Rocky, aux origines

01/02/07 par  |  publié dans : Cinéma, DVDs | Tags : ,

ROCKY, EDITION COLLECTOR, sortie: le 10 janvier 2007

Contenu:
– Boîtier métal en édition limitée
– Master haute définition
– Livret 16 pages
– 3 heures de bonus dont :
Les coulisses du tournage
Documentaires sur la BO

Le rêve américain à portée de gants

Alors que le célèbre boxeur immortalisé par l’une des plus énormes stars hollywoodiennes remonte actuellement sur le ring dans le 6ème opus de la saga, le film originel ressort en DVD collector. Histoire de ne pas se tromper sur la marchandise : le premier Rocky reste à tout jamais le meilleur.

Début des années 70: au sortir de quelques obscurs tournages, dont celui d’un porno à deux balles désormais culte, Sylvester Stallone a tout à prouver. Au fond de ses tiroirs, un scénario qu’il a rédigé avec tout son coeur, retraçant le parcours d’un petit boxeur de la banlieue de Philadelphie, qui végète comme il peut, de petits boulots en petits boulots, disputant de temps à autre des matches de boxe dans son quartier pour une poignée de dollars. Jusqu’au jour où le champion du monde catégorie poids lourd, Apollo Creed (inoubliable Carl Weathers), le désigne comme adversaire pour remettre son titre en jeu.
Par miracle, l’histoire séduit les magnats de la MGM. Stallone ne se démonte pas: il leur vendra son scénario s’ils lui confient le rôle-titre. Contre toute attente, sa proposition est acceptée.
S’attendant à un succès d’estime, les financeurs du projet ont une agréable surprise à la sortie du film en 1976: “Rocky” bat tous les records d’entrée et reçoit dans la foulée l’oscar du meilleur film de l’année, Stallone se voyant gratifier le même soir d’une nomination pour l’oscar du meilleur acteur, exploit qu’il ne réitèrera à aucun autre moment de sa carrière.
A mille lieues du chef-d’œuvre de Scorsese, Raging bull, qui sortira 4 ans plus tard et qui fera date dans l’histoire du “film de boxe”, Rocky marque les esprits par l’humilité et l’ascension de son personnage, humain avant d’être sportif. A l’opposé du Jake La Motta incarné par Robert De Niro dans “Raging bull”, Rocky, fictif mais terriblement vrai, est l’archétype même du personnage auquel le plus grand nombre peut s’identifier, prouvant jusqu’au dernier round que chacun en ce bas-monde a droit à son heure de gloire.
L’apparente et indéniable gémellité entre l’acteur et son personnage touche à de nombreuses reprises, et à aucun moment le spectateur n’est pris de haut, ni même de court. La victoire de Rocky est très loin d’être le véritable enjeu du récit, qui se focalise avec tendresse sur les relations difficiles que le personnage noue avec celle qui deviendra sa femme, la fameuse Adrienne.
Si le film ne brille pas par sa réalisation, plutôt terne même pour l’époque (en 1976 émergent des génies de l’image tels que William Friedkin et Francis Ford Coppola, qui ne souffrent alors aucune comparaison), c’est grâce à une galerie de paumés magnifiques qu’il gagne le pari d’être autre chose qu’un simple film sur la boxe. L’authenticité et l’absence de spectaculaire marquent à tout jamais une oeuvre qui, en plus de révéler l’une des plus grandes stars du siècle, véhicule un message social plus que jamais d’actualité. Une réussite qu’aucune de ses suites ne parviendra à égaler.

TÉMOIGNAGE : Sylvester Stallone
“Des tas de gens m’ont écrit pour me dire que la philosophie de Rocky avait changé leur vie. Ils ont appliqué l’histoire de ce boxeur à leur situation particulière, et ont soudain réalisé qu’ils pouvaient devenir le meilleur libraire, le meilleur coiffeur ou le meilleur professeur; qu’ils pouvaient s’améliorer et aller aussi loin que les porterait leur volonté… Peut-être plus loin qu’ils ne l’avaient jamais rêvé. Bref, tout ce qu’a toujours prôné le rêve américain, mais exprimé dans une forme un peu nouvelle. Les films positifs sont un moyen parmi tant d’autres de restaurer cette mentalité dans l’esprit des gens.”

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

6 commentaires

    Dolly  | 01/02/07 à 17 h 09 min

  • Moi ca me donne envie de faire toujours plus de la boxe lol

  • sabrina  | 03/02/07 à 17 h 25 min

  • En me relisant, je viens de me rendre compte que j’ai complètement oublié de donner le nom du réalisateur: John G. Avildsen. Djone, si tu nous lis, toutes mes confuses…

  • Lord Galean  | 04/02/07 à 22 h 49 min

  • ouais ben tu sais poufette, je trouve que Friedkin en 1976, c’est pas le nom du génie de l’image que j’aurais mis ….lol mais bon tu sais trés bien qui j’aurai mis alors inutile que je le dise :) super ce premier article boud’, tu trouves enfin un écrin à la mesure de ton talent de dialogueuse ;) Pace e Salute et bisous à Lutin.

  • Emilie  | 05/02/07 à 22 h 49 min

  • AHHHH! acte manqué quand tu nous tient! pff!
    vive les commentaires et félicitation pour la fougue de l’article, ouaich ça donne envie de le revoir, encore une fois mais peut être ce sera la dernière xp
    bizz

  • sab  | 06/02/07 à 21 h 56 min

  • Tu sais Ghislain, moi je dis, dans les années 70, entre un requin mécanique qui marche mal et une gamine possédée par le démon, eh bé… J’ai vite fait mon choix. Je dis ça un peu pour t’embêter, c’est vrai, mais comme ça j’en profite pour te souhaiter une bonne année à toi aussi. A plus, ou quoi?

  • JCVD  | 26/08/13 à 17 h 33 min

  • “le film ne brille pas par sa réalisation”
    Ah oui, tellement nulle que John G. Avildsen a reçu l’Oscar du meilleur réalisateur en 1977 !!!

Laisser un commentaire