Kindle et moi, le crash-test

09/01/12 par  |  publié dans : Carnets, Livres, Tendances

                                                   Ceci est un screenshot approuvé par mon ophtalmo

Amazon et moi, c’est une longue histoire de désamour. D’une librairie en ligne où j’allais, étudiant, commander mes livres en anglais, le magasin est peu à peu devenu un truc informe qui tue les magasins indépendants le pas léger et exploite les lutins du père Noël sans même un haussement de sourcils. Il y a deux semaines encore, je jouais avec l’idée de faire un billet sur le militantisme culturel en 2012 : soutenons ceux qui nous conseillent par passion et non suivant des algorithmes. Autorisons-nous quelques téléchargements de ci-de là (et au moins tant que nos salaires n’auront pas augmenté), mais acceptons aussi d’ouvrir le porte-monnaie de payer des prix justes qui permettent de faire vivre dignement toute l’industrie de la culture. Amazon et Cdiscount, sur le bûcher ! J’aurais écrit quelque chose comme ça.

Et puis Noël est passé par là, avec dans sa hôte le dernier pavé d’un de mes auteurs favoris, et puis…
… un Kindle.
Un Kindle !

L’espace de quelques heures, je me suis retrouvé un brin idiot. Je n’avais jusque là manifesté qu’un intérêt très modéré pour ce bidule, moi qui tutoie mon libraire et vote pour la préservation des bébés phoques. Et voilà qu’au détour d’un paquet cadeau ma belle-mère faisait de moi un social-traître. N’étant ni du genre à revendre mes cadeaux sur E-bay et ne souhaitant pas décevoir belle-maman (qui lira ces lignes) j’ai ouvert mon dilemme sur Facebook.

 

Belle-maman, Thomas, ceci est pour vous.

Une semaine après, inutile de tourner autour du pot : la bécane m’a déjà convaincu. Je suis un social traître. Confort de lecture maximal, grâce à l’encre électronique et à la police de caractères ajustable. Aucun reflêt, aucune luminosité, testé sur la terrasse au café du petit déjeuner (un 26 décembre, c’est l’avantage du réchauffement climatique en Haute-Corse), au lit avec la lampe de chevet, aux gogues, ou dans une pièce simplement éclairée de la lumière blafârde de Twilight 2 à la télé (sans commentaire. Toi même tu sais, l’esprit de Noël, what else ?). Je suis rassuré de voir que je pourrai sûrement encore lire à 90 ans en police 45, quand je me serai bien cramé les yeux en consultant mon Twitter entre deux parties de jeux vidéo, aussitôt finie la journée  sur ordinateur.

L’odeur et le toucher du papier, très franchement ça ne me manque pas, c’est un truc de vieux de fétichiste. Le livre dématérialisé sur Kindle n’est en rien comparable – comme on me l’a suggéré – à regarder un screener de blockbuster tout baveux sur son portable (si vous en êtes là, c’est que vous n’êtes pas fini de toute manière, et vous ne méritez pas de nous lire). Qu’on lise sur La Pleïade ou sur une peau de chameau, seule importe la capacité d’un auteur à nous embarquer dans son univers. Et puis, bien au chaud dans sa housse en tissu avec doublure micro-fibres, il a plutôt de la gueule, mon Kindle.

JE SUIS UN SOCIAL TRAÎTRE

 

Mon nouveau meilleur ami est livré avec des dictionnaires français et anglais intégrés, il n’y a qu’à passer le curseur sur un mot inconnu pour voir afficher sa définition dans une fenêtre contextuelle. Finis, les allez-retours fastideux du Harraps’ Shorter à mon dernier import anglais 3 fois par page. Je suis sûr que la jolie étudiante qui bosse à mi-temps à l’accueil de la librairie anglo-saxonne du quartier (pour nous, en province, ça veut dire “à 15 bornes”) sera ravie de le savoir, elle qui ne vend 11.23.1963 de Stephen King version papier qu’1,60e plus cher qu’Amazon. 1,60 euros le prix du sourire, de l’odeur du thé qui embaume les fauteuils, des taxes locales et de la paix sociale. Si tout ça me manque, je pourrai toujours prendre la dernière application Amazon, qui offre des réductions à tout consommateur qui ira scanner le prix des livres dans une librairie pour les comparer à ceux offerts par son shop. “Je peux vous aider ?” – “Faites pas attention à moi, je viens juste consulter les prix”. 

Stephen King 11 22 63 sur Kindle

Mon père Noël est schizophrène…

Enfin, les livres arrivent en deux clics par la magie du wi-fi et de l’email. Amazon offre de me convertir au bon format et m’envoyer directement les livres craqués que je me suis empressé d’aller chercher un peu partout, sur thepiratebay, teamalexandriz… Back to the future : me voilà comme au premiers temps d’E-mule, à télécharger tout et n’importe quoi pour le simple plaisir de l’avoir gratuitement, quasiment sur l’instant, et tant pis si je n’aurai pas assez d’une vie pour tout regarder / lire, si tout ça finira par prendre la poussière dans un recoin de mon disque dur. Au fond, c’est là que le bât blesse, Kindle ne fera peut-être pas de moi un lecteur plus assidu, mais m’a transformé en pirate du livre confirmé. Certes, j’avais déjà essayé sur un de mes téléphones portables, certes j’avais essayé sur un ordinateur mais… entre les fichiers word et les photos de livres page par page (souvenez-vous, les premières fuites du Harry Potter 7), autant se crever les yeux de suite. A présent, avec une bécane aussi sexy et sa capacité de stockage de + de 1000 livres, pourquoi me priver ? “Oui, pourquoi ?”, me répondent en coeur les éditeurs et les libraires, prêts à sauter de leurs bureaux, la corde autour du cou.

J’ai adopté Kindle. Après tout, en bon consommateur responsable, il n’appartient qu’à moi de choisir si je décide d’acheter sur Amazon ou dans ma librairie de quartier, entre télécharger mon livre en deux clics et payer une “surcharge” sociale, entre la froideur d’une algorithme qui “recommande pour moi” et le sourire d’une étudiante, entre le vieux et le nouveau monde. La possibilité d’une île ?

Au fond, je suis un social traître, oui, mais un social traître militant. Quoi de plus 2012, finalement…

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

13 commentaires

    Héloïse  | 09/01/12 à 15 h 37 min

  • Je hurle ! Puis je boude…

  • Sarah  | 09/01/12 à 17 h 31 min

  • JE HULRE AUSSI, de tous tes articles, c’est le plus triste!

  • Laboulle  | 09/01/12 à 20 h 49 min

  • Voui, mais bon. Tu ne peux pas mettre tous les livres non lus de ton kindle bien en évidence sur des étagères chez toi pour faire croire que tu es savant et cultivé. Et ça c’est naze.

    Je ne suis pas encore converti, mais je pense que mon prochain déménagement pourrai me faire changer d’avis. D’autant que je ne suis pas militant pour deux sous. J’achète mes livres papier sur amazon ou à la FNAC, et cumule donc tous les désavantages… Con de moi.

  • NEMPOWER  | 10/01/12 à 16 h 28 min

  • C’est moi, la belle maman qui ai offert le kindle.Je ne plaide pas coupable car l’outil est beau, pratique…. MAIS il ne faut pas pour autant oublier de rendre visite à son libraire car rien ne remplacera un beau livre papier…

  • envrak  | 11/01/12 à 15 h 25 min

  • @Laboulle il faudrait pouvoir exposer et configurer le Kindle sur une étagère pour qu’il marche comme un cadre photo numérique, et diffuse un panorama des couvertures de tous ces livres qu’on lit parce qu’on est intelligent et cultivé !

    Non, vraiment, après la mort des disquaires et des vidéoclubs indés, on va vraiment avoir un problème avec les libraires (et les médiathèques). J’ai beau kiffer mon Kindle et être assez lucide pour équilibrer ma conso entre objets achetés / objets piratés, je n’arrive pas à me départir d’un gros sentiment de culpabilité. Le monde bouge, certains métiers disparaissent, d’autres se créent, mais autant plus personne ne pleure les rémouleurs ou les maréchaux-ferrants, autant un libraire… bref.

    @NEMPOWER merci, belle-maman. Vous êtes la plus belle. rien à ajouter [smiley qui sifflote]

    Envrak, c’est amical ET familial !

  • envrak  | 11/01/12 à 15 h 34 min

  • @Héloïse, @Sarah : <3 quand même :)

    Et puis il y a toujours la possibilité d'utiliser l'ebook comme une copie privée, comme certains DVDs livrés avec leur copie numérique. Un pavé grand format de 1000 pages se prête très bien aux lectures du soir confortablement lové dans sa couette, mais dans le métro, dans le sac à main, entre deux cours ou à la pause de midi, c'est la plaie... mieux vaut un Kindle. Alors pourquoi pas jouer la complémentarité ? Qu'un lecteur puisse commencer sa lecture sur un Kindle et la terminer le soir sur le bouquin ? Editeurs : n'attendez pas que le train parte sans vous et commencez à offrir la copie numérique avec l'achat physique de vos livres...

  • Sarah Grenier  | 11/01/12 à 15 h 53 min

  • Bouh quand même.
    L’odeur du parpier, les coins écorchés, les notes et mots écrits sur le papier, les surlignements, soulignements, les dédicaces écrits dans un livre offert, le moment où tu prends dis minutes pour sécher ton livre mouillé à cause de la pluie. Le mot bouquin même a une résonnance particulière que le mot e-book n’aura jamais. Snif. Puis, dans un appartement, les bouquins exposés amènent la chaleur.

    Sinon c’est physique, pour avoir déja essayé, il m’est impossible de me concentrer sur un écran numérique pour lire un livre…ça passe pour des articles, mais un livre…je le plonge où mon nez s’il se cogne contre un écran? :)

  • Laboulle  | 11/01/12 à 15 h 55 min

  • Mon sentiment vis à vis de tout ça (mort des vidéothèques indé, disquaires, libraires, …) est que le monde change. C’est un fait. Ce n’est pas pour ça qu’il faut accepter tous les changements sans réfléchir et dire amen à tout. Néanmoins, lorsque ces changements paraissent inéluctables, je pense qu’il faut mieux essayer d’utiliser son énergie pour s’y adapter et créer autre chose de vachement bien, plutôt que de s’épuiser à aller contre l’inéluctable. EnvraK en est un exemple. Autrefois, ce webzine aurait été en papier et distribué dans les kiosques. Ou n’aurait pas existé faute de moyens. Un kindle permet d’utiliser moins d’arbres pour imprimer les livres. C’est un argument écologique positif. Après, les kindle génèrent d’autres formes de détritus pas forcément super recyclables, certes. Et ne doutons pas que les industriels tenteront de nous convaincre rapidement que notre ancien kindle est obsolète et nécessite d’en acheter un nouveau vachement mieux…

    Bref, tout n’est pas si simple. Mais des métiers disparaissent, d’autres apparaissent. Il faut se préparer à changer, et être à l’affût de nouvelles opportunités. Et en tout cas, stop à la culpabilité de vivre avec son temps, surtout toi. Il me semble que tu en fais déjà beaucoup pour défendre tes idées. Invente autre chose!

  • envrak  | 11/01/12 à 16 h 30 min

  • Sarah, Laboulle : écrire sur un livre c’est péché. J’aime les bouquins usés, tâchés de café, les livres qui ont vécu(paradoxe, oui). J’aime pas les vieux livre de poche des années 70 jaunis et hideux. Au delà, tout ça ne me manquera absolument pas. Un scénariste, Laurent Chalumeau, à un jour dit “Qu’on écrive sur une peau de chameau ou sur un Mac, l’important c’est d’écrire et mes fesses sur la commode !”. Je détourne ses propos pour dire pareil des livres : qu’on le fasse sur une bouquineuse (pour le coup, le mot est joli) ou la Pleïade, l’important c’est de lire et puis c’est tout. Le dvd et le livre ne sont que des supports (parfois voués à la mort, CF la VHS, et foutrement encombrants en cas de déménagement) le rêve et l’imaginaire est invisible.

    Pour ce qui est de la chaleur dans l’appart… je rejoins l’argument écologique de Laboulle, il est peut-être souhaitable de dépasser tout ça. Certes je suis heureux d’exposer mes DVDs collector et livres pour montrer mon vernis de culture, pour chercher une référence, pour le prêter même. Mais la plupart de mes DVDs ou de mes livres, mêmes les plus chéris, prennent avant tout la poussière sur les étagères. Si on peut éviter de produire des jaquettes en plastiques et des bouquins de papier à tort et à travers (biographie de Loana ou Justin Bieber, livres surfant sur une micro actu et morts-nés qui partent au pilon au bout d’un an)… hé bien pourquoi pas ? Défendre à tout prix le côté matériel d’un film ou d’un livre quelque part ça me semble… bourgeois, et pas très planet-friendly.

    (Encore faut-il qu’on ne soit pas encouragés à changer de Kindle ou de disque dur tous les ans, vrai).

    J’ai encore énormément de mal à bien accepter ça, mais j’essaie de m’y préparer, pour répondre à Laboulle. Ce que je refuse en revanche c’est que mes livres me soient conseillés par des algorithmes, et que les lieux d’échanges et de rencontres disparaissent. Or le Kindle, c’est exactement ça… et c’est là le fond du problème.

    A moins qu’Amazon ne sorte les couilles sur la table et n’ouvre des boutiques… mais j’ai des doutes !

  • Héloise  | 11/01/12 à 17 h 24 min

  • Laboulle : ton commentaire m’intéresse et est pertinent ! L’exemple avec Envrak (webzine qui aurait eu sa place dans un kiosque quelques années plus tôt) est très très très trèèèèès bon !

  • Héloise  | 11/01/12 à 17 h 32 min

  • Avant de commencer, ayons une pensée profonde pour les maréchaux-ferrants, puis les sculpteurs de pierres, les herboristes, les mérandiers, les sabotiers, les forgerons, les cloutiers, les porteurs d’eau, la lingère, la crémière, son beur, son argent, son …

    Effectivement, vivons avec notre temps mais comme dit Laboulle (hihi, que c’est drôle ce petit nom ! ) : « Ce n’est pas pour ça qu’il faut accepter tous les changements sans réfléchir et dire amen à tout. ». Je manifesterai donc tout de même, mon mécontentement lors de la fermeture des petites salles de cinéma dans la Vème arrondissement. Je vais toutefois essayer de m’adapter un peu mieux à mon époque et aux « changements inéducables » de l’ère de la mondialisation : fermetures de sites, les délocalisations…blablabla…
    Bref, oui, vivons avec notre temps mais ouvrons les yeux face aux changements déplaisants !

    En effet, comme Laboulle, je pense aussi que les industriels arriveront à plaider que votre Kindle n’est plus d’actualité et qu’il doit être remplacé au plus vite par un nouveau modèle. Comme l’Ipod et je ne sais quoi d’autres, ils justifieront l’achat d’un nouveau produit toujours plus performant (Souvenons-nous justement de l’image utilisée pour l’article d’Envrak : “Steve Jobs : le roi est mort et je m’en fous” ?) Après Kindle 2012, Kindle 2013… puis 2014, puis …
    Contrairement aux livres électroniques qui coûtent très cher et qui « périment vite », le livre papier reste réutilisable longtemps, il n’est pas cher et est donc un des symboles de la démocratisation de l’information, la culture ou de l’enseignement…

    Je veux bien faire des économies de Papier. Cependant, je préfère penser à la réduction des publicités et du suremballage qu’à mes chers bouquins. Ensuite si les gentils penseurs veulent vraiment réduire l’heurt environnemental pourquoi ne pas plutôt utiliser le recyclage et développer les bouquins recyclés. J’ajoute que l’impression sur papier provient de plus en plus d’une source réglementée et d’une culture des arbres clairvoyantes. Les livres électroniques et les autres outils de ce genre utilisent, eux, des minerais rares, dont l’extraction détruit des forêts.

    J’avoue : Peut-être aurais-je été contente de l’école à l’université, en passant par le collège, d’avoir un simple livre électronique au lieu de me trimballer avec dix gros bouquins qui bousillaient mon pauvre petite dos de jeune fille fluette (…).
    Evidemment, je ne nie pas que cela soit pratique ! Une tablette et finis les problèmes de dos (quoique, j’aime mon dos musclé) ! Une tablette et finies les recherches infructueuses dans les bibliothèques froides ou surchauffés, où l’ouvrage « Droit de la lutte contre la corruption au Kazakhstan entre 1860 et 1920, édition 1982 » était introuvable.
    Bien-sûr que ces petits gadgets sont moins encombrants ! Dans ma famille, il y a toujours eu beaucoup de livres : du salon, dans le couloir en passant par la cave. Oui : ça prend de la place ! Oui : c’est lourd et galère durant les déménagements. Oui : Les frères Karamazov fait presque 1 000 pages et il prend toute la place dans mon sac (qui a été choisit spécialement pour que j’y mette mes livres). Et Envrak, le sait : quelle calamité que la lecture dans le métro !

    MAIS ! Maiiiiiiiiiis (et là, c’est une question de goût et de couleur) qu’est-ce que j’aime justement voir mes livre prendre autant de place dans mon petit appartement ! Qu’est-ce que j’aime corner mes pages ! Qu’est-ce que j’aime m’en servir comme trépied pour mon appareil photo ! Qu’est-ce que j’aime voir les petites inscriptions de leurs anciens propriétaires. Qu’est-ce que j’aime les peser dans les cartons de ménagements…
    Mais voilà, ce sont mes petits goûts perso qui ne pèsent pas bien lourds (enfin, en terme de bouquin, si ça pèse lourd) . En fait, ce qui m’énerve, c’est la vision consommatrice : en avoir plus ! Posséder un max de bouquins dans sa boite en quelques clics. Compter le nombre d’octets et être fier de voir le chiffre augmenter. Puis jeter le produit quand il sera considéré obsolète pour en acheter un autre, et un autre et encore un autre…

    Bon, ce n’est pas à continuant à écouter mon walk-man (longue vie à lui) que j’ai réussi à stopper les Ipod.
    Mais vive les frigos ! Un jour j’aurais une machine à laver.

    Pour finir : ayons une pensée pour le sourcier, le cantonnier, le briquetier, l’ardoisier, casseur de pierres, le rémouleur, l’affûteur de scies, le ferronnier, le batteur de faux, le scieur sur chevalet (gade), l’épointeur à la hache. Puis les éditeurs et les libraires.

    Amen. :D

  • Laboulle  | 12/01/12 à 1 h 55 min

  • Tout de même, un doute m’effleure… Même si les industriels tenteront de nous convaincre rapidement que notre ancien kindle est obsolète, on pourra aussi faire un peu preuve de discernement, et s’apercevoir qu’ils se foutent un peu de notre gueule pour ne pas tomber dans le panneau.

    C’est tout moi ça. J’ai pas de kindle, j’en ai jamais eu entre les mains, j’aime les livres papier, et v’la t’y pas que je défend le bouzin…

    J’ai peut être peut d’avoir à choisir un seul bouquin pour partir sur une île déserte… Héhéhé… Je prend mon kindle !!

  • Héloise  | 12/01/12 à 9 h 43 min

  • Ah! Pas mal du tout le coup de l’ile déserte ! Tu as raison!

Laisser un commentaire