Idées BD de Noël : les surprises

23/12/11 par  |  publié dans : BDs&Mangas, Livres | Tags : ,

Parmi les albums qui doivent se retrouver sous le sapin, il y avait les incontournables. D’autres ont fait l’actualité :

Les surprises :

L’imaginaire : Luc Brunschwing peut voir disparaître 2011 avec la larme à l’œil tant cette année lui a apporté de bonheur. Urban est l’un des grandes révélations de l’année, avec un récit hors norme et une brillante réalisation. Dans un tout autre registre, Les enfants de Jessica raviront les amateurs de thriller politique. Deux tomes publiés la même année est un exploit éditorial qu’il ne faut pas laisser passer. Le public ne s’y est par trompé, Wollodrin mérite amplement son succès. En-soi, cette histoire fantastique, entre l’u-chronie et l’heroic fantasy n’a rien de très original, mais son traitement, narratif et scénaristique vaut le détour. Autre nouveauté éditoriale, avec des séries à auteurs multiples, pour une parution groupé, telles que 7 ou Alter ego qui se sont fait une place de choix cette année.

 

L’exotisme attire cette année, avec Habibi de Craig Thompson, au travail graphique superbe, Atar Gul, avec aux crayons Brüno de Commando colonial, Chroniques de Jérusalem par Guy Delisle, l’aventurier des Chroniques Birmanes.

 

Les ovnis :

On ne peut parler de livres décalés sans penser à 3″ (3 secondes) de Mathieu Marc-Antoine. Ceux qui sont fascinés par la torture des méninges et l’exploration des nouvelles narrations dans la bande dessinée seront servis. Moins innovant mais tout aussi intéressant, L’homme qui n’aimait pas les armes à feu, séduit déjà par son titre. Dans un registre comique, l’aventure western est au rendez-vous, avec une bonne dose de folie. De la folie il en a fallu aussi à Bastien Vivès pour oser s’immiscer dans le monde de la danse classique. Depuis Le goût du chlore, son talent n’est plus à démontrer, mais Polina est tout de même une belle surprise cette année.

 

Les “classiques”

D’une facture plus conventionnelle, il faut noter L’art de voler, d’Antonio Altarriba, dont le titre induit en erreur, car il ne s’agit pas d’un manuel du parfait cambrioleur. Il s’agit là de voler, comme un oiseau, dans un esprit de liberté. Antonio Altarriba sénior, est le héros de ce récit biographique qui nous plonge dans l’Espagne du XXème siècle, avec toutes ces horreurs et l’universalité de son histoire. Autre récit, imaginaire cette fois, s’inscrivant dans l’Histoire, Les racines du chaos, essaye de démontrer les mécanismes qui ont conduit aux conflits dans les Balkans et la Guerre de Yougoslavie en 1992, en cherchant les prémices dans la Seconde Guerre Mondiale. La Grande Guerre de Charlie par Prat Mills, une alternative à Tardi, en tout aussi poignant.

 

à noter :

Des albums moins percutants mais à sortir du lot quand même avec notamment : Orks, de Nicolas Tackian et Nicolas Guénet, récit dont le titre parle de lui-même, de belle facture, sans révolution. Psykoparis surfe sur l’influence des mangas et des dessins animés américains pour produire un album complétement loufoque. Plus onirique et métaphorique, Le dernier des cosmonautes peut surprendre ou totalement emporter son lecteur, dans un récit symbolique du passage de l’enfance à l’âge adulte. Le souffle court, l’astrolabe de glace, Lorenzacio, Abélard, La mort dans l’âme …. et j’en passe. Offrez des bds à Noël, y a que l’embarras du choix !!

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Laisser un commentaire