ANTHEM

04/03/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Annoncé en grande pompe lors de l’E3 2017… « Anthem » s’est fait attendre. Mais ça y est la bête est disponible ! Et permet, enfin, à Electronic Arts de venir concurrencer un certain « Destiny 2 » si cher à Activision et dans une certaine mesure la série « The Division » développée par Ubisoft. Les amateurs de coop et d’action seront donc ravis, même si à l’heure actuelle, et quoi de plus logique, le jeu accuse une certaine jeunesse.

Le parallèle avec le AAA développé par Bungie est inévitable tant les free-lancers imaginés par Bioware (développeurs de « Mass Effect » et « Dragon Age » dans leur combinaison Javelin font penser aux célèbres gardiens. L’objectif est donc de s’allier avec d’autres combattants et de partir sur un vaste terrain de jeu à la chasse aux créatures. Dans le vif de l’action c’est ultra nerveux et sans temps mort. Les missions s’enchaînent rapidement et si le concept est par nature répétitif, impossible de s’ennuyer. La raison ? Le gameplay est ultra-efficace. Vous avez ici le choix entre quatre modèles de javelins, plus ou moins résistants, puissants et capables de voler grâce à des propulseurs pendant un laps de temps limité. Mieux encore, grâce aux armes que vous lootez et fabriquez (même si cet aspect est en retrait), la force de votre guerrier s’améliore et s’ouvre aux combos. Un concept dévastateur qui consiste à enchaîner un type d’attaque avec une autre afin d’exploiter les faiblesses de l’adversaire. Une pratique à réaliser seul ou avec d’autres membres de son équipe.

Ces combos sont au cœur des combats… mais bizarrement comprendre leur fonctionnement demande un certain temps d’adaptation. Rien n’explique leur présence dans les menus, mais les enchaîner est indispensable pour progresser dans l’aventure… On note à ce niveau qu’un abonnement PS Plus est indispensable. Rageant, certes, mais pratiquer « Anthem » en solo ne représente que peu d’intérêt et s’avère même suicidaire lorsqu’on souhaite s’attaquer aux forteresses sauvagement gardées. La communauté étant présente et sympathique – dans la lignée de « Monster Hunter » -, on progresse sans encombre. On savoure aussi la vue TPS, à la troisième personne qui donne encore plus de peps à l’ensemble.

Quelques couacs se font toutefois sentir. A commencer par l’histoire assez manichéenne. Etrange vu la qualité des autres productions Bioware. En témoignent ces longues séquences à Fort Tarsis, hub principal où tout le monde semble figé. On va mollement de PNJ en PNJ en espérant décrocher des contrats secondaires. Si la technique (graphisme, fluidité, musique…) est sans faille, les temps de chargements sont longuets. La carte à traverser est vaste, regorge de secrets, mais manque de diversité. Idem en ce qui concerne le nombre d’ennemis, plutôt limité. Pour un meilleur confort on aurait aussi apprécié que le marqueur d’objectifs ne soit pas de la même couleur que l’emplacement des coéquipiers et pouvoir « marquer » sur la carte sa destination pour mieux se repérer lors des phases d’exploration libre… Des bugs comme des déconnexions sont aussi à prévoir. Pad en main, on sent donc que ce blockbuster dispose d’un potentiel ahurissant encore loin d’être atteint… EA en a conscience et promet un suivi régulier de son bébé, qui signalons le, ne propose des micro-transactions qu’à des fins cosmétiques. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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