Tintintintintintin au cinéma.

27/10/11 par  |  publié dans : Edito

Je suis allée au cinéma, voir Crazy Stupid Love. Ce que j’ai pensé du film ? Ce n’est pas le propos. Ce qu’ont pensé les deux femmes assises à ma droite du torse de Ryan Gosling ? C’aurait pu l’être.
Ces derniers jours, j’ai vu mes contacts facebook rivaliser de statuts hormonaux, une amie proche mettre une photo de l’acteur en fond d’écran, et ce titre « Le phénomène Ryan Gosling », sur de nombreux blogs et magazines. J’aurais pu le tenter en édito. Je l’aurais fait, si ça ne l’avait pas déjà été, et si avant d’entrer dans la salle, je n’étais pas passée par les toilettes pour faire vessie vide – comme avant chaque film, pièce ou concert (parce qu’il est culturel, mon édito). Si je n’avais pas fait tourner le rouleau de papier quatre fois sur lui-même – quatre fois dans chaque sens – pour en trouver le bout par lequel tirer, la fameuse feuille déjà détachée. Et si je ne m’étais pas fait ces réflexions :
– D’abord « Comment peut-on se contenter d’une invention aussi faillible ? », pensée qui me vient souvent (et souvent dans les toilettes).
– Ensuite « Gosh, pourquoi faut-il que ça m’arrive toujours avant chaque film, pièce ou concert (et dans les bars aussi) ? ».
Du coup, j’ai manqué les bandes-annonces, j’ai du m’installer au second rang, les yeux sur les sous-titres, à côté de celles qui avaient les leurs rivés sur Ryan. Je ne leur jette pas la pierre, je peux vous dire quels costumes il portait et lesquels lui seyaient le plus. Mais, il fait quoi, le mec qui a joué avec Michelle Williams, quand il ne trouve pas la feuille ? A supposer qu’il aille aux toilettes parfois, il fait lui aussi tourner le rouleau. C’est un homme comme les autres, contrairement à Mac Gyver. Alors s’il faut Ryan au casting je veux bien, mais par pitié : Angus, reviens.

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