Kaboom : mise en bouche

07/10/10 par  |  publié dans : Cinéma, Sorties | Tags :

Il y a surement une génération qui a connu Totally f***ed up en 1993, The Doom Generation en 1995 et Nowhere en 1997 avant qu’une autre n’enchaine sur American Pie en 1999 ou Scary Movie en 2000. A moins que le milieu des années 90 ne soit plus Farelli, entre Dumb et Mary. Il y a en tout cas un tas de personnes qui ont loupé la “teen trilogy” de Gregg Araki. Et il y a Kaboom pour (ré)conciliation.

Kaboom c’est l’histoire de la post-adolescence telle qu’on la fantasme : les jeunes y sont beaux, les réparties cinglantes, les situations farfelues. En somme, il y est facile de sortir, d’avoir de l’esprit, et un plan à trois pour son anniversaire. Cette même post-adolescence qu’on nous sert dans les séries télévisées, agrémentée – au choix – de cul, de complots ou de pouvoirs magiques. Et sur un plateau de n’importe quoi, des trois chez Araki.


Le premier extrait, diffusé à l’approche du festival de Cannes (où il remporta la Queer Palm), laissait perplexe et impatient. Une montée d’inquiétude, une tartine d’oni/ly-risme, des acteurs charismatiques et une chute, drôle. Si. Ces 55 secondes sont l’ouverture du film. Elles annoncent la sensibilité du réalisateur, le voyage introspectif de son personnage et l’univers fantastique de son film, prêt à basculer à tout moment vers plus de drame et d’action. Elles dévoilent pour l’instant peu de l’humour potache d’Araki, son goût pour les campus colorés et son délire de jeune Lynchien fou, puisqu’elles gardent le meilleur pour la fin. Qu’elles se gardent surtout de présenter le personnage le plus rafraichissant et mystérieux, London, clou du Kaboom interprété par Juno Temple. Les extraits, teaser et bandes annonces qui suivront ne feront que vous la gâcher. Comme le feraient plus de commentaires sur le film.

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