Quelque chose a changé

05/04/12 par  |  publié dans : Edito

Trois mois sans réel édito et vous vous demandez : que s’est-il passé? Ce pourrait être l’accalmie avant la tempête, ou – pour respecter la langue française – celle qui lui succède. C’est un peu des deux, et leur antonyme. En septembre 2011, nous lancions la V3 du site Envrak. Il y a six mois, un an, il y a une éternité. Le projet nous avait demandé du temps et de l’énergie, ce n’était pas fini. Il fallait ensuite maintenir la publication quotidienne, lancer l’aventvrak, regonfler les stats qui avaient chuté. Et éventuellement : trouver un moment, pour se reposer – on a cherché, mais on avait des vies. Il fallait surtout se servir de ce nouvel écrin comme d’un atout, s’en servir d’un tremplin pour se développer, monter de nouveaux projets.

Bref, vous connaissez Lucky Luke? L’homme qui tire plus vite que son ombre? C’est là où je veux en venir, ou c’est à l’inverse : l’ombre d’Envrak est plus rapide que ses retombées.

En gros : on s’active. Nos résolutions 2012, jamais dévoilées, s’appelaient festivals, vidéos, et – dans une moindre mesure, ou une mesure qui vous concerne moins – communication. On s’agite en coulisse pour vous offrir ce qui ne se voit pas, comme quand le Lonesome Cowboy dégaine puis range son colt. Ce qui a changé, ce sont les impacts de balles, les cartouches au sol. J’ai nommé : les accréditations presse, les rencontres pro, et les échanges de mails interminables. Octobre 2011 : le Cinéma des Antipodes et la Fiesta des Suds. Janvier 2012 : le festival de Gerardmer. On croise les doigts pour Cannes au mois de mai. Et puis, sur nos chaînes dailymotion et youtube, six interviews (Frémont, Delachair, Sibony, Gayet, Boganim et re-Frémont), deux reportages (Fragments Singuliers, Fantastic’Art), une émission (CON-TEXTE – qui ne tardera pas à faire reparler d’elle). Pour vous, c’est l’accalmie, le maintien d’un webzine sympathique, la culture des curieux, qui se pare ci et là de bonus qu’on voit partout, chez ceux qui ont les moyens financier. Pour nous, c’est la tempête du bénévole. Ce l’était avant, le sera après.

Mais on ne s’en plaint pas : quelque chose a changé.

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Laisser un commentaire