A PLAGUE TALE : INNOCENCE

02/06/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , , ,

Le moyen âge. Une lutte entre le peuple français et anglais. La peste qui rôde… et l’inquisition qui ne va pas tarder à débarquer dans votre demeure bourgeoise, à priori paisible, assassinant au passage les serviteurs et la famille d’Amicia, adolescente intrépide, qui manie la fronde comme Thierry. Heureusement, son petit frère Hugo cherché par les vils soldats est sain et sauf. Il est donc temps de fuir, accompagné de cet enfant dans des contrées verdoyantes mais ô combien dangereuses.

Jeu narratif, développé par la boîte bordelaise d’Asobo, « A Plague : tale Innocence », s’articule autour de différentes phases de gameplay. Héroïne plutôt frêle, Amicia doit essentiellement user de ruse et s’infiltrer dans le dos des ennemis pour rester en vie. Se planquer derrière un mur ou des hautes herbes est une solution. Mais quand le chemin est bloqué, détourner l’attention des gardes grâce à un jet de pierres sur un objet métallique est indispensable. On progresse donc à pas feutrés avant de prendre ses jambes à son cou lorsqu’on est repéré. Des courses poursuites tendues et ardues ajoutent une pincée de stress. Pour se débarrasser des rats transmetteurs de la peste, la nourriture ou la lumière (vive les torches) feront l’affaire.

Tout au long des 17 chapitres qui composent l’aventure, Amicia devra aussi résoudre quelques énigmes, parfois assez coton, afin de pouvoir atteindre des issues, hors de portée à première vue. Des passages, qui à l’instar des combats à la fronde – que l’on n’oubliera pas d’améliorer pour causer plus de dégâts et être plus précis – cassent le rythme à cause d’une certaine lourdeur dans les déplacements. Pas de quoi nuire au périple, mais un peu plus de souplesse aurait dynamisé l’ensemble.

Immersif et travaillé dans son moindre décor, tels ces villages inquiétants ou les immenses forêts, le jeu édité par Focus Home brille dans sa reconstitution et son atmosphère. Le soin du détail est là et le scénario tient en haleine durant une quinzaine d’heures. On s’attache facilement à Amicia ainsi qu’à son frangin avec lequel la relation se renforce au fil du temps. Documenté et jamais naïf, « A Plague tale : innocence » n’édulcore pas son douloureux contexte, quitte à nous servir quelques scènes violentes. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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