerie Faris d’entrer dans la cour des grands après quelques incursions remarquées dans le clip.
Présenté au festival de Sundance en 2005, le film fait l’effet d’une pleine poignée d’ecstasys avant de faire vibrer Deauville l’année suivante. Sans crier gare, le road movie des époux Dayton-Faris se transforme rapidement en phénomène, porté par un succès croissant jusqu’au tapis rouge des Oscar.
A l’origine du buzz, une galerie de personnages frôlant la caricature sans y tomber, des situations cocasses à répétition, un show final à se tordre de rire et une critique acerbe de quelques ratés de la société américaine: le culte de la réussite et l’obsession de l’apparence y sont égratignés avec intelligence tandis que chaque personnage se remet en question quitte à y laisser des plumes.
Véritable révélation, la toute jeune Abigail Breslin y fait montre d’un talent précoce qui laisse pantois, écrasant de sa présence la quasi totalité du casting, sans occulter les prestations énormes de Steve Carell et d’Alan Arkin, magistral dans le rôle du grand-père héroïnomane. Sans aucun doute l’une des meilleures surprises de l’année 2006, éditée depuis fin mars en DVD, avec à la clé quatre fins alternatives et du commentaire à gogo.
On fonce.

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Pas de commentaire

    engy  | 02/04/07 à 12 h 12 min

  • Si vous ne l’avez pas encore vu, foncez au vidéo-club ! Pour ma part, ce DVD est sur la liste de ma future DVDthèque !

  • Bertrand  | 06/04/07 à 21 h 09 min

  • Déjà dans mes DVD depuis 3 mois. Pratique de vivre à côté des USA! D’ailleurs je vais pouvoir récupérer Marie-Antoinette et Casino Royale de la même manière sans me ruiner ! :)

  • lilouette  | 10/04/07 à 20 h 43 min

  • Bon ben ça donne envie quand on l’a pas vu en tout cas… Merci!

  • Marie  | 12/04/07 à 12 h 24 min

  • Je l’ai vu il n’y a pas très très longtemps et ça m’a bien plu. C’est à la fois critique et amusant. Par contre, on m’en avait tellement parlé que je m’attendais à quelque chose de différent, voire de mieux.

  • Pauline  | 19/04/07 à 22 h 57 min

  • et les fins alternatives, elles valent le coup?

  • engy  | 19/04/07 à 23 h 38 min

  • D’après ce qu’on m’a dit les fins alternatives ne seraient pas si alternatives que ça…

  • Moouche  | 24/04/07 à 22 h 01 min

  • J’ai vu ce film au ciné, tout simplement magnifique. Dans ma liste des Dvd a acheter!

  • poline  | 22/02/08 à 11 h 10 min

  • c marran le kaxone ki ki decone mé l histoire est un pe lourde ou bout d un momen je le conseille a seu ki on le rire facile

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