“428 SHIBUYA SCRAMBLE” / “PATHFINDER : KINGMAKER”

22/10/18 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

428 SHIBUYA SCRAMBLE

Le magazine japonais Famitsu a la particularité de faire noter chaque jeu à quatre de ses testeurs. A cet exercice, rares sont les titres à obtenir l’unanimité et à décrocher la note de 40 /40… surtout en 2008, date à laquelle « 428 Shibuya Scramble » voyait le jour sur WII. Aujourd’hui ce visual-novel complexe connait les joies d’une sortie en occident sur PS4. Traduit en anglais il dispose malgré son âge de sérieux atouts pour séduire les amateurs d’histoires complexes… et de retour dans le temps.

Avec ses graphismes réalistes, qui n’hésitent pas à s’appuyer sur des photos pour mieux immerger le gamer et le faire s’attacher aux personnages, Kōichi Nakamura possède un véritable style. Certes, le rendu est statique et les bavardages sont nombreux mais la multitude de choix à opérer fait qu’on n’est jamais passif devant les évènements. Toute l’astuce consiste à vous faire incarner en alternance cinq protagonistes, d’horizons variés, dont les actions ont un effet sur celles des autres. Chaque chapitre (le jeu est découpé en heures) vous oblige à débloquer la suite des évènements en revenant sur les faits… et quand on sait qu’il y a près de 80 fins possibles, avec des mauvais dénouements il y a de quoi faire.

Jamais frustrant avec ce concept de pouvoir revenir sur une de ses erreurs, le jeu soigne aussi son écriture et n’est pas avare en twists. Bien sûr, il faut donc maitriser parfaitement la langue de Shakespeare et comparé à des AAA tels que « Detroit », on est techniquement en retrait. Cependant, point de vue richesse, il reste un modèle car cette fois, vos décisions ont un réel impact. Une promesse souvent vaine dans les aventures narratives sorties ces derniers mois… (Jeu testé sur PS4 Pro)

PATHFINDER : KINGMAKER

Concurrent de « Donjons & Dragons », « Pathfinder » a séduit nombre de rôlistes. Il était donc logique qu’un RPG traditionnel voit le jour sur PC. C’est désormais chose faite sous l’impulsion de Owlcat Games, qui suite à une campagne Kickstarter amplement réussie a fait appel à un certain Chris Avellone pour signer le scénario. L’artiste qui avait participé à des projets comme « Fallout : New Vegas », « PIllars of Eternity » ou « Wasteland 2 » a apporté son savoir-faire en la matière et cela se ressent d’un bout à l’autre du périple, qui sans renouveler le genre est ultra complet.

Les amateurs de jeux d’aventures au tour par tour et amoureux d’héroïc-fantasy trouveront facilement leur compte. On leur conseillera néanmoins de se pencher sur le sujet après avoir bouclé « Divinity Original Sin 2 », moins sobre, plus abouti et accessible. Car si l’on peut choisir son niveau de difficulté, on se retrouve dans tous les cas devant un flot d’informations à gérer. Propulsé dans un monde extrêmement dense à explorer dans ses moindres recoins, mieux vaut s’armer de persévérance. La création de son personnage se situe au-dessus de la moyenne et le système de montée de compétence va de pair. Il faut réfléchir pour faire évoluer son protégé selon les besoins et la position morale qu’on décide d’adopter vis-à-vis des PNJ croisés. Héros, voyou, un peu des deux. A vous de forger votre propre avenir.

Avec ses combats au tour par tour en vue isométrique, son aspect stratégique, des temples à construire puis à gérer… Sans oublier les multiples embranchements de l’histoire selon vos actions, « Pathfinder Kingmaker » atteint son but de retranscrire l’atmosphère des jeux de rôles papiers sur nos écrans. Du travail solide, réservé à un public spécifique et qui ne prend pas le gamer par la main. Appréciable, même si le concept demande un gros investissement avant d’en maitriser ne serait-ce que les bases. A se procurer en connaissance de cause. (Jeu testé sur PC)

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