ASSASSIN’S CREED ODYSSEY

14/10/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Plus qu’un jeu, une destination. Dans « Assassin’s creed », le voyage est aussi important que l’aventure vécue dans l’animus. En une dizaine d’années, les équipes d’Ubisoft ont revisité des époques aussi variées que les croisades, la renaissance italienne, la révolution française, la guerre de sécession étasunienne… avant d’amorcer l’an dernier un virage vers le RPG, au cœur de l’Egypte chère à Cléopâtre. Cette fois, il s’agit de remonter encore plus loin dans le passé… en Grèce antique, époque où la confrérie des assassins n’existait pas encore, mais où déjà, des hommes et des femmes luttaient pour la liberté…

Se replonger dans ce passé lointain ne bouleversera pas les habitudes des joueurs ayant complété l’aventure de Bayek. Un choix nous est imposé dès le départ : incarner Alexios ou Kassandra. Pas de changement dans le déroulé. L’idée est simplement de mettre les deux sexes à égalité. Dans le même style on notera la possibilité de développer des romances selon ses envies, hétéro ou homo. Une première dans la saga, qui appelle aux prises de consciences. L’ouverture est le maître mot de cet opus. Le terrain de jeu est immense et sait varier ses décors. C’est coloré, les plaines, montagnes, villages reculés, monuments et grandes villes comme Athènes resplendissent. On passe de l’un à l’autre avec bonheur en enchaînant les quêtes. En plus de l’intrigue principale qui dispose de plusieurs fins selon les choix opérés lors des dialogues – on apprécie une telle variété -, les objectifs secondaires sont réellement intéressants. Ils mettent souvent en balance la morale. Le signe d’une écriture soignée, comme l’était celle de the « Witcher 3 », de Cd Project.

En plus de déplacer son mercenaire sur la terre ferme, certaines missions vous demandent d’aller en mer, avec des batailles navales du plus bel effet, rappelant « Black Flag ». Le dosage entre ces différents types de gameplay est huilé. « Odyssey » ne cherche pas à révolutionner le genre mais s’impose comme l’aboutissement d’une formule, qui amuse le voyageur pendant une centaine d’heures sans faiblir… tout en ayant conscience qu’un objet culturel se doit de poser certaines réflexions sur le monde qui nous entoure. Là est sans doute sa plus grande réussite.

Le gameplay est efficace, avec ses montées de niveaux, son incontournable arbre de compétences pour choisir son approche des camps sauvagement gardés (abattre le chef, un animal rare, récupérer des trésors sera le quotidien du mercenaire que vous incarnez) et son loot pour améliorer son équipement. En combat une super esquive qui ralentit le temps pendant quelques secondes, à la façon de « Bayonetta » dynamise l’ensemble. Des super coups / pouvoirs limités font aussi partie de la panoplie. Anachronique ? Oui, mais ils s’intègrent bien dans l’ensemble sans nuire à la cohérence du « Creed universe »

Pour se différencier de l’excellent « Origins », l’arrivée de joutes stratégiques, où il faut choisir son camp avant de s’engager dans des batailles de grandes échelles (attaque / défense), ont leur apparition. On y sent l’influence des derniers jeux estampillés « Le seigneur des anneaux ». Pour éviter le surplus d’information à l’écran, les développeurs conseillent de lancer la partie en mode « exploration ». Moins guidé, le joueur doit recueillir différentes informations autour de soi pour découvrir la prochaine zone de recherches. Quant aux amateurs d’énigmes et d’enquêtes, ils seront ravis d’apprendre que la Grèce d’Ubisoft regorge de défis à leur attention. Il faudra en revanche attendre l’an prochain pour s’adonner au « Discovery Tour » qui rappelons-le, enlève les combats pour une virée pédagogique à coup sûr enrichissante. (Jeu testé sur PS4 pro)

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