« Assassin’s Creed Syndicate » : Gangs of London

02/11/15 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

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Assassin’s Creed est une saga qui se renouvelle… Au point parfois de sacrifier certaines de ses idées de Gameplay. Déjà l’an dernier, Révolution française oblige, il avait fallu faire une croix sur les combats de pirates en bateau qui faisaient le charme de son prédécesseur Black Flag et même d’un mode en ligne compétitif. En échange, on retrouvait des enquêtes à élucider et une partie coopération. Syndicate ne déroge pas à cette règle, car si on peut toujours jouer au détective, cet opus londonien est exclusivement solo. Etrange vu que l’on contrôle à l’écran deux personnages.

Les jeunes héros se nomment Jacob et Evie Frye. Deux jumeaux à la fois semblables et distincts. L’homme est plus costaud, préfère les combats et la jeune femme féline est douée dans l’infiltration. Les capacités à débloquer vont dans ce sens, avec plus de résistance et de force pour Jacob et la capacité à devenir (presque) invisible pour sa soeur. Avec un tel potentiel, il est légitime de se demander pourquoi Ubisoft Quebec n’a pas poussé cette complémentarité, en proposant des missions dans le style de GTA V, en obligeant par exemple à jongler entre les deux assassins : il aurait été grisant de voir la demoiselle faire le ménage dans l’ombre pour dégager le chemin à son frérot. Ce n’est malheureusement pas le cas.

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Découpée en 9 séquences – alors qu’on dépassait la dizaine par le passé –, l’aventure principale vous impose selon les cas, le personnage à diriger. Jacob mène à bien la lutte contre les templiers pendant qu’Evie cherche les fragments d’Eden. Le switch entre les deux se limite donc aux quêtes secondaires. Et comme de coutume, il y a de quoi faire. Entre les meurtres de boss, avec différentes approches possibles, des courses poursuites sur le toit de trains et quelques fusillades, vous devrez libérer la capitale anglaise de ses malfrats… La conquête de territoire, la guerre des bandes rivales et la présence d’un bad guy ressemblant comme deux gouttes d’eau à Daniel Day Lewis font référence au Gangs of New York de Marin Scorsese. Enlever un templier, détruire un repère, libérer des enfants exploités dans une usine seront vos autres activités… Il faudra aussi aider – une récurrente dans la série – des figures historiques dont Charles Darwin, Karl Marx et Charles Dickens.

Le nombre d’objets à récolter est colossal. En témoigne, il y a 350 coffres à ouvrir. C’est beaucoup … et eux seuls contiennent (si on ne veut pas passer par la case micro-transaction et dépenser de l’argent réel) des précieux matériaux, indispensables pour upgrader son équipement, sa tenue ou augmenter sa main mise sur Londres. Deux nouveautés majeures : le grappin / tyrolienne et les calèches changent radicalement l’approche de la franchise. Le premier fluidifie le rythme et donne un côté arcade. Fini les longues grimpettes et la recherche de prises sur les murs lorsqu’il faut escalader un monument : désormais les ascensions sont rapides. Le passage d’immeuble en immeuble aussi, si bien qu’échapper à ses poursuivants n’a jamais été aussi facile. En hauteur, virevolter et surprendre des ennemis rappellent le principe des derniers Batman, en un peu moins stratégique. Quant aux calèches, bien qu’elles cassent un peu tout sur leur passage, elles apportent encore plus de diversité dans les déplacements.

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Reste à évoquer la modélisation de la capitale anglaise. Une nouvelle fois la direction artistique est splendide et on est vraiment plongé en pleine époque Victorienne. Du travail de titan dans la reconstitution de Westminster, Saint-Paul, La City, La Tamise. On note aussi la volonté des développeurs d’installer un contexte difficile. Les différences sociales, la pauvreté, la peur. Autant de thèmes matures qui permettent de faire réfléchir derrière le simple divertissement. On notera à contrario que si la carte est plus grande, on croise moins de passants que dans Unity. On est aussi beaucoup plus limité en terme d’intérieurs, la plupart des fenêtres restent désespérément fermées.

Le principal point noir reste les réactions de vos ennemis. Dans le genre, Il suffit de plaquer un ennemi à terre pour que celui-ci n’essaie plus de s’enfuir et attende bêtement votre retour alors que vous êtes assailli par ses sbires. Un problème à régler par un patch ou au pire pour le prochain volet dont tout laisse penser qu’il se déroulera dans l’Espagne du XVe siècle, en compagnie d’un certain Callum… personnage qu’interprétera Michael Fassbender sous la direction du surdoué Justin Kurzel. Sortie du film prévue le 21 décembre 2016. Un doublé film / jeu, histoire de mettre tout le monde d’accord ?

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