Reportage vidéo : Envrak au PIFFF

14/12/12 par  |  publié dans : Cinéma | Tags : , , , ,

(Capture d’écran du “Making-of de la dernière question à Pascal Laugier” par Louis Thévenon, réalisateur du making-of de The Secret)

On vous en a fait bouffer, du PIFFF. Et 19 jours après sa fermeture, on continue, en joignant l’image aux mots : après le report quotidien et les tweets plus ou moins inspirés (on débute, faut dire), voici enfin notre vidéo du festival, soigneusement montée par Jean-Philippe, le talentueux cameraman-lavandière. En plein PIFFF, JP a dû retourner en Provence, laissant son Canon 550D à la seule personne incapable de l’utiliser correctement, à tel point que le réalisateur Xavier Gens lui-même s’est chargé de préparer le matériel pour son interview finalement non montée… Mais qu’on met de côté pour la sortie DVD de The ABCs of Death, dont il signe l’un des meilleurs segments (X for XXL). On vous stocke aussi quelques images de Pascal Laugier et Louis Thévenon – respectivement réalisateurs de The Secret et du making-of de The Secret – pour le mois prochain. Et l’interview nocturne de Jean-Pierre Putters, fondateur du magazine Mad Movies et auteur de Mad… Ma Vie, actuellement en librairie. Le jour où le projet de remake de Hellraiser sera de nouveau sur les rails, on pourra même vous offrir une vidéo de Julien Maury et Pascal Laugier se livrant à une bataille d’anecdotes assassines sur les méthodes de travail des frères Weinstein, producteurs boulimiques complètement imperméables à l’univers de Clive Barker.

L’occasion aussi, pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait, de feuilleter notre journal du festival. Quant à nous, sur demande de notre rédactrice en chef, on rend les bulletins de notes.

Films en compétition :

* CITADEL : Ciaran Foy sait filmer, son acteur sait jouer, et ça, c’est bien. Mais le film stigmatise les jeunes des cités, et ça, c’est mal. 7/10
* CRAVE : Charles de Lauzirika a des références solides, mais a du mal à en placer une face à un personnage au débit verbal assez pénible. 6/10
* DOOMSDAY BOOK : Quatre visions de la fin du monde, dans un film à sketches souvent très drôle, et qui le temps d’une parenthèse ouverte par Kim Jee Woon, touche même au divin. 7/10
HERE COMES THE DEVIL : Très joli délire mystico-cul, poussiéreux comme on aime et plein de belles promesses non tenues. Et le symbolisme est un peu poussif. 6,5/10
* IN THEIR SKIN : Bel exemple de “Home Invasion Movie” presque entièrement maîtrisé, mais qui finit par tourner en rond. 6,5/10
* MODUS ANOMALI : Un film épatant, étouffant et pervers, tourné en huit jours, et dont le piège se referme sur les spectateurs à l’occasion d’un twist génial. 8/10
* STITCHES : Les clowns ça fait peur, mais ça fait surtout rire. Conor MacMahon a tout compris. 7/10
* THE BODY :  Entre thriller hitchcockien et enquête hantée, le spectateur, manipulé de bout en bout, n’a plus qu’à se laisser porter par l’inattendu. 8/10
* THE BUTTERFLY ROOM : Laid comme un téléfilm, jamais original, mais avec Barbara Steele et Ray Wise. 5/10
* THE CLEANER : Un premier film sublime, qui à l’apocalypse hors-champ, privilégie la relation entre un vieil homme, un enfant et une boite en carton. L’une des plus belles surprises du festival. 8,5/10

Films hors compétition

* DRAGON GATE : Avant, on détestait la 3D. Mais ça c’était avant. 7,5/10
* HORROR STORIES : Un film à sketches coréen où cohabitent fantômes nippons, serial killers et infectés. Efficace, mais pas transcendant. 6,5/10
* IN THE SHADOW OF THE TALL MAN : Un making-of (celui de The Secret, de Pascal Laugier) bien plus passionnant que les traditionnelles featurettes polluant irrémédiablement la moindre de nos galettes. 7,5/10
* JOHN DIES AT THE END : Coscarelli perd en magie ce qu’il gagne en humour. Un film barré, hallucinant, monstrueusement drôle, à regarder en lévitation. 7,5/10
* SIDE BY SIDE : Le documentaire qui permet de faire efficacement avancer le débat sur le passage de la pellicule au numérique. 7/10
* SILENT HILL : Revelation 3D : Du scénario à l’interprétation en passant par les effets visuels et la 3D : tout est nul. 3/10
* THE ABCs OF DEATH : 26 variations sur le thème du cinéma d’horreur. Quelques déchets, beaucoup de pépites. Mais globalement, une vraie prouesse collective. 7/10
* THE SEASONING HOUSE : Plutôt réussi dans sa première partie, complètement con dans la seconde, le film est surtout gratuitement violent, et faussement féministe. 5/10
* UNIVERSAL SOLDIER : Day of Reckoning : Le film d’action le plus bourrin de la création filmé à la manière de Enter the Void, avec des bouts d’Apocalypse Now dedans. On se demande encore si on n’a pas halluciné. 7,5/10

Les séances cultes

* BAD TASTE : Le premier film de Peter Jackson atteint des sommets de mauvais goût. C’est bien pour ça qu’il est parfait. 10/10
* QUATRE MOUCHES DE VELOURS GRIS : A l’époque où Dario Argento faisait du cinéma, il ne le faisait pas à moitié. 11/10

Rétrospective Clive Barker

* HELLRAISER : Aussi répugnant qu’élégant. Aussi gore que romantique. Le chef d’œuvre de Clive Barker. 9/10
* HELLRAISER 2 : Au huis-clos du film précédent succède le monde labyrinthique des cénobites, dans lequel Tony Randel perd son scénario. 5,5/10
* NIGHTBRED : The Cabal cut : 22 ans après avoir été massacré en salle de montage par les studios l’ayant financé, Nightbreed se voit rallongé de 40 minutes. Une version enfin fidèle à la vision de son auteur. Magnifique malgré la mauvaise qualité des images rapportées. 9/10

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