La route, prix Pulitzer 2007

08/01/09 par  |  publié dans : Livres, Romans | Tags :

La route est déserte ou presque… En effet l’homme et le fils marchent sans s’arrêter sauf pour de brèves nuits. Ils fuient, on ne sait quoi, ils se souviennent de vagues souvenirs, ils avancent vers le sud, vers la mer pour y trouver quoi ? On ne sait toujours pas.

Et pourtant La Route de Cormac McCarthy, prix pulitzer 2007, nous tient en haleine. Il a l’odeur d’un forward, sent la prémonition, il effraie, surtout en ces temps de crise mondiale. Dans cet univers de cendres, la couleur prédominante de ce roman est le gris, la pluie et le froid sont omniprésents. Un monde post-apocalyptique où règne la peur des méchants (ainsi nommés par l’enfant), ces méchants qui… non je ne vous dis pas, je ne veux pas tout révéler. Les gentils sont là aussi mais perdus comme l’homme et l’enfant. L’homme et l’enfant, ça pourrait être n’importe qui, pas d’identité, un anonymat qui nous permet de s’identifier, l’homme et l’enfant c’est nous.
Des moments forts, choquants, désespérément tristes, une vie de fin des temps ; même si certains passages sont particulièrement emplis d’espoir.

Le style du roman est à l’image du contenu. Une évaporation permanente, de petits paragraphes, les dialogues n’ont même pas de tirets ni de guillemets, on se perd entre les paroles de l’enfant et de l’homme, l’amalgame est présent, l’homme devient l’enfant et vice versa. On a l’impression qu’à la fin de la lecture le livre va s’effriter et ne devenir à son tour que cendres… Heureusement non ! Cela permet de le prêter et de faire profiter aux autres de ce chef-d’oeuvre visionnaire.

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