Jack Black : un héros [pas] comme les autres

02/06/12 par  |  publié dans : BDs&Mangas, Livres | Tags : ,

Lorsque Sir Nicholas, le patron d’un Empire industriel nommé Balance, veut répandre un terrible virus à travers le monde, les services secrets britanniques travaillent d’arrache-pied pour endiguer le processus. Les laboratoires financés par la Couronne créent un protocole afin de faire d’un simple soldat un homme surpuissant, hyper-résistant, presque invincible. Ce « super-soldat », c’est  Jack Black. Mais les galeries du laboratoire s’ornent de dizaines de portraits de Jack Black différents, morts en service. Le dernier en date a rendu les armes en Ukraine, alors qu’il infiltrait une usine secrète du réseau de Sir Nicholas. Il est tant d’en recruter un nouveau, afin de mener à bien cette périlleuse mission : sauver le monde.

Un Jack Black de perdu …

L’album s’ouvre avec une scène d’action de onze pages se soldant par la mort du héros. Qu’à cela ne tienne, il est tout à fait possible d’en créer un nouveau et tout recommence. Cette ouverture en apothéose, marque bien l’esprit du livre : action, flingues, homme surpuissant, ambiance nouvelles technologies et hémoglobine. Une sorte de super-production hollywoodienne, les millions de financements en moins. Le rapport avec le cinéma n’est pas bien loin et les influences sont assez évidentes. Que ce soit au niveau du scénario ou bien de la mise en scène, les codes du genre sont plus que respectés. C’est d’ailleurs ce qui peut plaire dans cet album ou déplaire. L’originalité n’a pas beaucoup de place, tout est mené tambour battant, sans surprise et avec brio. Il ne faut pas s’attendre à voir autre chose qu’une énième reprise d’un James Bond doublé d’un Jason Bourne. Le complot mondial, l’organisation secrète, la crédulité des badauds et les filles, tout y est pour que le cocktail fonctionne.

…un Khaled de retrouvé

Le dessinateur Afif Khaled maîtrise ses scènes de combats : les mouvements sont fluides, gracieux même. Il déploie tout son talent pour la mise en scène et le rythme de la lecture, ce qui est très appréciable dans ce genre de récit.

La mise en couleur est réussie, pas plus originale que le reste et aussi correcte. Les personnages ont une petite tendance à être tous construits avec la même architecture de visage, ce qui est dommage, car on a parfois le sentiment que Jack Black se fait attaquer par son jumeau. Les moches, évidemment, n’existent pas, pas plus que les gros ou les vieux. Il n’empêche que le dessinateur se révèle vraiment avec cette production.

Le monde parfait de Jack Black en Technicolor comblera les amateurs de sensations fortes, d’aventure et d’espionnage. Un blockbuster comme Soleil sait les mener.

Jack Black, tome 1, Le protocole Jenner, scénario de Ange, dessin de Afif Khaled et couleurs de Afif Khaled et Jérôme Lhôtelier, Soleil Productions, 18 janvier 2012

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