Sous les jupes des filles : Sexy… en surface

05/06/14 par  |  publié dans : Cinéma, Sorties | Tags : ,

446077« Pour un jeu de dupes, voir sous les jupes des filles », fredonnait, il y a déjà plus de dix ans, Alain Souchon… Des paroles qui ont du rester dans la tête de la comédienne Audrey Dana, qui signe aujourd’hui Sous les jupes des filles, un premier long métrage  empruntant plus à Sex and the city qu’à l’esprit de la chanson du dandy.

Objectif affiché par la jeune cinéaste « livrer une comédie féminine mais pas féministe », qui montre les représentantes du beau sexe « dans toute leur complexité ». Elle s’entoure alors d’un casting chic et charme dans un film choral où chacune des dix donzelles sélectionnées, connaît son moment de gloire. Vanessa Paradis, Alice Belaidi, Isabelle Adjani, Sylvie Testud, Alice Taglioni, Julie Ferrier, Laetitia Casta, Géraldine Nakache, Audrey Fleurot, Marina Hands … Difficile de réunir plus belle brochette.

Et même si Audrey Dana « a essuyé quelques refus d’actrices », son envie d’aller trouver des comédiennes en amont du tournage « pour leur demander ce qu’elles avaient envie de jouer à l’écran » a porté ses fruits, notamment dans la bonne humeur ambiante qui porte le long métrage. Sous les jupes des filles est un film où aucune des stars ne cherche à tirer la couverture à elle seule. Autre qualité d’Audrey Dana, celle d’oser et de détourner quelques clichés. Ici ce n’est pas le mari mais la mère de quatre marmots (Géraldine Nakache) qui va tomber sous le charme de la Baby Sitter sexy (Alice Taglioni). Quant à la charmante avocate (Laetitia Casta), elle est prise de problèmes gastriques lorsqu’un mec l’approche.

De bonnes intentions trouvant leur limite dans la réalisation, qui manque de point de vue. Là où on aurait aimé avoir une vraie vision de la femme moderne aujourd’hui, de ses envies et aspirations (pas que sexuelles..), le film tombe rapidement dans une succession de portraits caricaturaux, et se limite trop à des tromperies, mensonges, pulsions… Avant que la bande ne se réunisse lors d’une soirée « braderie », qui fait plus dans l’hystérie que dans la finesse. Sans compter la place des hommes, réduits soit au rang de fantasme (Marc Lavoine, Pascal Elbé), de petite frappe (Alex Lutz) ou de bon gars passif (Stanley Webber). Derrière tout ça, il y avait pourtant plus à gratter, ou à soulever…

Wild Bunch distribution, sortie le 4 juin 2014.

Photo Luc Roux 2014 Fidélité Films – Wild Bunch – M6 Films.

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