Clerks, les employés modèles

08/01/11 par  |  publié dans : Cinéma | Tags : ,

En 1994, lorsque Clerks (les employés modèles) sort sur les écrans américains, le réalisateur Kevin Smith est un parfait inconnu. Un geek lambda fan de Star Wars qui a décidé de réaliser un film avec sa bande de potes et de le projeter dans le cinéma de leur quartier. En quelques jours, Clerks, dont les séquences ont été tournées dans l’épicerie où Smith travaille, est dans la boite. Le bouche à oreilles et les sélections en festival (jusqu’à Cannes, tout de même) permettent au film de rencontrer un joli succès. Aujourd’hui considéré comme culte, notamment grâce à ses dialogues à se tordre de rire et à sa très péchue bande originale (qui a coûté plus cher que le film lui-même), Clerks dépeint la journée type de Dante, employé dans une épicerie, et de son ami Randall, qui travaille dans le vidéo club voisin. Entre deux discussions sur l’engagement politique des jedi et sur le cousin Walter, mort en se brisant le cou après avoir essayé de se faire une auto-fellation, Dante et Randall jouent au hockey sur le toit.
La routine.
Mais ce jour-là, Dante est de sale humeur : son ancienne petite amie – dont il est toujours amoureux – va épouser un millionnaire chinois, et sa copine du moment – dont il apprécie les lasagnes – s’apprête à lui faire un aveu… surprenant. La scène qui suit va ouvrir dans le film une parenthèse poignante sur un débat difficile, tabou, abordé avec gravité, et à de multiples reprises sur le plateau de feu “Tout le monde en parle” : est-ce que sucer, c’est tromper ? Éléments de réponses avec cette scène connue des fans de Clerks comme celle des “37 bites”.

(Extrait en version française)

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