The Artist : rencontre avec Hazanavicius et Dujardin

12/10/11 par  |  publié dans : Cinéastes, Cinéma | Tags :

Un soir d’octobre, dans une salle feutrée à l’étage d’un grand multiplexe de la région marseillaise. La place bruisse de journalistes venus – bizarre, comme c’est bizarre – beaucoup plus nombreux que d’ordinaire. L’envoyé spécial d’Envrak, qui n’a pas encore trop l’habitude et se demande toujours si il ne va pas se faire refouler à l’entrée (“désolé monsieur, les baskets, ça passe pas”) n’en mène pas large. Même l’exploitant, à qui pourtant on ne la fait pas – sa famille a débuté dans le business alors que notre père n’était même pas né – stresse un poil : “pour les photos, je vais prendre la température, je vous dis après”. Quand Michel Hazanavicius et Jean Dujardin entrent, on se promet d’être le plus pro possible : après tout, ils taffent, et nous aussi. Ce genre d’exercice, aussi appelé marathon promo, ne laisse d’ailleurs que peu de place à la fantaisie : en une heure grand maximum, arriver à passer entre les confrères et poser une question, c’est déjà pas mal en soi.

La star a l’air complétement claquée et d’humeur moyenne, enchainant les Dragibus et les framboises mis à sa disposition sur la table basse. On imagine facilement sa lassitude d’assurer le service après-vente, si loin de l’excitation cannoise, à répondre souvent aux mêmes questions d’une ville à une autre. Un jour, Envrak aura droit à ses trois pages d’interview en tête à tête, comme Télérama. En attendant, les regards se tournent vers Hazanavicius, qui défend son bébé comme au premier jour ou presque. Au bout de longues minutes, on aura même l’impression d’avoir brisé la glace.

Vanité de journaliste…

Comment arrive-t-on à convaincre un producteur de financer un tel projet ?

Michel Hazanavicius : il faut choisir le plus dingue de tous. Avant tout, c’est un plaisir de spectateur, une émotion que j’ai eue devant des films muets et que j’avais envie de faire partager. Il y a un côté “film d’escroc” : je prends un format qui fonctionne et je refais un film 80 ans après, qui bénéficie de 80 ans de sophistication du cinéma. Et puis en tant que réal, j’ai l’envie de me coller à un format, un exercice qui peut être formateur, car cela remet la mise en scène au centre du procédé. Quand vous n’avez aucun dialogue pour raconter l’histoire, c’est à vous de raconter l’histoire en images exclusivement. Alors tout le monde me disait que c’était impossible, qu’il ne fallait pas le faire, j’ai été obligé d’admettre que les gens ne seraient peut-être pas intéressés en masse en France, mais qu’on pourrait au moins essayer de le vendre un peu partout. Pour l’instant on l’a effectivement vendu un peu partout. Pour la suite on va voir… si le public suit.

On parle de The Artist dans la catégorie meilleur film aux Oscars…

Il semblerait que le distributeur américain pense que le film a le potentiel pour, et veuille faire campagne pour les Oscars. En France, faire campagne pour les César, ça n’existe pas ! Je découvre ça… Dans les pronostics, on est régulièrement cités et c’est hyper flatteur. Si jamais on était nommés, ce serait assez incroyable. Quand vous voyez les pronostics aujourd’hui, les noms auxquels on est associés, on dirait un gag. On parle de Fincher, Spielberg… Objectivement, c’est un peu “cherchez l’intrus”.

C’était un choix dès le départ, d’utiliser autant de comédiens américains ?

Je n’ai pas truffé le film d’américains. Il se trouve que j’ai tourné là bas, c’est tout. De la même manière, quand j’ai tourné au Maroc ou au Brésil, j’ai travaillé avec les locaux. Là en l’occurrence, les locaux, c’étaient des américains. Et puis, c’est une histoire américaine, aussi. Avant, je n’avais pas eu l’occasion de rêver de John Goodman dans un de mes films. Ca n’est pas rendre service à un acteur, de lui donner un rôle qui ne lui convient pas. Goodman, je le vois pas jouer Armand dans OSS117… Là, c’était une occasion rêvée de travailler avec lui, et avec tous les autres acteurs américains. Ce casting là n’est pas mon panthéon personnel, sinon j’y aurais aussi mis Gandolfini ou Kevin Kline. Mais les Etats-Unis regorgent d’acteurs mythiques, d’autant plus vu d’ici, en France, et encore plus d’Aix-en-Provence. Ce sont des acteurs déments, avec un talent hallucinant.

Et comment sont-ils venus à jouer pour vous ?

Ca a été assez simple, comme un casting normal. Etrangement, il y a assez peu de films qui se tournent à Hollywood, à Los Angeles. On s’est fait repérer assez vite. Malcolm McDowell, par exemple, ça ne me serait jamais venu à l’esprit de lui proposer de venir faire de la figuration. Il a entendu parler du film, a appelé la directrice de casting et a dit “je veux rencontrer les mecs qui vont faire un film muet en noir et blanc aujourd’hui, ça m’intrigue”. Il est venu, on a parlé pendant une heure, j’étais sous le charme. Je lui ai dit “j’adorerais tourner avec vous, mais je n’ai pas grand chose à vous offrir”. Il a accepté quand même, il a fait une apparition. Même les techniciens nous ont repérés. Par exemple, il y a un poste qui n’existe pas en France, qui s’appelle le gaffer, c’est entre le chef électro et le chef opérateur, il s’occupe de la lumière, c’est le bras droit du chef op. Le gaffer qui a travaillé sur ET, Frankenstein Junior, tous les films de Soderbergh… il a entendu parler du film et il a dit “je veux le faire”. Il a 72 ans, et nous a dit “Je n’ai plus besoin de travailler, mais ça, je veux le faire” ! On a eu comme ça des gens, le chef costumier, ou encore la maquilleuse de George Clooney. Elle a aussi voulu participer. Le film a attiré pas mal de gens. Ca leur plaisait de travailler sur ce film qui avait une ambition tellement particulière. Tous les gens qui avaient la responsabilité d’un morceau de l’image, ont trouvé le film intéressant à fabriquer. Les deux grands acteurs que sont John Goodman et James Cromwell, eux, ce sont eux qui m’ont casté. Ils ont lu le scénario, ont dit qu’ils voulaient bien me rencontrer. Ils m’ont scanné, ont voulu savoir qui j’étais, si le projet était crédible ou non… Y’en a un, John Goodman, pour qui ça a été très simple, et l’autre pour qui ça a été hyper structuré, deux heures de discussions, il voulait tout savoir.

“LES ACTEURS S’ACCAPARENT LES EMOTIONS ET INCARNENT LEURS PERSONNAGES, ILS S’INVENTENT UNE PSYCHOLOGIE. C’EST LEUR BOULOT. JE N’INTERFERE PAS AVEC” – MICHEL HAZANAVICIUS

Est-ce qu’on dirige les acteurs américains différemment des acteur français ?

Je suis un peu gêné par cette notion de “diriger” des acteurs comme s’ils étaient des chiens savants. Pour moi les deux grands moments où on dirige les acteurs c’est quand on écrit un personnage, ce projet commun qu’on propose à un acteur, voir si ça cadre. Et puis il y a le montage, où il y a des choix de prises, des choix de timing et des choix de structures de scènes. C’est un film qu’on a tourné très vite, en 35 jours, ce qui est très rapide. On n’a pas le temps de faire de la psychologie. Même sur les films parlants, j’ai tendance à avoir une manière de travailler avec les acteurs qui est très visuelle : les acteurs s’accaparent les émotions et incarnent des personnages, ils vivent des émotions et inventent une psychologie. Ca c’est LEUR boulot, c’est leur sauce. Moi je n’interfère pas dans leur travail, je ne suis pas prof. S’il y a un contresens de texte je le souligne, on en parle, là où je peux aider c’est en leur disant “je vois bien ce que tu veux faire, mais visuellement je pense que ça marcherait mieux si tu commençais à droite et que tu finissais à gauche”. Cette manière de travailler convient très bien à un film muet, qu’il soit américain ou français. Quel que soit votre rôle dans l’équipe de tournage, votre fonction sur le plateau est beaucoup plus importante que votre passeport. Un réalisateur est là pour réaliser, les acteurs sont là pour acter !

The Artist est plein d’hommages, de clins d’oeil, de références… vous voyez-vous comme un passeur du cinéma ?

Pas tant que ça. Je me sens plus… pas escroc mais… je me sers de cinéastes qui étaient là avant moi et qui ont inventé des choses. Je revisite. Pour moi, chaque film correspond à une promesse. Pour OSS, la promesse était de faire rire. Donc j’ai utilisé plein d’effets, d’éléments de toute une cinématographie, afin de faire rire. Le centre des OSS, c’était cette notion de clichés. Là, c’est un film d’amour, j’ai donc essayé d’aller chercher des choses dans une certaine cinématographie. Pas qu’une, d’ailleurs, car j’ai emprunté autant aux films muets qu’aux grands classiques hollywoodiens : Sunset Boulevard, Citizen Kane… C’est un plaisir de madeleine de Proust. Je joue là dessus. Je ne me sens pas prof ou universitaire. Moi mes références, je m’en sers, je les vole, je vais faire les poches de tous ces grands réalisateurs pour raconter mon histoire. Car ça ne fonctionne que s’il y a une histoire à raconter. Ca n’est pas un catalogue de cinéastes que j’aime et à qui je fais une déclaration d’amour. Ca ne peut pas marcher comme ça… Ou alors on fait une émission de télé.

Comment parle-t-on dans un film muet ?

Jean Dujardin : C’est exactement la même chose que sur un film parlant. On parle de la même manière, il y a juste une absence de prise de son, c’est tout. Il y avait du texte, on a gardé certaines lignes, on en a enlevé d’autres, des fois on parlait en français, parfois en anglais. Il nous arrivait de parler en yaourt, aussi… C’est pas grave, c’est l’intention qui compte, on peut dire n’importe quoi et ça passe.

Est-ce que ça a changé votre manière d’écrire, d’aborder le scénario ?

Michel Hazanavicius : les dialogues c’est le papier peint dans une maison, avant il faut faire une maison. Dans le scénario, qui était très écrit, il y avait plus ou moins les dialogues que vous voyez, c’est à dire les intertitres, mais il n’y avait pas de vrais dialogues. Pourtant, ils m’en ont demandé, des dialogues…

Jean Dujardin : … et tu as fait le sourd.

MH : j’avais peur qu’ils travaillent le texte.

JD : oui forcément, c’est un réflexe. C’est tout ce qu’on a, le texte, sinon on ne sait pas à quoi se raccrocher.

Vous avez eu des doutes en cours de route ?

Michel Hazanavicius : bien sûr, car on fait un truc hors norme, mais c’est aussi très stimulant. Le doute, ça a été au scénario. Mais en fait je n’ai pas pris beaucoup de risques car le scénario était déjà une étape en soi. Ce que je risquais était de perdre du temps à écrire un scénario qui ne fonctionnerait pas. J’avais dit à tout le monde, et à commencer par Thomas Langmann, “je vais écrire, et on verra bien si ça fonctionne réellement, j’ai cette envie là mais je ne sais même pas comment ça marche, un film muet, donc il faut que j’en voie plein, que je réfléchisse”. Une fois que j’ai fait mon scénario, j’ai eu la sensation qu’il y avait une histoire qui se racontait, des personnages auxquels on pouvait s’attacher, des séquences intéressantes, qui tenaient la promesse que je faisais, avec une histoire que je savais pouvoir raconter en images, sans la pourrir de cartons, sans demander aux acteurs de faire de la pantomime pour expliquer ce qui se passe. Dans les grands moments de doute, je regardais L’Aurore, City light… et je me disais “ça vaut le coup de s’accrocher”.

“ENTRE LE CHIEN ET MOI, IL Y A BEAUCOUP DE SAUCISSES. C’EST TOUT CE QUE JE PEUX VOUS DIRE” – JEAN DUJARDIN

Vu la place que prend la musique dans le film, on se demande combien vous l’avez travaillé en amont ?

J’ai monté et au fur et à mesure je donnais des versions du montage au musicien [Ludovic Bource, aussi compositeur des OSS117 ndlr], qui de son côté travaillait sur des thèmes. J’ai surtout découpé le film en fonction de tous les points d’achoppement, les points de rupture, les points de conflit en lui spécifiant bien ce que je souhaitais. C’était hyper cadré. Pour lui, c’était une contrainte, c’était difficile. J’ai tout découpé en blocs narratifs et à l’intérieur de chaque bloc je lui ai dit “là il faut que ce soit comme ça, là il faudrait que tu te fasses oublier pendant un moment etc”. Je lui donnais aussi en référence les musiques que je mettais sur le plateau, parce qu’on a travaillé en musique, des musiques de grands films hollywoodiens. je les lui donnais en référence en lui disant “ça c’est l’humeur dans laquelle on a à travailler”. Il ne fallait pas qu’il travaille séquence par séquence, ça aurait été infernal. Il a fait un énorme boulot, brillant. C’est le cadre émotionnel de chaque partie du film, il ne raconte pas l’histoire mais il aide fortement à l’appréhender, à la comprendre et à l’apprécier.

Vu le projet, vu votre collaboration, est-ce qu’à un moment donné vous avez évoqué le risque de faire du OSS117 muet ?

On n’a pas eu peur, mais on y a fait attention au début. On a été obligé de le prendre en compte, c’était en risque. Mais à la lecture du scénario on comprend bien qu’il ne faut pas le jouer comme dans OSS 117, c’est évident. Au moment où j’écris le scénario, si je mets de l’ironie dans ce film là, tout s’écroule, on n’y croit plus.

Le chien a un grand rôle dans le film… est-ce que vous avez noué une relation particulière avec lui ?

Jean Dujardin (perplexe) : vous êtes tordus ou quoi ? Vous travaillez pour “Chien magazine” ? Je suis pas super chien, je vous avoue. (moqueur) “Je l’ai rencontré 15 jours avant le tournage, j’ai senti qu’il y avait un truc dans son regard…” Heu… Bon. (A Michel Hazanavicius) Qu’est ce qu’on dit sur le chien ? Il faut pas tout dire sur le chien, parce qu’on a vraiment envie de balancer, en vrai. Il a pris une tronche comme ça, le clébard. Le chien, c’est un chien, quoi. Evidemment tout le monde l’aime bien. Mais quand on dit du bien du chien, on dit du bien de la mise en scène de Michel. C’est lui qui le fait exister, lui et le montage. Après oui, il est assez incroyable ce petit chien, mais… en fait, entre le chien et moi, il y a beaucoup de saucisses, c’est tout ce que je peux vous dire. Il y aura toujours une saucisse entre ce chien et moi.

Jean Dujardin était casté dès le départ, ou il y avait un plan B ?

Michel Hazanavicius : il n’y avait pas de plan B. Jean Dujardin et Bérénice Béjo c’est au delà du casting, c’est leurs personnalités mêmes et leur travail d’acteur qui sont intégrés dès le désir de faire le film, et a fortiori dans l’écriture. Ils sont inspirants, ils font partie de l’impulsion de désir, dés le départ. Heureusement que je n’ai pas eu à chercher un plan B parce que j’aurais été embêté.

“L’HISTOIRE DU FILM, C’EST DES GENS QUI ONT EU ENVIE QU’IL VOIE LE JOUR, ET QUI ONT REJOINT L’AVENTURE”  – MICHEL HAZANAVICIUS

Jean, avez-vous hésité après avoir lu le scénario ?

Michel m’a donné le scénario avec beaucoup de pudeur, un peu gêné en me disant “c’est pas une comédie, c’est plutôt un mélo, te fous pas de moi”. Je l’ai lu dans le train, pendant deux heures, je l’ai appelé pour lui dire que c’était formidable mais que je ne savais pas du tout comment on allait faire pour monter ça. Je voulais bien rêver avec lui mais je me suis dit “c’est le genre de projet qu’on fera dans trois ans, peut-être, ou pas du tout”. Et puis Thomas est entré dans la course. Et c’est là, quand les choses ont commencé à se faire, que j’ai eu la trouille, j’ai commencé à me dégonfler un peu, c’est vrai. J’ai douté, à un moment, et puis je m’en suis voulu de penser comme un autre. Je sortais du film de Nicole Garcia, de Blier, je me disais “je deviens une espèce d’acteur explorateur, il faudrait que je m’amuse un peu plus, est-ce que j’ai besoin de faire ça ? Est-ce que je peux le faire ?” J’ai été pris de panique, et je m’en suis voulu par la suite. Cette panique a duré une demi-matinée.

MH : il faut dire aussi que je n’avais pas fait le travail qu’on fait habituellement, je lui avais donné le scénario du bout des doigts, c’est vrai.

JD : il ne m’a pas dragué, c’était pas rassurant.

MH : trop de pudeur fait qu’on ne se dit pas les choses, je n’ai pas su lui dire de suite à quel point je voulais faire le film. Il voulait que je le drague, c’est vrai.

JD : quand il a commencé à me montrer des films, j’ai compris à ce moment là ce qu’il voulait faire. Je croyais qu’il voulait que je fasse du Chaplin, mais je n’aurais pas pu, c’est un génie, on ne peut pas se comparer, c’était impossible, trop casse gueule. Et en voyant L’Aurore, City Girl, je me suis dit “ok j’ai compris, je vois ce qu’il veut”.

MH : quand on ne connait pas ce cinéma là, on a une vision vraiment noir et blanc, nuance photocopie, tout le monde qui bouge hyper vite, du burlesque… Et quand on voit City Girl, avec ses noir et blanc merveilleux… on comprend mieux.

JD : les spectateurs eux mêmes ne sont pas forcément rassurés. Hier à Lyon, certains nous ont dit qu’ils appréhendaient un peu, qu’ils s’attendaient à se faire chier.

MH : j’avais un fantasme, et je suis passé de fantasme à projet, grâce à Thomas Langmann. De là, les murs commencent à tomber, et nous rejoignent de plus en plus de gens qui veulent voir ce film. L’histoire du film, c’est exactement ça : des gens qui veulent le voir et qui viennent tous mettre la main pour que ce film existe. J’ai toujours eu le sentiment qu’ils venaient donner la main, qui ont donné pour moins cher que d’habitude, qui n’ont pas compté les heures. C’est une belle histoire, car au départ, personne n’en voulait. Au début, quand on démarchait les chaines de télé, on avait des réponses du genre : “ne nous envoyez pas le script. on est sûrs que c’est bien, mais comme je sais qu’on va pas mettre d’argent dessus, j’ai pas envie d’avoir à dire non à un truc que j’aime bien donc je préfère ne pas le lire”. On parlait tout à l’heure de film transgressif. La transgression, elle est là.

Et la suite ?

Peut-être qu’on arrêtera enfin de me demander “à quand OSS3 ?” pour me demander “à quand The Artist 2 ?”!

Lire aussi : notre critique de The Artist

(Propos recueillis collégialement le 4 Octobre 2011 au cinéma Pathé Plan de Campagne)

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

3 commentaires

    Camiiille  | 12/10/11 à 13 h 17 min

  • Bah pourquoi Audrey tire la tronche ? :)
    Géniale opportunité, géniale interview !

  • envrak  | 12/10/11 à 14 h 08 min

  • c’est pas Audrey :)

  • Camiiille  | 12/10/11 à 19 h 38 min

  • Ah merde, elle lui ressemble sacrément !

Laisser un commentaire