AGILITÉ, VIVACITÉ, RAPIDITÉ

01/04/19 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

THE MESSENGER

Malgré son aspect rétro classique, c’est un titre original et finalement assez innovant que nous proposent de découvrir les canadiens de Sabotage Studio. Dans la peau d’un ninja qui ne s’attendait pas à se retrouver si vite face aux démons, votre mission est de partir dans un monde peuplé de créatures où votre agilité et votre capacité à manier les shurikens font la différence. Si le périple commence en mode 8 bits, avec graphismes et sonorités midi de circonstance, des indices glissés ici et là vous indiquent que le jeu ne va pas tarder à abandonner son côté plateforme / action pour s’ouvrir à d’autres horizons. Les twists sont nombreux et le plus marquant – attention spoiler – est un virage à 180° vers l’époque 16 bits, qui a vu naître le concept de Metroidvania non linéaire où des petites énigmes bloquent la progression, avec la nécessité d’acquérir certains pouvoir pour avancer. Le rendu visuel monte aussi d’un ton. Difficile mais pas impossible « The Messenger » possède donc une personnalité marquée propre à séduire les gamers PS4 comme ceux de la Switch, qui peuvent se frotter à la bête depuis l’automne. Ses nombreux boss, salles de défis… et ses doses d’humour décalé (le marchand en est spécialiste) sont d’autres atouts majeurs. Une bonne pioche pour les amateurs de jeu indés. (Jeu testé sur PS4 Pro)

MOVE OR DIE

Trois ans après le PC, c’est au tour de la PS4 d’accueillir le délirant « Move or die ». Le concept est aussi simple qu’efficace : après avoir choisi son avatar – version loufoque de vikings, monstres et autres animaux – on se plonge dans une partie où les règles changent toutes les vingt secondes. Eviter des objets qui tombent, se débarrasser d’une bombe, recouvrir une zone avec sa couleur… les mini jeux sont nombreux et l’action est frénétique. Toute la malice des développeurs roumains de Those Awesome Guys est d’avoir introduit une barre de vie qui fond comme neige au soleil lorsqu’on reste immobile. Il faut donc bouger sans cesse tout en esquivant les obstacles en sautant… En sachant que le saut ne régénère pas l’énergie. Plus tactique qu’il n’y paraît… Amusant lors d’une soirée entre amis grâce à un mode multi en écran splitté, le jeu est par contre assez déserté en online. Quant au solo, il se limite à un tutoriel et à un défi quotidien assez ardu. Surtout qu’une fois le Game over affiché, il est impossible de recommencer le challenge, même pour le fun. Un contenu un peu chiche, donc. (Jeu testé sur PS4 Pro)

GEAR CLUB 2 UNLIMITED

La puissance de la Switch, en deçà de ses concurrentes PS4 et Xbox One, oblige les développeurs à se démarquer, notamment en matière de jeux de courses. Dans un registre arcade « Mario Kart » et le stylé « Horizon chase » tirent leur épingle du jeu. Pour ce qui est de la simulation (même si elle n’est pas très poussée), « Gear Club Unlimited » proposait une carrière touffue, où entre deux runs autour du globe, on rejoignait son garage histoire de tuner ses bolides. Cette suite reprend ses bases et les améliore en ajoutant encore plus de pièces pour doper la puissance des voitures. Le jeu est long, les courses sont variées et les sensations, sans atteindre des sommets, plutôt efficaces. Une option rewind toujours bonne à prendre lorsqu’on accroche un opposant ravira aussi les novices pendant que les experts rejoindront le online. La principale innovation vient cependant des graphismes. Là où le premier opus était adapté d’un jeu mobile, cet opus 2 s’appuie sur un moteur plus solide pour un rendu autrement plus agréable. Une évolution sympathique donc, même si le titre édité par Microïds, qui n’a pas l’envergure d’un AAA, gagnerait à être proposé à un tarif plus doux que les 60 euros affichés sur l’Eshop depuis son lancement début décembre. (Jeu testé sur Nintendo Switch)

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