Rare Exports

01/02/11 par  |  publié dans : Cinéma, Sorties | Tags :

Bonne nouvelle : le Père Noël existe. Mauvaise nouvelle : il est pas gentil du tout.
Le festival de Gerardmer vient de rendre sa copie, consacrant l’excellente tenue du cinéma Sud coréen en général : Grand Prix pour Bedevilled de Jang Cheolsoo, et Prix de la critique, Prix du jury Jeunes, Prix du public pour I saw the devil de Kim Jeewon. Au rayon des petites surprises remarquées, c’est plus au nord qu’il faut chercher : du côté de la Finlande, avec Rare Exports.

Pour le moins high concept, le film revisite la légende du Père Noël en faisant du gentil barbu un père fouettard qui mange les enfants en apéritif. Le secret est découvert par un gamin plus débrouillard que la moyenne, qui aura fort à faire pour convaincre les adultes de son bled que non, ce n’est pas un ours particulièrement énervé qui décime les rennes du village, mais Santa Claus lui-même.

Finalement, il est moins question d’horreur que d’aventure. Rare Exports fleure bon la production Spielberg / Zemeckis des années 80/90, ascendant Joe Dante, dans sa photographie, sa musique (vachement présente), ses thématiques (le pouvoir de l’enfance plus fort que tout le reste). C’est bien foutu, bien joué, et on aime le twist qui relève le tout.

Éminemment sympathique, mais limité. Son réalisateur capitalise en une petite heure et demie sur les bonnes idées de deux court-métrages, sans jamais atteindre leur maîtrise technique ni leur foisonnement de trouvailles. C’est bête : on attend une claque qui ne vient jamais, on ressort un peu déçu, on aimerait bien ravoir 10 ans pour frissonner devant les Gremlins avec un verre de Banga.

Le film a, paraît-il, trouvé distributeur français.

Retrouvez ci-dessous les 2 courts-métrages qui ont inspiré Rare Exports (7 et 10 minutes). En anglais seulement, mais se comprennent plutôt facilement.

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