These final hours de Zak Hilditch – Quinzaine #Cannes2014

27/05/14 par  |  publié dans : Cinéma | Tags : , ,

these final hours afficheLa Quinzaine présente : le film qui aurait du sortir il y a deux ans, et qui ne sert pas à grand chose maintenant.

So 2012

Zak Hilditch avait la foi quand il a tourné d’octobre à novembre 2012 son film en Australie. D’une part, il savait que nous n’allions pas mourir en décembre. D’autre part, il savait qu’il arriverait après tous les films apocalyptique de cette année-là. Bel esprit Zak, mais si ton scénario avait été écrit en 2009, tu aurais gagné à surfer sur la vague, ou à en profiter pour l’étoffer – à l’image de 28 jours plus tard dont tu dis t’être inspiré. Car ton histoire du fêtard/queutard un peu lâche, qui ne pense à se défoncer pour les 12 heures qui lui restent à vivre, mais rencontre une gamine qui va le révé(il)ler, c’est assez surfait.

Pourquoi pas

On pourrait descendre These Final Hours et ses ressorts faciles s’ils ne s’accompagnaient pas de bonnes intentions. Or, à l’instar de son personnage principal, derrière le bête et méchant, se dissimule une certaine sensibilité : le film de Zak Hilditch pourrait même trouver un public (américanisé). Pour notre part, on ne garde qu’une scène qu’on a trouvé mythique, et une question qui, à force de nous être assénée, reste gravée.

LA SCÈNE. On a donc James, le héros, qui récupère Rose, la petite. Il l’amène à la teuf du siècle, sorte de spring break de l’extrême. Ils rencontrent une jeune femme complètement défoncée qui prend l’enfant pour sa propre fille. Elle fait flipper. Là, James dit à sa nouvelle protégée de l’attendre dans la piscine, parce qu’il a des trucs à régler. Elle va se baigner. On a donc Rose, l’héroïne, qui fait de l’apnée. La caméra sous l’eau nous y montre ce qu’elle voit (soit des trucs auxquels on n’a pas envie qu’un mineur soit exposé). Et puis d’un coup, d’un plongeon, arrive la meuf barrée, au ralenti, à grande brassée. C’est hyper efficace, très prédateur des fonds marins, entre la perfide murène et l’emblématique requin. Effrayant et comique à la fois, c’est tout simplement frais.

LA QUESTION. Si vous deviez mourir dans 12h, que feriez-vous ? Certes, c’est la question à 100 films, celle qu’on nous rabâche partout. Oui mais où le feriez-vous ? Quelle serait votre place, aux côtés de qui ? Le fil rouge du film, aussi attendu soit-il, a cette qualité d’apporter plusieurs réponses valables au même individu, lequel, complexe bien que guignol, permet, si ce n’est une identification, une appropriation des choix. Tentant d’être auprès de sa famille, tentant d’être auprès de son amante, tentant de s’oublier, tentant de se trouver. On regrette la caractérisation de James, pseudo-bogoss tatoué aux muscles gonflés (et celle, caricaturale, de tous les personnages), quand un gars plus lambda – soumis aux mêmes soins d’une psychologie nuancée – aurait (davantage) fait l’affaire. On apprécie le rythme toutefois, qui alterne l’adrénaline et le bruit avec des moments d’accalmie.

BONUS. Elle n’apparaît que dans des flashs-back assez ridicules (qui servent pourtant un montage réfléchi) mais l’actrice Jessica de Gouw est assez bonnasse – on se doute qu’elle est là pour ça, et ça ne gâche pas.

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