“ACE ATTORNEY 6” / “PSYCHO PASS” – Le visual novel a le vent en poupe

26/09/16 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , ,

ACE ATTORNEY : SPIRIT OF JUSTICE

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Le plus célèbre. Et peut être l’unique ? Avocat du jeu vidéo, alias Phoenix Wright, reprend du service sur sa plateforme fétiche, la Nintendo 3ds. Suite à un épisode marquant, en collaboration avec le professeur Layton, le retour aux affaires courantes prend des allures mystiques dans la cité imaginaire de Khura’in, sorte d’Himalaya aux coutumes assez particulières… Après tout, avec un titre comme « Spirit of Justice », traduisez « l’esprit de la justice », il fallait s’attendre à des enquêtes louchant vers le paranormal. Prétexte mystique pour donner une nouvelle fois lieu à des rebondissements aussi nombreux qu’improbables et à étaler un humour loufoque que l’on appréciera… si l’on a bien révisé ses cours d’anglais. En effet, disponible uniquement sur l’Eshop en téléchargement, le jeu ne connaît pas les joies d’une localisation française.

Toujours plus poussée, la résolution des énigmes est enrichie par l’arrivée des divinations. Celles-ci permettent de revoir les derniers instants des victimes et donc de glaner de précieuses informations en vue des procès. Une idée qui n’est pas sans rappeler l’excellente série « Pushing daisies » De forme plus classique, la partie investigation reste efficace et passionne, même s’il faut parfois laisser de côté la logique pure et laisser parler l’imaginaire. Les situations sont parfois tirées par les cheveux dans l’espoir de surprendre à tout bout de champ. Les néophytes parviendront tout de même à résoudre les énigmes à grâce à la présence d’indices, que les experts prendront soin de ne pas consulter. Le jeu de Capcom s’attache à ne jamais frustrer le joueur.

Procès dynamités, présence des jeunes loups Apollo et Athéna en tant qu’alliés de chocs, « Spirit of Justice » a le mérite de s’appuyer sur une écriture fluide, complexe mais compréhensible. Entre deux objections lancées avec fougue, suivre le parcours de notre homme de loi sur cette terre inconnue, toujours sur la méthode du serial-novel, a de quoi séduire tous les « Perry Mason » en herbe. Un opus efficace de bout en bout, qui sans chercher à renouveler la licence, arrive à en puiser le meilleur. Les amateurs ne seront pas déçus ! (Jeu testé sur New 3ds)

PSYCHO- PASS : MANDATORY HAPPINESS

Manga en vogue, qui emprunte aussi bien au paranormal qu’au policier, « Psycho-pass » s’appuie sur un pitch voisin de « Minority Report » pour satisfaire son audience. Sa modernité, son style et l’arrivée d’une série animée participent au buzz. Le principe ? Un inspecteur collabore avec un exécuteur, seul capable de déceler le coefficient de criminalité des individus et d’anticiper les meurtres…. Plutôt que d’abattre la carte de l’action, cette adaptation vidéoludique sur PS4 et PS Vita opte pour le style Visual novel pur et dur. Entendez par là qu’après avoir choisi votre personnage (un inspecteur ou un criminel donc), on se retrouve embarqué dans une histoire racontée à coups d’écrans fixes et de dialogues qui défilent sur l’écran. Pendant 99 % du temps, on reste passif, suit une histoire qu’on peut – heureusement – influencer en faisant des choix… L’atmosphère est là certes, mais « Psycho Pass : Mandatory Happiness », aurait gagné à plus impliquer le joueur, comme le fait si bien par exemple « Danganronpa », lui aussi édité par Nis America… Le jeu n’étant pas traduit, on le conseillera donc exclusivement aux fans anglophones. En orientant le grand public à s’en aller découvrir la trentaine d’épisodes disponibles sur Netflix. Avant, pourquoi pas, de devenir accro. (Jeu testé sur PS4)

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