“88 Heroes” – “How to survive 2” – “2 Dark” : aventures indépendantes

20/03/17 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

88 HEROES

Amoureux de titres old school au principe accrocheur ? « 88 heroes », le dernier né de l’éditeur Rising star games est de sortie et devrait vous occuper un bon bout de temps sur votre PS4. Sous la forme d’un jeu de plateforme / action 2D à priori classique se dissimule un bijou d’originalité. Imaginez un peu, vous avez exactement 88 minutes pour boucler 88 niveaux en compagnie de 88 héros. Chacun d’eux représentant une vie. Et en cas d’échec, retour à la case départ. Tout le sel de ce genre d’entreprise vient du level-design. Les pièges, les ennemis sont placés sadiquement et le moindre contact avec l’un de votre protégé est fatal. Il est donc indispensable d’étudier minutieusement chaque tableau avant d’essayer d’en atteindre la sortie. Particularité de taille, on ne choisit pas l’ordre dans lequel on joue ces drôles d’héros. Non, ils apparaissent aléatoirement… et leur capacité varie du tout au tout. Entre ceux qui peuvent disparaître, une puce spécialisée dans les sauts géants ou des spécialistes de la fusillade il y a de quoi faire rayon gameplay et il faut sans cesse revoir ses plans, en n’oubliant pas que les minutes défilent. Difficile, doté de nombreux modes et fort d’un humour au second degré – ces avatars sont en réalité de véritables loosers- , « 88 heroes » défoule. (Jeu testé sur PS4 Pro)

HOW TO SURVIVE 2

Sur petit ou grand écran, les Zombies attirent les foules. Aussi, voir fleurir des titres à leur effigie – « Resident Evil », « Dying Light » – est d’une logique implacable. Dernier en date, à placer dans la case indé, « How to survive 2 » de 505 games mise sur le multijoueur. Seul ou jusqu’à quatre, tenez-vous donc prêts à affronter des hordes de morts vivants. Au menu, pas de tour de force technique, mais une vue de trois quarts, en plongée avec des éléments du décor qui disparaissent quand votre personnage passe derrière. Troublant, mais indispensable pour préserver une jouabilité correcte. Le jeu se déroule en deux phases. En premier lieu, il s’agit d’agrandir son campement – un peu comme dans Fallout 4 – et de le faire monter en niveau. Y arriver demande un certain nombre de ressources que l’on part collecter dans un monde dévasté. L’occasion, de s’en aller pratiquer un peu d’action face à ces monstres qui prennent différentes formes. Une influence « Diablo » pas déplaisante, mais en aucun cas révolutionnaire. Assez terne et muni d’une interface austère : le stick sert à déplacer un pointeur de souris… qui fait perdre un temps fou dans les menus, la survie manque de moments palpitants. On conseillera donc de s’y risquer exclusivement à plusieurs, par petites sessions. (Jeu testé sur PS4 Pro)

2 DARK

Pour beaucoup de gamers de la première heure, Frédéric Raynal est une icône et certaines de ses productions ont marqué de leur empreinte le monde du jeu vidéo. Dans le lot on citera « Little Big Adventure » et surtout « Alone in the Dark », le premier véritable survival horror, dont découle un certain « Resident Evil ». C’est donc avec une impatience non dissimulée que l’on découvre « 2 Dark », une nouvelle virée en enfer, sombre, macabre, qui dégage une forte personnalité. Dès le prologue, on assiste impuissant au meurtre de son épouse et à l’enlèvement des deux gosses. Un drame dont notre anti-héros, ne s’est jamais remis. Il ne désespère pas d’ailleurs de retrouver ses rejetons, mission qu’il vous ait gentiment demandé d’accomplir… en oubliant pas au préalable d’aller sauver d’autres enfants. La vue de dessus, avec différents niveaux de zooms et le style volontairement pixélisé donnent le ton. L’aventure est un retour assumé dans les années 1990. Le challenge est réel, les morts s’enchaînent et la construction des niveaux, alambiquée exige de la patience. Idem en ce qui concerne la gestion de l’inventaire, complexe et qui joue sur l’association d’objets. A l’action – les munitions sont limitées -, Frédéric Raynal privilégie l’infiltration et multiplie les zones d’ombres. Bien vu, même si tout le monde, vu le propos et certains passages cotons ou assez dérangeants, n’adhèrera pas au propos. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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