Romanvrak : Beautiful Bastard ou comment essayer de faire du “Mom Porn”

28/10/13 par  |  publié dans : Livres, Romans | Tags : , ,

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Dans la veine de 50 Shades of Grey, voici Beautiful Bastard. La littérature érotique sous la plume d’auteure féminine aka le “Mom Porn” à le vent en poupe.

Christina Lauren propose de suivre les aventures sexuelles d’un homme d’affaires détestable et de sa jeune stagiaire.

Le patron et la stagiaire (…ce qui pourrait être le titre d’un mauvais porno, en fin de compte) s’abhorrent et du coup entre eux c’est GRAVE CHAUD BOUILLANT. S’ils s’adonnent à une multitudes de jeux érotiques, ils ne supportent pas le fait d’être attiré l’un par l’autre. Le lecteur se retrouve le témoin de leurs confrontations et de leurs parties de jambes en l’air.

“… Mais mon film préféré de tous les temps est Fenêtre sur cour.
– A cause de Jimmy Stewart ou de Grace Kelly? fait-il en m’embrassant dans le cou.
-Les deux. Plutôt Grace Kelly.
-Je vois. Tu as des tendances Grace Kelly…
Sa main remonte dans mes cheveux et replace une mèche qui s’est échappée de ma queue de cheval.
-J’ai entendu dire que Grace Kelly avait une bouche de suceuse, elle aussi.
-Tu l’aimes, ma bouche de suceuse.
-C’est vrai. Je l’aime surtout quand elle est pleine, réplique-t-il d’un air anodin.
-Tu sais, si tu la fermais de temps en temps, tu serais parfait, putain.
-Je serais déchireur de culottes silencieux, ce serait encore pire qu’un patron colérique déchireur de culottes.”

 Le récit est donc une multitude de descriptions de scènes de sexe : salle de conférence, ascenseur, cabine d’essayage, toilettes… Tous les lieux y passent sans oublier les positions et la course à l’orgasme. Apparemment, ce genre de lecture fait de l’effet à certains, on essaye encore d’en comprendre le succès. La narration à la première personne partagée entre les deux personnages ne suffit pas à faire de ce roman une pièce majeure de la littérature érotique. Une chose est sûre, Lauren n’est pas E.L. James, tout comme E.L James n’arrive pas à la cheville livre-culture-erotique-beautiful_bastard-christina_lauren-50_nuances_de_greyd’un Sade ou Apollinaire.  Au final au bout de 50 pages, on a un peu l’impression de tourner en rond allant d’une scène de sexe à l’autre… Certains se pencheront sur le second tome avec appétit, de notre côté, on passera la main.

Beautiful Bastard de Christina Lauren
Ed. Hugo et Cie / Déjà disponible en librairies

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